OMETEPE (du 03/04/2016 au 07/04/2016)

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Ometepe, une île qui héberge 2 volcans sur le lac Nicaragua. Une île au milieu d’un lac tellement grand que par endroit on ne voit pas les rives du ‘continent’ et que les vagues qui se forment à la surface se terminent parfois en petits rouleaux. Une île à visiter entre ascensions et balades en bord de plage.

Je fais le trajet depuis Granada avec Julien, rencontré la veille lors de la sortie au volcan Massaya. Après un trajet en bus et en taxi, nous montons à bord d’un petit bateau.
La plupart des gens semblent endormis alors qu’au premier aperçu de l’île,  nous nous extasions devant le volcan Conception qui se dessine derrière la brume (de chaleur).
A la descente du bateau, devant nous, une grande rue bordée de drapeaux colorés qui flottent dans le vent. Nous prenons à gauche et, après quelques renseignements, nous trouvons l’hébergement que j’avais réservé. Cette fois, j’ai opté pour une ‘chambre chez l’habitant’ et comme il reste de la place, Julien s’installe également à la Casa Mauro. L’accueil est très agréable, les chambres sympas et les hamacs installés dans le jardin avaient déjà attirés mon attention dans le descriptif de la maison.

Une petite balade nous permet de découvrir les environs et nous laisse le temps de décider du programme du lendemain : ce sera l’ascension du volcan Conception.

Départ par le bus de 7h15, après un petit déjeuner matinal préparé par Massiel, la femme de Mauro, nos hôtes.
Marco, un cousin de la famille, sera notre guide pour la journée.
Un départ rapide, trop rapide, sous les nuages, a raison de mon énergie, et très vite je sens que la journée va être difficile pour moi. Alors je vous en épargne les détails (ou je m’épargne de revivre ces moments pénibles) pour ne garder que l’essentiel et le meilleur de cette journée, parce qu’au final, c’était quand même une super journée : l’observation de quelques singes et oiseaux sur la première partie du chemin ; au mirador, une vue partielle sur une ancienne coulée de lave, lors de l’ascension et totalement dégagée à la descente ; l’arrivée au sommet, complètement bouché et venteux, mais sommet quand même ; la descente aidée de 2 bâtons de bois que Julien a réussi à récupérer auprès de marcheurs avec qui nous finirons la descente ; le ciel qui se dégage et laisse apparaître un panorama magnifique sur la vallée et sur le cône parfait du volcan ; …
Un dénivelé positif (puis négatif) d’environ 1500 mètres et 9 heures de marche plus tard (ou presque parce que ce temps inclus le pique-nique du déjeuner), et c’est le moment bien méritée d’une bonne douche et d’une petite bière dans l’un des hamacs du jardin, épuisée, mais ravie de la journée.
Par contre, demain, c’est repos !

Après un petit déjeuner ‘en ville’ accompagnés de Duke, le chien de la maison, nous louons un scooter pour parcourir une partie de l’île. Nous étions plus ambitieux que cela et pensions en faire tout le tour, mais nous avons préféré profiter d’un arrêt pour grignoter et boire un jus de fruit fraîchement pressé, tout en observant les hommes du village en pleine concentration devant le match ‘Barcelone – Atletico Madrid’, d’une balade à la lagune de Chaco Verde avec bain de boue non prévu sur une partie de la lagune pas tant asséchée qu’elle n’y paraissait et d’une bonne baignade sur la plage de Santo Domingo, dans l’eau chaude du lac Nicaragua.

Le plein d’énergie refait, le lendemain je suis partante pour l’ascension du deuxième volcan de l’île, le Maderas, réputé plus facile. Mais cette fois-ci, pas de guide et une allure plus modérée dès le départ.
Une heure et demi de scooter, dont 30 minutes de piste, et nous voilà au pied du volcan, où un commerçant nous propose gentillement de garder le scooter.
Quelques minutes de marche, nous rattrapons les 2 personnes devant nous. Des locaux. Après les politesses d’usage, s’ensuit la discussion suivante :
– Eux : ‘Et vous allez où ?’
– Nous : ‘Au sommet du volcan Maderas.’
– Eux : ‘Sans guide ?’
– Nous : ‘Oui, sans guide.’
– Eux : ‘Eh ben, ce n’est pas par là…’
Ah… c’était une bonne chose que  nous les croisions. Demi-tour et cette fois, plus de problème d’itinéraire, même si, à l’approche du sommet, j’émets quelques doutes. Surtout quand le chemin devient extrêmement boueux et parsemé d’obstacles tels que des arbres couchés en travers ou des racines à escalader pour grimper à ‘l’étage supérieur’. Jusqu’à ce que nous croisions un groupe qui nous indique que nous sommes à 1 minute de l’arrivée. Et là, c’est magnifique. D’un côté, nous pouvons observer le cratère rempli d’eau et dans lequel il est possible de se baigner, et de l’autre, une vue superbe sur le lac et la vallée. Cela aurait été dommage de ne pas venir jusque là.
Et comme j’effectue la descente sans problème et à un bon rythme, nous avons même un peu de temps pour une baignade.

Et pour le dernier jour, ce sera balade dans une plantation de café, pique-nique sur la plage et coucher de soleil.
Et j’allais oublier, la photo avec toute la petite famille : Mauro, Massiel, Sandrita (leur fille de 5 ans) et Duke. Il ne manquait que le chaton de la voisine, à peine sevré et amateur de bière.

Et voilà, un autre endroit du Nicaragua que je quitte avec un pincement au coeur. Ses volcans, ses paysages, ses plages et la gentillesse des habitants resteront probablement longtemps dans ma mémoire.

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