BAHIA CONCHA (le 01/09/2016)

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Pour récupérer, aujourd’hui c’est journée repos : plage, snorkelling, baignade, lecture à Bahia Concha, l’une des premières plages du Parc National de Tayrona, lorsque l’on vient de Santa Marta.
C’est une journée qui fait du bien aux jambes.

PUERTO LOPEZ (du 20/08/2016 au 24/08/2016)

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Enfin ! Je file sur la côte. Cela fait un moment que je n’ai pas vu l’océan.
La première journée est consacrée au trajet. Un premier bus jusqu’à Guayaquil, puis un autre, jusqu’à… ce qu’il rende l’âme (au moins pour la journée). Vive l’aire de la communication : un autre bus à été dépêché pour nous transporter jusqu’à Puerto Lopez.
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Le lendemain, je pars en bateau à la recherche des baleines à bosse. C’est la pleine saison, les côtes équatoriennes sont sur leur route migratoire et sont une zone de reproduction : les ‘petits’ baleinaux, sont en train de naître.
Nous pouvons observer des bandes de 4 à 5 baleines, jouant de la nageoire latérale, qu’elles sortent et laissent retomber dans un grand éclaboussement, laissant apparaître leur dos rond, leur queue, expulsant l’air qu’elles ont retenu parfois pendant 10 minutes avec ce jet d’eau caractéristique.
Le spectacle est magnifique.
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Autre attraction du coin : l’isla de la Plata. Alors, le jour suivant, je remonte dans un bateau et je vais voir les fous à pâtes bleues et les frégates de l’île. Il y a d’autres sortes d’oiseaux, mais qui se trouvent sur des sentiers que nous n’avons pas parcourus (il a fallu choisir).
Quand nous repartons, des tortues, habituées des lieux, nagent autour du bateau (certains les nourrissent, ceci explique cela).
Instant snorkelling. Aujourd’hui, comme il fait beau, je me jette à l’eau, au milieu des bancs de sardines, de poissons noirs à poids blancs, bleus, oranges…
Puis nous reprenons le bateau, à la recherche des baleines. Le spectacle est encore plus merveilleux que la veille : nous avons droit à des sauts a répétition. Impressionnant de voir ces corps gigantesques se propulser hors de l’eau. J’aurais bien voulu en profiter encore plus longtemps, mais il faut rentrer !
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Les alentours de Puerto Lopez présentent d’autres atouts, comme le parc naturel de Machalilla. Il est possible d’y marcher, ou de se poser sur l’une de ses belles plages. C’est mon programme de ce 3ème jour. Je me joins à un français rencontré à Baños et retrouvé ici et à une espagnole travaillant à l’université de Riobomba, pour aller passer un moment sur la plage de Los Frailes.
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Puis, j’hésite, j’hésite… quelle sera la suite de mon voyage ?
Il y a encore beaucoup d’endroits que je voudrais voir en Équateur, comme, par exemple Loja et Vilcabamba plus au sud, Mindo au Nord-Ouest, Ibarra au Nord-est de Quito, l’Amazonie du côté de Cuyabeno… Je n’aurais pas le temps de tout voir, alors je me demande si j’en profite encore un peu ou si…

UNE PAUSE DANS LE VOYAGE (DU 16/06/2016 au 20/07/2016)

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Après 6,5 mois de voyage, me voilà de retour en France pour quelques semaines.
Objectifs : recharger les batteries (oui, oui, c’est génial, mais c’est aussi fatigant de voyager), profiter de la famille, voir un maximum d’amis (même si je n’ai pas pu voir tout le monde), fêter une dizaine (pas la mienne, même si elle approche), partir une semaine au Maroc en mode ‘sport – barbotage et papotage dans la piscine – repos – fiesta – famille – amis’.
J’espérais également retrouver Paris avec un oeil neuf, voir ce que je ne voyais plus, faire des photos…
Bon, sur ce point, j’ai été un peu déçue. Non, pas de retrouver Paris ! Mais de ne pas ‘m’émerveiller’ en mode ‘chauvine’. A priori, je ne suis pas partie assez longtemps pour re-découvrir la ville.
On verra ce qu’il en sera dans 2 mois. Pour le moment, je file vers une nouvelle destination…

SANTA CRUZ – Le retour (le 13/06/2016 et le 14/06/2016)

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Le jour du départ approchant, je retourne sur l’île de Santa Cruz, qui me permettra de rejoindre facilement l’aéroport le 15/06/2016. Pas de programme particulier. Juste détente et tenter de trouver un bon WiFi, pour mettre le blog à jour. Mais c’est mission impossible.
Alors à la place, je retourne sur la merveilleuse plage de Tortuga Bay, pour profiter une dernière fois des iguanes marins, de la superbe plage de sable blanc et d’une mer bleue claire.

CROISIÈRE (du 03/06/2016 au 10/06/2016)

Pour voir les photos… lisez l’article !
Je ne vais pas rentrer dans le détail de chaque journée de cette semaine de croisière, vous trouveriez cela pénible.
Lire les mêmes superlatifs pour chaque site visité ou pour chaque sortie snorkelling effectuée, sachant qu’une journée se compose généralement de 2 marches et de 2 sorties snorkelling, je vous laisse imaginer votre ennui.
Non non, je garde pour moi les ‘magique’, ‘magnifique’, ‘superbe’, ‘extraordinaire’, ‘féerique’ quotidiens ; les ‘ooohhhhh’ (à prononcer sur le ton de ‘ooohhhhh, il est trop mignon, je voudrais le prendre dans mes bras’) que nous lançons tous à chaque bébé lion de mer croisé, pensant que nous finirons par nous lasser ; les yeux émerveillés devant les couleurs de certains oiseaux ; le souffle coupé de voir des centaines, des milliers d’oiseaux voler ; le plaisir de profiter du pont supérieur du bateau ; les peurs (non justifiées) devant les premiers requins croisés sous l’eau ; les cris de surprise, poussés malgré le tuba, devant des centaines d’étoiles de mer noires à points oranges, oranges à points noirs, bleues électriques…
Parce que sur cette croisière, les jours se suivent, trop vite, et se ressemblent, mais ne lassent jamais.
Chaque île à ses spécificités, entre champs de lave, ‘marais’ et plages de sable blanc, animaux souvent différents.
Les sorties snorkelling s’effectuent du zodiac ou de la plage et offrent à chaque fois des surprises. Requins marteau, requins à pointe blanche, poissons perroquets, étoiles de mer, lions de mer, tortues, raies manta, raies pastenagues, raies dorées…
Et en plus, je n’ai pas besoin de me demander où je vais dormir chaque soir, ce que je vais manger…
Le bateau est confortable, les membres de l’équipage agréables, ce qui me permet de pratiquer un peu mon espagnol, et les autres passagers très sympas.
Une super semaine… de vacances !
Seul bémol : mon boîtier étanche étant cassé,  après avoir testé divers méthodes, j’ai le regret de vous annoncer que je n’ai pas de photo sous-marine. C’est dommage, je vais être obligée de revenir…
L’itinéraire (je ne cite ni les lions de mer, ni les crabes, mais ils sont systématiquement présents)
Jour 1 :
  • Ile de Santa Cruz – Las Blanchas (sur terre : oiseaux, iguanes, crabes, flamants roses… en mer : tortues, divers poissons)

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Jour 2 :

  • Genovesa (sur terre : fous à pattes rouge, fous de Nasca, frégates, oisillons et oeufs en période de couvaison … en mer : requins marteaux, requins à pointe blanche, autres poissons)

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Jour 3 :
  • Bartolomé (sur terre : roches volcaniques très alvéolées et légères, pincacles, cratère dans lequel se prélasse un lion de mer, pinguoins… en mer : des centaines d’étoiles de mer (mais pas orange fade comme chez nous), requins à pointe blanche, autres poissons)

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  • Santiago (sur terre : formations de lave issues d’une coulée qui date de 200 ans, méandres noirs et sable blanc… en mer : tortues, poisson noir à rayures bleues, raies pastenagues, autres poissons)

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Jour 4
  • South Plaza (sur terre : cactus au milieu d’une végétation rouge, iguanes terrestres (complètement jaune pour les mâles,  partiellement jaune pour les femelles),… en mer : pas de snorkelling, l’île ayant connue quelques attaques de requins)

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  • Santa Fe (sur terre : iguanes terrestres, rapaces, … en mer : plein de tortues, un banc de raie manta volant dans l’eau…)

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A partir de là, j’ai oublié de noter ce que j’ai vu sous l’eau, donc je ne me souviens plus précisément, mais je me rappelle d’une chose : c’était magnifique)
Jour 5
  • San Cristobal
    • Leon Dormido (rocher en forme de lion dormant, vu depuis le bateau… à discuter)
    • Cerro Brujo Beach (iguanes marins, hérons,…)
    • Isla Lobos  (fous à pattes bleues, frégates,…)

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Jour 6
  • Española (fous à pattes bleues, pélicans,  albatros, frégates, iguanes rouges, …)

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Jour 7
  • Floreana (flamants roses, hérons…)

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  • Santa Cruz – Station Charles Darwin (tortues, iguanes jaunes)

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Jour 8
  • Seymour Nord (fous à pattes bleues…)

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En synthèse :
De mon point de vue, une croisière est la meilleure manière de découvrir les Galápagos, de faire le tour des îles.
Nous avons été chanceux, car nous avons rencontré tous les animaux terrestres et marins possibles au programme. Et en pleine saison de reproduction, nous avons pu observer les bébés fous à pattes bleues et les petits lions de mer.
Il est certes possible d’observer la quasi totalité de ces espèces en se rendant sur les îles principales des Galápagos, en effectuant des excursions à la journée et des sorties snorkelling.
Alors, quand quelques personnes me demandent : ‘Qu’as-tu vu grâce à la croisière que je n’ai pas vu ?’, la réponse est ‘Probablement rien’. Mais le plaisir de la navigation, du navire qui tangue gentillement (nous n’avons pas eu de grosse mer), d’être à l’air sur le pont, ça, il n’y a pas 50 manières de le ressentir. J’ai tellement apprécié que j’ai pensé prolonger un peu, le bateau enchaînant pour une croisière de 4 jours. Mais je suis restée ‘sérieuse’… pour cette fois-ci.

SANTA CRUZ (du 31/05/2016 au 02/06/2016)

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Ah ah ah, ça y est, j’y suis ! A moi les Galápagos ! Me revoilà au milieu de l’océan Pacifique, à environ 1000 km de la côte équatorienne cette fois-ci. Un petit paradis du bout du monde, entre nature terrestre et nature marine. Et je m’apprête à découvrir tout cela, à passer au-delà de l’image ‘cactus / iguane’…
Jour 1
Je me mets dans l’ambiance immédiatement, à Puerto Ayora, ville principale de l’île de Santa Cruz.
Je passe mon premier après-midi à me promener dans la petite ville et déjà, j’aperçois des lions de mer venus se réchauffer au soleil sur les bancs de l’embarcadère ou d’autres bancs de la ville, les iguanes presque invisibles sur les rochers du même ton, les crabes, protégés, aux nuances de rouge et orange pour les adultes et de noir pour les plus jeunes.
Et pour la soirée, je me promène à nouveau sur l’embarcadère, pour observer des petits poissons qui se déplacent dans la lumière verte du port, poursuivis par des petits requins à pointe noire venus se restaurer.
Jour 2
Pas de temps à perdre. Je veux en profiter le plus possible. Alors dès 7h, je pars pour une matinée ‘kayak et snorkelling’.
Me voilà à l’eau entre requins à pointes blanches, tortues de mer, lions de mer et une multitude d’autres poissons plus ou moins colorés.
Et depuis le kayak ou le ponton sur lequel je me réchauffe après avoir eu froid en plongeant,  je peux observer des iguanes marins, un lion de mer jouer avec son petit, un fou à pattes bleues…
Le temps s’écoule sans que je ne m’en rende compte.
Pour l’après-midi,  je me dirige vers Tortuga Bay. Un sentier de 2,5km, au milieu des cactus, débouche sur une plage de sable blanc et une mer d’un bleue magnifique. Du déjà vu ? Et alors ? Je ne m’en lasse pas.
Je continue ma balade, dans le sable, pour rejoindre une autre plage, dont les eaux sont beaucoup plus calmes et où il est possible de se baigner et de s’abriter du soleil à l’ombre des arbres. Je tiendrais en place 2 chapitres de mon livre !
Les animaux sont aussi de la partie : poissons, iguanes marins, hérons… D’ailleurs, cet héron qui marche dans le sable tient quelque chose dans son bec. Une grenouille ? Ah non, un petit iguane qui va probablement lui servir de repas.
 
Et pour la soirée, je retourne sur l’embarcadère. Et comme j’ai de la chance, en plus des petits poisons et requins, ce soir, j’ai droit aux raies.
Jour 3
Ce jour sera sportif (ou presque) ou ne sera pas !
Je grimpe dans un taxi, vélo à l’arrière,  direction Los Gemellos, 2 cratères jumeaux qui se situent au milieu de l’île.
La route grimpe. Ça doit être pour ça que l’on m’a conseillé de ne faire que le retour en vélo…
Je profite de la vue qu’offre ces cratères, puis je monte sur mon vélo et pédale en direction de Santa Rosa pour aller observer des tortues géantes des Galapagos. Elles sont impressionnantes.
Au retour, après une première partie sur une piste, je rejoins la route et là, ce n’est que du bonheur : descente, cheveux au vent, je n’ai quasiment pas besoin de pédaler.

SAN JUAN DEL SUR (le 08/04/2016)

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J’étais sensée retourner à San José aujourd’hui, pour me laisser une journée de battement avant de reprendre l’avion pour ma prochaine destination. Mais finalement, je n’ai pas envie de quitter le Nicaragua. Alors je prolonge par une journée à San Juan Del Sur, station balnéaire sur la côte Pacifique.
Attention, mer froide ! Mais c’est très agréable par le temps qu’il fait.
Je n’ai pas assez de temps pour profiter de tout ce qu’offre San Juan, comme la plongée, le surf (on est d’accord, ce n’est pas une question de temps), ses restaurants de bord de mer,… mais cela me permet d’avoir un aperçu du coin.

OMETEPE (du 03/04/2016 au 07/04/2016)

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Ometepe, une île qui héberge 2 volcans sur le lac Nicaragua. Une île au milieu d’un lac tellement grand que par endroit on ne voit pas les rives du ‘continent’ et que les vagues qui se forment à la surface se terminent parfois en petits rouleaux. Une île à visiter entre ascensions et balades en bord de plage.

Je fais le trajet depuis Granada avec Julien, rencontré la veille lors de la sortie au volcan Massaya. Après un trajet en bus et en taxi, nous montons à bord d’un petit bateau.
La plupart des gens semblent endormis alors qu’au premier aperçu de l’île,  nous nous extasions devant le volcan Conception qui se dessine derrière la brume (de chaleur).
A la descente du bateau, devant nous, une grande rue bordée de drapeaux colorés qui flottent dans le vent. Nous prenons à gauche et, après quelques renseignements, nous trouvons l’hébergement que j’avais réservé. Cette fois, j’ai opté pour une ‘chambre chez l’habitant’ et comme il reste de la place, Julien s’installe également à la Casa Mauro. L’accueil est très agréable, les chambres sympas et les hamacs installés dans le jardin avaient déjà attirés mon attention dans le descriptif de la maison.

Une petite balade nous permet de découvrir les environs et nous laisse le temps de décider du programme du lendemain : ce sera l’ascension du volcan Conception.

Départ par le bus de 7h15, après un petit déjeuner matinal préparé par Massiel, la femme de Mauro, nos hôtes.
Marco, un cousin de la famille, sera notre guide pour la journée.
Un départ rapide, trop rapide, sous les nuages, a raison de mon énergie, et très vite je sens que la journée va être difficile pour moi. Alors je vous en épargne les détails (ou je m’épargne de revivre ces moments pénibles) pour ne garder que l’essentiel et le meilleur de cette journée, parce qu’au final, c’était quand même une super journée : l’observation de quelques singes et oiseaux sur la première partie du chemin ; au mirador, une vue partielle sur une ancienne coulée de lave, lors de l’ascension et totalement dégagée à la descente ; l’arrivée au sommet, complètement bouché et venteux, mais sommet quand même ; la descente aidée de 2 bâtons de bois que Julien a réussi à récupérer auprès de marcheurs avec qui nous finirons la descente ; le ciel qui se dégage et laisse apparaître un panorama magnifique sur la vallée et sur le cône parfait du volcan ; …
Un dénivelé positif (puis négatif) d’environ 1500 mètres et 9 heures de marche plus tard (ou presque parce que ce temps inclus le pique-nique du déjeuner), et c’est le moment bien méritée d’une bonne douche et d’une petite bière dans l’un des hamacs du jardin, épuisée, mais ravie de la journée.
Par contre, demain, c’est repos !

Après un petit déjeuner ‘en ville’ accompagnés de Duke, le chien de la maison, nous louons un scooter pour parcourir une partie de l’île. Nous étions plus ambitieux que cela et pensions en faire tout le tour, mais nous avons préféré profiter d’un arrêt pour grignoter et boire un jus de fruit fraîchement pressé, tout en observant les hommes du village en pleine concentration devant le match ‘Barcelone – Atletico Madrid’, d’une balade à la lagune de Chaco Verde avec bain de boue non prévu sur une partie de la lagune pas tant asséchée qu’elle n’y paraissait et d’une bonne baignade sur la plage de Santo Domingo, dans l’eau chaude du lac Nicaragua.

Le plein d’énergie refait, le lendemain je suis partante pour l’ascension du deuxième volcan de l’île, le Maderas, réputé plus facile. Mais cette fois-ci, pas de guide et une allure plus modérée dès le départ.
Une heure et demi de scooter, dont 30 minutes de piste, et nous voilà au pied du volcan, où un commerçant nous propose gentillement de garder le scooter.
Quelques minutes de marche, nous rattrapons les 2 personnes devant nous. Des locaux. Après les politesses d’usage, s’ensuit la discussion suivante :
– Eux : ‘Et vous allez où ?’
– Nous : ‘Au sommet du volcan Maderas.’
– Eux : ‘Sans guide ?’
– Nous : ‘Oui, sans guide.’
– Eux : ‘Eh ben, ce n’est pas par là…’
Ah… c’était une bonne chose que  nous les croisions. Demi-tour et cette fois, plus de problème d’itinéraire, même si, à l’approche du sommet, j’émets quelques doutes. Surtout quand le chemin devient extrêmement boueux et parsemé d’obstacles tels que des arbres couchés en travers ou des racines à escalader pour grimper à ‘l’étage supérieur’. Jusqu’à ce que nous croisions un groupe qui nous indique que nous sommes à 1 minute de l’arrivée. Et là, c’est magnifique. D’un côté, nous pouvons observer le cratère rempli d’eau et dans lequel il est possible de se baigner, et de l’autre, une vue superbe sur le lac et la vallée. Cela aurait été dommage de ne pas venir jusque là.
Et comme j’effectue la descente sans problème et à un bon rythme, nous avons même un peu de temps pour une baignade.

Et pour le dernier jour, ce sera balade dans une plantation de café, pique-nique sur la plage et coucher de soleil.
Et j’allais oublier, la photo avec toute la petite famille : Mauro, Massiel, Sandrita (leur fille de 5 ans) et Duke. Il ne manquait que le chaton de la voisine, à peine sevré et amateur de bière.

Et voilà, un autre endroit du Nicaragua que je quitte avec un pincement au coeur. Ses volcans, ses paysages, ses plages et la gentillesse des habitants resteront probablement longtemps dans ma mémoire.

GRANADA (du 27/03/2016 au 02/03/2016) – ou ‘La ciudad where all las palabras se mélangent’

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Je n’avais pas prévu cela. Non, vraiment pas. Enfin, si, un peu. Mais j’avais quasiment fait une croix dessus.
De quoi je parle ? De cours d’espagnol.
Mais commençons par le commencement.

Quand j’arrive à Granada, j’ai l’impression d’arriver à Cuba.
Toutes ces maisons aux façades colorées ; les habitants assis sur des chaises sur le pas de leur porte ou dans un rocking-chair devant leur télé, derrière des grilles dignes de l’architecture coloniale espagnole, toutes fenêtres ouvertes ; la musique qui se dégage des restaurants ; les églises et bâtiments rénovés au style espagnol ; d’autres églises et bâtiments délabrés ; les rues parfois embouteillées où de vieilles voitures et des charrettes tirées par des chevaux (spéciale dedicace @Fatima) se partagent l’espace ; la chaleur, celle due à  la température élevée et celle qui se dégage des gens que je croise.
Très vite, je me sens à l’aise dans cette ville, qui me semble moins ‘corrompue’ par le tourisme que les villes que j’ai pu visiter au Costa Rica.
Ne vous méprenez pas, si vous venez à Granada, vous trouverez des ‘tours opérateurs’ à tous les coins de rue, beaucoup de restaurants et de boutiques pour touristes… mais je ne sais pas vous expliquer pourquoi je me sens très vite à l’aise ici.
Et après une semaine, j’ai déjà mes petites habitudes : mes 4 heures quotidiennes de cours d’espagnol, un petit bonjour, en passant, au français qui tient une échoppe de jus de fruits et petit-déjeuners (j’ai d’ailleurs pu y manger un pain au chocolat, loin d’être bon, mais après 4 mois loin de la France, c’était agréable) ; un passage par la boulangerie, qui fait de ‘vraies baguettes’ et un cake au chocolat qui comble un peu mon manque de chocolat ; le Garden Cafe où j’aime aller me poser après mes cours pour profiter de la terrasse ombragée et travailler au calme ; une petite tentative de discussion quotidienne en espagnol avec les personnes qui tiennent l’auberge de jeunesse dans laquelle j’ai posé mon sac et qui me permet de constater mes progrès ; mes devoirs, souvent faits tardivement, le partage de nos expériences respectives avec les personnes qui restent à l’auberge…
Au delà de ces habitudes, il y a également les discussions impromptues dans la rue et les restaurants. Elles aussi me permettent de constater mes progrès en espagnol. Et, bien que ce soit encore assez difficile, chaque jour je peux ajouter des nouveaux mots à des phrases de mieux en mieux construites.
La où ça devient marrant, c’est quand au même moment, à l’auberge, je parle en français avec un  belges, en anglais avec une fille de Singapour et en espagnol avec la dame qui s’occupe du ménage. Tout se mélange. Comme m’a dit @Débo, ‘tu vas devenir comme Arnold Shwarzenegger’… et elle ne parlait pas des épaules.

Et finalement, à part vivre au quotidien, qu’ai-je vu de la région ? Beaucoup et peu.

  • La laguna de Apoyo, beau lac d’origine volcanique parfait pour se baigner,
  • Le marché de Masaya, immense, avec son coin d’artisanat local, celui pour les vêtements ou encore celui pour la nourriture et ses piñatas géantes (j’en veux une pour mon anniversaire !),
  • Un tour en kayak à Las Isletas, avec un magnifique coucher de soleil sur le lac Nicaragua et la ville de Granada en toile de fond,
  • Et le must : un tour nocturne au volcan Masaya.
Le volcan étant assez actif actuellement, le parc national dans lequel il se trouve est fermé. Impossible d’y accéder. Sauf qu’à l’auberge, on me parle du cousin de la responsable qui serait garde au parc et qui pourrait nous emmener voir le volcan le soir même. Je suis partante bien sûr ! Mais finalement, le plan tombe à l’eau. Le cousin aurait été pris sur le fait et suspendu. Petite déception.
Mais le lendemain, devant l’un des tours opérateurs, j’aperçois un panneau qui annonce ‘lava tour’. Je me précipite à l’intérieur pour me renseigner et le samedi soir, me voilà, avec une dizaine de personnes, à l’arrière d’un pick-up, cheveux au vent, prête à aller gravir le chemin qui mène au sommet du volcan. Un trio se forme : Julien, Anne-Laure et moi.
Je nai pas été déçue. Cette promenade nocturne était digne d’un ‘show’. Je dirais que j’ai pu assister à deux spectacles. Un qui m’a beaucoup fait rire : celui des guides qui nous demandent de ne pas parler, de ne pas allumer de lumière, de nous dépêcher, voire de courir a moitié courbés pour ne pas être vus ni entendus et dont les téléphones portables se mettent à sonner. J’ajouterais à cela le ‘gars’ de l’agence qui nous accompagne et qui a peur de rester à 10 mètres d’un guide, qui se place juste derrière Julien qui a sa lumière et nous laissant  Anne-Laure et moi derrière lui, avec un peu moins de visibilité…
Et un autre spectacle, majestueux, lorsqu’enfin arrivés aux abords du cratère le ciel devient rouge et que l’on peut observer le magma en fusion. Pas de mot pour décrire ce court, mais intense moment.
Le retour se fait par le même chemin, avec un beau souvenir en mémoire et une folle envie d’y retourner, de s’asseoir et de contempler.

Cette soirée marque la fin de mon séjour à Granada. Je suis à la fois triste de quitter la ville, mais aussi contente de reprendre la route !