SANTA CRUZ – Le retour (le 13/06/2016 et le 14/06/2016)

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Le jour du départ approchant, je retourne sur l’île de Santa Cruz, qui me permettra de rejoindre facilement l’aéroport le 15/06/2016. Pas de programme particulier. Juste détente et tenter de trouver un bon WiFi, pour mettre le blog à jour. Mais c’est mission impossible.
Alors à la place, je retourne sur la merveilleuse plage de Tortuga Bay, pour profiter une dernière fois des iguanes marins, de la superbe plage de sable blanc et d’une mer bleue claire.

ISABELA (le 11/06/2016 et le 12/06/2016)

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Après une croisière de 8 jours aussi bien remplie que celle qui se termine, il ne reste pas tant d’îles accessibles à visiter. Alors, je file sur Isabela. A 2h00 de bateau de Puerto Ayora (sud de Santa Cruz), je débarque à Puerto Villamil, petite ville pleine d’auberges et d’agence touristiques.
Comme je n’en ai pas encore assez, le premier jour, je signe pour un excursion snorkelling et balade (express) sur le site Los Tuneles.
Et, pfff, c’est toujours la même chose : requins à pointe blanche, tortues, poissons colorés, pingouins, raies… j’en ai marre… OK,  je plaisante. Une nouveauté : les hippocampes étaient présents ! Et le guide ayant partagé ses photos et vidéos, je devrais pouvoir vous montrer un échantillon des fonds marins des Galápagos.
Et le deuxième jour, je pars marcher sur le volcan Sierra Negra (avec un groupe, car il ne semble pas autorisé de partir sans guide). Une bonne balade qui permet de voir le cratère de 4 km de diamètre  (d’après le guide) et de marcher sur une coulée de lave datant de 1979.

CROISIÈRE (du 03/06/2016 au 10/06/2016)

Pour voir les photos… lisez l’article !
Je ne vais pas rentrer dans le détail de chaque journée de cette semaine de croisière, vous trouveriez cela pénible.
Lire les mêmes superlatifs pour chaque site visité ou pour chaque sortie snorkelling effectuée, sachant qu’une journée se compose généralement de 2 marches et de 2 sorties snorkelling, je vous laisse imaginer votre ennui.
Non non, je garde pour moi les ‘magique’, ‘magnifique’, ‘superbe’, ‘extraordinaire’, ‘féerique’ quotidiens ; les ‘ooohhhhh’ (à prononcer sur le ton de ‘ooohhhhh, il est trop mignon, je voudrais le prendre dans mes bras’) que nous lançons tous à chaque bébé lion de mer croisé, pensant que nous finirons par nous lasser ; les yeux émerveillés devant les couleurs de certains oiseaux ; le souffle coupé de voir des centaines, des milliers d’oiseaux voler ; le plaisir de profiter du pont supérieur du bateau ; les peurs (non justifiées) devant les premiers requins croisés sous l’eau ; les cris de surprise, poussés malgré le tuba, devant des centaines d’étoiles de mer noires à points oranges, oranges à points noirs, bleues électriques…
Parce que sur cette croisière, les jours se suivent, trop vite, et se ressemblent, mais ne lassent jamais.
Chaque île à ses spécificités, entre champs de lave, ‘marais’ et plages de sable blanc, animaux souvent différents.
Les sorties snorkelling s’effectuent du zodiac ou de la plage et offrent à chaque fois des surprises. Requins marteau, requins à pointe blanche, poissons perroquets, étoiles de mer, lions de mer, tortues, raies manta, raies pastenagues, raies dorées…
Et en plus, je n’ai pas besoin de me demander où je vais dormir chaque soir, ce que je vais manger…
Le bateau est confortable, les membres de l’équipage agréables, ce qui me permet de pratiquer un peu mon espagnol, et les autres passagers très sympas.
Une super semaine… de vacances !
Seul bémol : mon boîtier étanche étant cassé,  après avoir testé divers méthodes, j’ai le regret de vous annoncer que je n’ai pas de photo sous-marine. C’est dommage, je vais être obligée de revenir…
L’itinéraire (je ne cite ni les lions de mer, ni les crabes, mais ils sont systématiquement présents)
Jour 1 :
  • Ile de Santa Cruz – Las Blanchas (sur terre : oiseaux, iguanes, crabes, flamants roses… en mer : tortues, divers poissons)

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Jour 2 :

  • Genovesa (sur terre : fous à pattes rouge, fous de Nasca, frégates, oisillons et oeufs en période de couvaison … en mer : requins marteaux, requins à pointe blanche, autres poissons)

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Jour 3 :
  • Bartolomé (sur terre : roches volcaniques très alvéolées et légères, pincacles, cratère dans lequel se prélasse un lion de mer, pinguoins… en mer : des centaines d’étoiles de mer (mais pas orange fade comme chez nous), requins à pointe blanche, autres poissons)

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  • Santiago (sur terre : formations de lave issues d’une coulée qui date de 200 ans, méandres noirs et sable blanc… en mer : tortues, poisson noir à rayures bleues, raies pastenagues, autres poissons)

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Jour 4
  • South Plaza (sur terre : cactus au milieu d’une végétation rouge, iguanes terrestres (complètement jaune pour les mâles,  partiellement jaune pour les femelles),… en mer : pas de snorkelling, l’île ayant connue quelques attaques de requins)

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  • Santa Fe (sur terre : iguanes terrestres, rapaces, … en mer : plein de tortues, un banc de raie manta volant dans l’eau…)

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A partir de là, j’ai oublié de noter ce que j’ai vu sous l’eau, donc je ne me souviens plus précisément, mais je me rappelle d’une chose : c’était magnifique)
Jour 5
  • San Cristobal
    • Leon Dormido (rocher en forme de lion dormant, vu depuis le bateau… à discuter)
    • Cerro Brujo Beach (iguanes marins, hérons,…)
    • Isla Lobos  (fous à pattes bleues, frégates,…)

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Jour 6
  • Española (fous à pattes bleues, pélicans,  albatros, frégates, iguanes rouges, …)

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Jour 7
  • Floreana (flamants roses, hérons…)

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  • Santa Cruz – Station Charles Darwin (tortues, iguanes jaunes)

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Jour 8
  • Seymour Nord (fous à pattes bleues…)

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En synthèse :
De mon point de vue, une croisière est la meilleure manière de découvrir les Galápagos, de faire le tour des îles.
Nous avons été chanceux, car nous avons rencontré tous les animaux terrestres et marins possibles au programme. Et en pleine saison de reproduction, nous avons pu observer les bébés fous à pattes bleues et les petits lions de mer.
Il est certes possible d’observer la quasi totalité de ces espèces en se rendant sur les îles principales des Galápagos, en effectuant des excursions à la journée et des sorties snorkelling.
Alors, quand quelques personnes me demandent : ‘Qu’as-tu vu grâce à la croisière que je n’ai pas vu ?’, la réponse est ‘Probablement rien’. Mais le plaisir de la navigation, du navire qui tangue gentillement (nous n’avons pas eu de grosse mer), d’être à l’air sur le pont, ça, il n’y a pas 50 manières de le ressentir. J’ai tellement apprécié que j’ai pensé prolonger un peu, le bateau enchaînant pour une croisière de 4 jours. Mais je suis restée ‘sérieuse’… pour cette fois-ci.

SANTA CRUZ (du 31/05/2016 au 02/06/2016)

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Ah ah ah, ça y est, j’y suis ! A moi les Galápagos ! Me revoilà au milieu de l’océan Pacifique, à environ 1000 km de la côte équatorienne cette fois-ci. Un petit paradis du bout du monde, entre nature terrestre et nature marine. Et je m’apprête à découvrir tout cela, à passer au-delà de l’image ‘cactus / iguane’…
Jour 1
Je me mets dans l’ambiance immédiatement, à Puerto Ayora, ville principale de l’île de Santa Cruz.
Je passe mon premier après-midi à me promener dans la petite ville et déjà, j’aperçois des lions de mer venus se réchauffer au soleil sur les bancs de l’embarcadère ou d’autres bancs de la ville, les iguanes presque invisibles sur les rochers du même ton, les crabes, protégés, aux nuances de rouge et orange pour les adultes et de noir pour les plus jeunes.
Et pour la soirée, je me promène à nouveau sur l’embarcadère, pour observer des petits poissons qui se déplacent dans la lumière verte du port, poursuivis par des petits requins à pointe noire venus se restaurer.
Jour 2
Pas de temps à perdre. Je veux en profiter le plus possible. Alors dès 7h, je pars pour une matinée ‘kayak et snorkelling’.
Me voilà à l’eau entre requins à pointes blanches, tortues de mer, lions de mer et une multitude d’autres poissons plus ou moins colorés.
Et depuis le kayak ou le ponton sur lequel je me réchauffe après avoir eu froid en plongeant,  je peux observer des iguanes marins, un lion de mer jouer avec son petit, un fou à pattes bleues…
Le temps s’écoule sans que je ne m’en rende compte.
Pour l’après-midi,  je me dirige vers Tortuga Bay. Un sentier de 2,5km, au milieu des cactus, débouche sur une plage de sable blanc et une mer d’un bleue magnifique. Du déjà vu ? Et alors ? Je ne m’en lasse pas.
Je continue ma balade, dans le sable, pour rejoindre une autre plage, dont les eaux sont beaucoup plus calmes et où il est possible de se baigner et de s’abriter du soleil à l’ombre des arbres. Je tiendrais en place 2 chapitres de mon livre !
Les animaux sont aussi de la partie : poissons, iguanes marins, hérons… D’ailleurs, cet héron qui marche dans le sable tient quelque chose dans son bec. Une grenouille ? Ah non, un petit iguane qui va probablement lui servir de repas.
 
Et pour la soirée, je retourne sur l’embarcadère. Et comme j’ai de la chance, en plus des petits poisons et requins, ce soir, j’ai droit aux raies.
Jour 3
Ce jour sera sportif (ou presque) ou ne sera pas !
Je grimpe dans un taxi, vélo à l’arrière,  direction Los Gemellos, 2 cratères jumeaux qui se situent au milieu de l’île.
La route grimpe. Ça doit être pour ça que l’on m’a conseillé de ne faire que le retour en vélo…
Je profite de la vue qu’offre ces cratères, puis je monte sur mon vélo et pédale en direction de Santa Rosa pour aller observer des tortues géantes des Galapagos. Elles sont impressionnantes.
Au retour, après une première partie sur une piste, je rejoins la route et là, ce n’est que du bonheur : descente, cheveux au vent, je n’ai quasiment pas besoin de pédaler.

SUR LE LAC TITICACA (du 20/04/2016 au 22/04/2016)

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Je voulais aller voir a quoi ressemblait le lac Titicaca. Ce ‘lac d’altitude navigable le plus haut du monde’ (environ 3800 mètres d’altitude), partagé par le Pérou et la Bolivie.
J’ai longtemps hésité : passer côté bolivien ou rester côté péruvien ?
Comme j’ai encore beaucoup de coins du Pérou que j’aimerais découvrir,  je n’aurais pas le temps de profiter correctement de la Bolivie. Alors j’ai choisi : la Bolivie, ce sera pour une prochaine fois. Pour cette fois-ci, je reste au Pérou.
Je vais donc à Puno, ville sans grand intérêt, si ce n’est que c’est un point de départ pour les îles du lac et qu’accessoirement, elle permet de s’acclimater à l’altitude.

Ah oui, petite précision que je n’ai pas encore apportée, mais depuis le Canyon de Colca, j’ai découvert les infusions de coca, servies quasiment à chaque repas. Il paraît que ça aide à lutter contre le mal de l’altitude. Je ne saurais pas vous dire si j’en ai besoin, mais je ne m’en prive pas.
J’ai aussi des feuilles de coca, à machouiller. Elles m’ont été données par l’une des françaises croisées dans le Canyon de Colca. Je n’ai pas encore testé.

Jour 1
Puno,  donc… Beaucoup de boutiques vendant des vêtements en Alpaga, des restaurants à touristes, la ‘plaza del armas’, le lac, le marché artisanal, le marché central…
C’est d’ailleurs au marché central que je prends mon premier petit déjeuner à Puno. Il est environ 8h00 du matin et j’erre au milieu des stands du deuxième étage du marché, parmi les locaux venus prendre leur petit déjeuner, qui semble être,  majoritairement, une soupe avec des morceaux de pomme de terre et un bout de viande au choix (tête,  pied, …).
Je cherche désespérément les touristes, comme à chaque fois que je me sens un peu perdue, mais comme je n’en vois pas, je me lance, moi aussi, dans la dégustation d’une soupe matinale. Un peu difficile au début, car c’est un bouillon à base de mouton. Un peu fort pour démarrer la journée, mais finalement, je m’y fais bien.
Et c’est parfait, parce qu’ici, il fait plutôt frais.
Ça me permet de partir à l’assaut des rues de la ville. Et quand j’entends au loin une fanfare, je presse le pas pour voir ce dont il s’agit. Ce sont les enfants des différentes écoles de Puno qui défilent en tenue de sport pour rejoindre le stade de la ville où ils vont s’affronter à l’occasion des jeux scolaires de Puno. Des panneaux portés par les enfants précisent les sections sportives : football, ballon mano  (handball ?), volley-ball…

Pour l’après-midi, j’ai prévu une excursion à Sillustani, site funéraire pré-inca où il est possible de voir des ‘chullpas’. Les ‘chullpas’, ce sont des tombeaux en forme de tour, dans lesquelles étaient enterrés les morts, en position foetale pour faciliter le retour à la vie. Un guide est indispensable pour profiter pleinement de l’endroit. Et étant novice en termes de civilisations pré-incas et incas, j’apprends plein de choses,  notamment concernant certains symboles de ces cultures :

  • Le condor, oiseau sacré, messager des dieux,
  • Le puma, représentant le pouvoir et la force de la terre,
  • Le serpent, représentant le monde sous-terrain,
  • Le lézard, présent sur les tombes, symbole de réincarnation,
  • La Pachamama, la terre-mère,
  • Le soleil, célébré le 24 juin,
  • La lune.
Jour 2 et 3 : les îles péruviennes du lac Titicaca
Ce matin, j’embarque sur un bateau.
Direction les îles d’Uros, îles flottantes artificielles, construites et entretenues par les familles qui vivent dessus. Une famille, une île. Des tenues traditionnelles multi-épaisseurs très colorées et des pompons dans les cheveux qui permettent notamment de dissocier les femmes mariées  (pompons plus petits et plus sombres) des femmes non mariées  (pompons ‘voluptueux’ roses, bleus, oranges, jaunes,…). Une vie basée sur le tourisme : la vente de l’artisanat produit par les femmes de la famille, démonstration à l’appui ; l’école, une sorte de bateau en préfabriqué, où les enfants ‘apprennent les langues étrangères’ et comme le groupe est composé d’une majorité de francophones, nous avons droit, accompagnée de sa chorégraphie, à la chanson ‘Sur le pont d’Avignon…’ ; le bateau traditionnel, qui nous permet de rejoindre une autre île sur laquelle il est possible de faire tamponner son passeport, …
Ultra-touristique, scénariste,  mais un moment qui reste intéressant.

Oui, le détour, parce-que quand je suis montée sur le bateau, ce matin, j’imaginais que l’on filait directement vers l’île d’Amantani. Sur cette île,  nous sommes accueillis par les femmes des familles qui nous nourrissent et nous hébergent pour une nuit. Répartis par petits groupes de touristes, nous traversons le village pour rejoindre les maisons traditionnelles de nos hôtes.
Fait marquant : ces femmes sont occupées quasiment en permanence à tricoter ou filer la laine. Oui oui, même en marchant.
Apres un déjeuner copieux et un petit temps de repos, nous nous retrouvons entre touristes (et l’île n’en manque pas) dans l’après-midi pour une ascension jusqu’au temple de Pachatata.
La lumière de fin de journée est superbe.
Je me prête au ‘jeu’ et je fais 3 voeux en tournant autour du temple. Petite confusion toutefois avec la pierre qu’il faut disposer sur le temple. Avant les 3 tours ? Après les 3 tours ? En ayant fait les 3 tours la pierre dans les mains ?
Après avoir goûté une sorte de donuts locaux à base de citrouille que je trouve bien meilleurs que les donuts américains, les éclairs que l’on aperçoit au loin sonnent l’heure du retour.
‘Dîner en famille’, puis, c’est la fête : vêtus de tenues traditionnelles, nous rejoignons la salle communale pour danser tous ensemble au rythme d’une musique locale jouée par des musiciens du village.

Le lendemain matin, après un petit déjeuner copieux, nous remontons sur le bateau et filons vers l’île de Taquile. Ici, ce sont les hommes qui sont en charge du tricot et les tissages, aux points extrêmement fins, également réalisés par les femmes, sont classés au patrimoine culturel immateriel de l’humanité. C’est ce qui justifie les prix*.
La place principale du village que nous traversons permet de visiter la toute petite exposition de photos prises par les habitants de l’île lors d’une ‘experience’ il y a quelques années. Il paraît d’ailleurs que beaucoup de touristes ont été pris en photo à cette occasion, mais ils auraient acheté ces photos, ce qui expliquerait pourquoi il y en a si peu d’exposées. J’aime cette idée, parce que, bien que j’essaie un peu (voire beaucoup lors de ce séjour sur les îles), je ne suis jamais très à l’aise avec le fait de photographier des gens.
Une démonstration de tissage, de tricotage, de lavage (blanchissage) de la laine des moutons à partir d’une plante locale, un repas et hop, c’est l’heure de la sieste sur le bateau qui nous ramène déjà vers Puno.

* Pour être honnête, je n’ai, pour l’instant, pas retrouvé la même qualité de tissage et je regrette de ne pas avoir acheté la ceinture que j’aurais si bien vue sur une robe noire ou blanche. Maintenant, je vais être obligée d’apprendre à tisser…

OMETEPE (du 03/04/2016 au 07/04/2016)

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Ometepe, une île qui héberge 2 volcans sur le lac Nicaragua. Une île au milieu d’un lac tellement grand que par endroit on ne voit pas les rives du ‘continent’ et que les vagues qui se forment à la surface se terminent parfois en petits rouleaux. Une île à visiter entre ascensions et balades en bord de plage.

Je fais le trajet depuis Granada avec Julien, rencontré la veille lors de la sortie au volcan Massaya. Après un trajet en bus et en taxi, nous montons à bord d’un petit bateau.
La plupart des gens semblent endormis alors qu’au premier aperçu de l’île,  nous nous extasions devant le volcan Conception qui se dessine derrière la brume (de chaleur).
A la descente du bateau, devant nous, une grande rue bordée de drapeaux colorés qui flottent dans le vent. Nous prenons à gauche et, après quelques renseignements, nous trouvons l’hébergement que j’avais réservé. Cette fois, j’ai opté pour une ‘chambre chez l’habitant’ et comme il reste de la place, Julien s’installe également à la Casa Mauro. L’accueil est très agréable, les chambres sympas et les hamacs installés dans le jardin avaient déjà attirés mon attention dans le descriptif de la maison.

Une petite balade nous permet de découvrir les environs et nous laisse le temps de décider du programme du lendemain : ce sera l’ascension du volcan Conception.

Départ par le bus de 7h15, après un petit déjeuner matinal préparé par Massiel, la femme de Mauro, nos hôtes.
Marco, un cousin de la famille, sera notre guide pour la journée.
Un départ rapide, trop rapide, sous les nuages, a raison de mon énergie, et très vite je sens que la journée va être difficile pour moi. Alors je vous en épargne les détails (ou je m’épargne de revivre ces moments pénibles) pour ne garder que l’essentiel et le meilleur de cette journée, parce qu’au final, c’était quand même une super journée : l’observation de quelques singes et oiseaux sur la première partie du chemin ; au mirador, une vue partielle sur une ancienne coulée de lave, lors de l’ascension et totalement dégagée à la descente ; l’arrivée au sommet, complètement bouché et venteux, mais sommet quand même ; la descente aidée de 2 bâtons de bois que Julien a réussi à récupérer auprès de marcheurs avec qui nous finirons la descente ; le ciel qui se dégage et laisse apparaître un panorama magnifique sur la vallée et sur le cône parfait du volcan ; …
Un dénivelé positif (puis négatif) d’environ 1500 mètres et 9 heures de marche plus tard (ou presque parce que ce temps inclus le pique-nique du déjeuner), et c’est le moment bien méritée d’une bonne douche et d’une petite bière dans l’un des hamacs du jardin, épuisée, mais ravie de la journée.
Par contre, demain, c’est repos !

Après un petit déjeuner ‘en ville’ accompagnés de Duke, le chien de la maison, nous louons un scooter pour parcourir une partie de l’île. Nous étions plus ambitieux que cela et pensions en faire tout le tour, mais nous avons préféré profiter d’un arrêt pour grignoter et boire un jus de fruit fraîchement pressé, tout en observant les hommes du village en pleine concentration devant le match ‘Barcelone – Atletico Madrid’, d’une balade à la lagune de Chaco Verde avec bain de boue non prévu sur une partie de la lagune pas tant asséchée qu’elle n’y paraissait et d’une bonne baignade sur la plage de Santo Domingo, dans l’eau chaude du lac Nicaragua.

Le plein d’énergie refait, le lendemain je suis partante pour l’ascension du deuxième volcan de l’île, le Maderas, réputé plus facile. Mais cette fois-ci, pas de guide et une allure plus modérée dès le départ.
Une heure et demi de scooter, dont 30 minutes de piste, et nous voilà au pied du volcan, où un commerçant nous propose gentillement de garder le scooter.
Quelques minutes de marche, nous rattrapons les 2 personnes devant nous. Des locaux. Après les politesses d’usage, s’ensuit la discussion suivante :
– Eux : ‘Et vous allez où ?’
– Nous : ‘Au sommet du volcan Maderas.’
– Eux : ‘Sans guide ?’
– Nous : ‘Oui, sans guide.’
– Eux : ‘Eh ben, ce n’est pas par là…’
Ah… c’était une bonne chose que  nous les croisions. Demi-tour et cette fois, plus de problème d’itinéraire, même si, à l’approche du sommet, j’émets quelques doutes. Surtout quand le chemin devient extrêmement boueux et parsemé d’obstacles tels que des arbres couchés en travers ou des racines à escalader pour grimper à ‘l’étage supérieur’. Jusqu’à ce que nous croisions un groupe qui nous indique que nous sommes à 1 minute de l’arrivée. Et là, c’est magnifique. D’un côté, nous pouvons observer le cratère rempli d’eau et dans lequel il est possible de se baigner, et de l’autre, une vue superbe sur le lac et la vallée. Cela aurait été dommage de ne pas venir jusque là.
Et comme j’effectue la descente sans problème et à un bon rythme, nous avons même un peu de temps pour une baignade.

Et pour le dernier jour, ce sera balade dans une plantation de café, pique-nique sur la plage et coucher de soleil.
Et j’allais oublier, la photo avec toute la petite famille : Mauro, Massiel, Sandrita (leur fille de 5 ans) et Duke. Il ne manquait que le chaton de la voisine, à peine sevré et amateur de bière.

Et voilà, un autre endroit du Nicaragua que je quitte avec un pincement au coeur. Ses volcans, ses paysages, ses plages et la gentillesse des habitants resteront probablement longtemps dans ma mémoire.

KANGAROO ISLAND (05/01/2016 – 06/01/2016)

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J’ai bien cru que je n’irais pas sur Kangaroo Island. Je n’arrivais pas à trouver de voitures disponibles sur l’île, ni de tours réservables sur internet dans des délais courts. J’ai bien failli baisser les bras.
Mais a mon arrivée à 6h00 du matin à Adélaïde, après une nuit de bus depuis Melbourne, j’ai foncé au seul guichet ouvert pour connaître leurs disponibilités. Il restait 2 places pour un tour de 2 jours qui partait le lendemain.
J’étais un peu réticente, suite à mon expérience à Fraser Island, mais je voulais tellement aller sur cette île que j’ai signé tout de suite.
Et j’ai bien fait.

D’abord parce que la guide multi-tâches était géniale. Ses explications étaient claires et elle semblait passionnée.
Ensuite, parce que le groupe (moins de 20 personnes) était très sympa.
Et surtout, parce que Kangaroo Island, c’est magnifique : lions de mers avec leurs bébés, koalas à l’état sauvage, formations géologiques, plages de sable blanc…
Bien que nous ayons vu beaucoup de choses, nous avons quand même eu un moment de temps que j’ai occupé à faire un peu de canoë et papoter.
Ah, j’allais oublier : j’ai également testé le sand boarding, en position ‘luge’. Une pente raide, de la wax et hop ! Ça glisse à une bonne vitesse.

TASMANIE (15/12/2015 – 30/12/2015)

 

J’avais hâte d’arriver en Tasmanie.

Et ça y est, j’y suis.

Une arrivée perturbée : la veille, j’avais réservé une voiture via un courtier sur internet, mais à mon arrivée, le loueur n’avait pas connaissance de ma réservation… et pas de wifi pour vérifier si j’avais reçu un mail du courtier qui m’indiquait un problème…
Après avoir demandé à chaque loueur s’il n’avait pas ma réservation  (il paraît que ce genre d’erreur de la part des courtiers arrive assez souvent – dixit les loueurs de voiture de l’aéroport d’Hobart), je me décide à louer une autre voiture* et à partir pour le Sud de l’île.

Une première semaine de nature et de bout du monde :
Nous sommes mardi et mon planning se résume pour le moment à : visiter le marché de Salamanca (à Hobart) samedi matin, passer les journées de dimanche et lundi sur Bruny Island et retrouver JuMaNa mardi matin à l’aéroport.
Et finalement, de jour en jour, de randonnée en randonnée, de camping en camping,  mon programme se dessine.

South National Park et Cockle creek

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Le Sud, parce qu’il ne fait pas partie de l’itinéraire que nous avons prévu de suivre avec JuMaNa la semaine prochaine.
A l’issue d’une journée passée à naviguer de point de vue en point de vue, puis d’une conduite éprouvante sur une longue route non bétonnée (comprenez des graviers, du sable et des trous partout), j’arrive à Cockle Creek. Une sorte d’anse dans la mer, un eau bleue (même si la luminosité du jour ne le laisse pas vraiment voir sur les photos), des oiseaux qui chantent partout, des emplacements individuels pour camper gratuitement (pas d’eau, pas d’électricité,  des toilettes sèches uniquement), je reste !
Enfin… je décide de rester après avoir vu le ranger, qui m’a assuré qu’il n’y avait aucun risque et qu’il viendrait voir si tout allait bien. Et je choisis non pas un emplacement individuel, mais un emplacement plus grand sur lequel une caravane est installée. Malgré tout, je me mets le plus loin possible.
Et je profite : j’ai une petite chambre bien équipée (ma tente), un placard pour ranger mes affaires et mes courses alimentaires (mon coffre de voiture), une cuisine extérieure  (la table en bois qui sert pour les pique-niques) et une maison sans mur a 360 degrés.
Je peux enfin récupérer de ma journée : une balade sur la plage et une bonne nuit de sommeil ! (réveillée tout de même à 3h30 par un wallaby venu renifler autour de ma tente)

Hartz National Park

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Et une randonnée, une : le Hartz Peak.
Je démarre un peu déçue par le sentier, équipé de planches de bois bien ordonnées (comme beaucoup de sentier en Australie). Puis au fur et à mesure le chemin devient pierreux, petites pierres au début, puis gros rochers à la fin.
Je croise des personnes à l’approche du sommet. Même si je suis un peu déçue de perdre le privilège de me retrouver seule sur le ‘peak’, cela tombe bien,  car elles repèrent les cairns que je n’ai pas vus – autrement dit, sans elles,  j’aurais dû faire demi-tour.
Je suis au sommet avec une vue a 360 degres, encore une fois, et je vois un magnifique lac, dans lequel j’irai tremper les pieds au retour.

Mount Field National Park

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Une arrivée en fin de journée,  une douche chaude, une rencontre avec un couple français / coréenne, un possum que j’attrape les pattes dans mon sac de nourriture, une bonne nuit de sommeil… et le lendemain matin, un bon thé chaud, grâce à l’eau bouillante que m’a proposé le couple rencontré la veille.
Ça n’a l’air de rien, mais quand on n’a pas de casserole, en camping, on ne fait pas chauffer d’eau. Et chacun sa drogue… moi, c’est mon thé du matin.

Je combine ensuite plusieurs randonnées,  mais je ne parcours qu’un bout de la dernière,  car le temps passe vite et j’ai prévu de prendre la route en fin de journée.
Toutefois, poussée par 2 dames rencontrées sur le parcours, je m’engage un peu plus loin que prévu pour approcher de 3 beaux lacs glaciaires que j’aperçois.
Le ‘détour’ en vaut la peine.
Ce soir, je replante ma tente au même endroit que le veille, mais j’ai profité de magnifiques paysages dans lesquels je me serais bien attardée un peu plus.
Et le matin suivant, je m’approvisionne en eau chaude auprès d’un couple d’allemands…

Tasman Peninsula

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Cette peninsule, comme beaucoup d’autres endroits en Australie, regorge d’Histoire. En particulier, il est possible de visiter l’ancien pénitencier de Port Arthur.
Je suis allée voir de près, mais je n’y suis pas entrée.
Pour cette fois, j’ai préféré les histoires. Celles de pirates. Car à l’Est de la péninsule, on peut voir la belle Pirates bay, qui me transporte directement dans l’univers d’un livre que j’ai lu il y a quelques mois : Tortuguera. Géographiquement, j’ai tout faux (Tortuguera est une île des Caraïbes), mais pour le paysage, c’est exactement ce que j’avais en tête en lisant le livre. Je peux facilement imaginer les pirates se regroupant dans cette baie.
Pas loin de là, on trouve des formations géologiques telles que la Devil’s kitchen. Ça continue de planter le décor.

Le diable de Tasmanie
Je voulais en voir un, absolument !
Et comme je n’étais pas sûre d’en croiser dans la nature, je suis allée dans un parc animalier dédié à leur cause.
J’ai bien vu quelques diables de Tasmanie, des oiseaux, des kangourous, des wallabies,… puis je suis partie. Les zoos ne sont définitivement pas un plaisir pour moi.

Et pour finir la journée, j’ai trouvé un petit bout de terrain privé (moins de 5€), sur lequel les propriétaires ont ajouté douches,  WC et cuisine ouverte. J’ai planté ma tente face à la mer et bu mon  premier verre de vin rouge australien offert par un couple d’allemands vivant vers Brisbane depuis 5 ans. Leur ressenti concernant la vie en Australie : un meilleur équilibre dans les priorités entre travail et loisir, au quotidien.

Le marché de Salamanca

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Des produits locaux,  que l’on peut tester, des fleurs, des stands de nourriture. Une étendue d’herbe qui permet de pique-niquer.
Une ambiance vacances. Très agréable.

Bruny Island

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C’est une petite île,  très belle, plutôt sauvage.
Mais nous sommes en plein coeur des vacances scolaires et il y a beaucoup de monde.De point de vue en point de vue, de balade en balade, pendant 2 jours, je croise les mêmes personnes, qui sont d’ailleurs souvent françaises. Même la serveuse du restaurant dans lequel je déjeune le 2ème jour est française et s’étonne de voir autant de monde et surtout autant de… français ce jour là.

Je profite quand même d’un arrêt à la fabrique de fromages de Bruny Island pour faire des provisions pour la semaine prochaine.

Au lieu des 2 nuits que j’avais envisagées de passer sur l’île,  je rejoins la Tasmanie le 2ème soir. Je loue un emplacement dans un camping où il y a le Wi-Fi.  Retour à la ‘civilisation’.

Une deuxième semaine en famille
Récupération de JuMaNa et  du campervan à l’aéroport.
De campings ‘sauvages’, où nous nous réveillons seuls au monde devant des étendues d’eau sur lesquelles se e reflètent le soleil, en campings avec douche chaude et cuisine, nous parcourons le nord de l’île,  pendant une semaine :

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  • Le Mont Wellington, qui surplombe Hobart et nous offre une vue dégagée sur la vallée,
  • Le Lac Saint Clair, autour duquel nous nous promenons,
  • Queenstown, pour notre ravitaillement pour Noël,
  • Les Cradle Mountain, où  nous passons Noël en compagnie d’un couple croisé la veille vers le lac Saint Clair, de 2 filles voyageant en vélo que nous avions approvisionnées en eau un peu plus tôt dans la journée et d’autres groupes de français. A notre menu : carpaccio de Saint-Jacques à l’huile de truffe,  un petit bout de foie gras, côtelettes d’agneau, haricots verts frais et tomates, crumble avec notre reste de fruits. Il ne manquait qu’un bon feu de bois dans la cheminée… ah bah non, nous l’avions aussi.
    La seule chose que nous n’avions pas, c’était un emplacement pour le
campervan, mais le parking a fait l’affaire.
Le lendemain, petite randonnée de 3h, avec Margot en leader et les Cradle  Mountain en décor,
  • Launceston,
  • Binalong Bay,
  • Frecyinet National parc, qui abrite la Wineglass Bay. Nous en profitons pour faire une nouvelle randonnée de 3h,
  • Nine Mile Beach, où  nous profitons de la matinée pour pêcher, se baigner, jouer a au freesbee, construire des châteaux de sable,
  • Et retour à Hobart, où nous faisons un passage express au MONA (Museum  of Old and New Art) – musée privé complètement ‘décalé’ – et où nous profitons du festival « Taste of Tasmania » pour goûter un nouveau vin et dîner. Le lendemain, après avoir déposé JuMaNa à l’aéroport,  je monte sur le bateau arrivé 2ème de la course annuelle Sydney-Hobart !!!
Je repars demain de Tasmanie. Déjà. Cette île est un voyage à part entière.
Mon seul regret aura été que le trek que j’avais initialement réservé à été annulé,  car il n’y avait pas assez d’inscrits. Mais cela m’a permis de profiter de tellement d’autres endroits que je n’aurais pas pu voir sinon…

*Louer une voiture en Australie, c’est conduire à gauche, volant à droite et la plupart du temps, une automatique. C’est déclencher les essui-glaces à la place du clignotant. C’est essayer de poser le coude gauche sur le rebord de la fenêtre et constater qu’il tombe plus bas sur l’accoudoir. C’est ‘serrer’ à gauche, trop à gauche, mais ne pas toucher le poteau. C’est ne pas vouloir conduire de nuit pour éviter de tuer un animal, mais conduire quand même de nuit. Mais malgré tout cela, louer une voiture en Australie, c’est tellement plus d’autonomie et finalement, ça devient vite naturel.

LADY ELLIOT ISLAND (07/12/2015) (ou ‘la journée où j’ai risqué ma vie en nageant avec une tortue’)

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YES ! YES !YES !
Allez savoir pourquoi  – le chapitre d’un guide de voyage, un avis sur un site internet ou un prospectus quelconque – je rêve de cette île.  C’est même essentiellement pour elle que je suis venue jusqu’à Hervey Bay.
Elle a en plus l’avantage d’être sur la grande barrière de corail, tout au sud.

Modes de déplacement de la journée :

  • Un taxi, pour aller jusqu’à l’aéroport,
  • La  voiture d’une allemande et sa soeur, rencontrées sur l’île, pour revenir au backpackers,
  • Un tout petit avion, comme je les aime,
  • Mes jambes,
  • Des palmes.
Organisation sur place :
  • Un accueil parfait pour connaître les installations utiles aux personnes qui sont là pour la journée,
  • Le prêt de chaussures pour marcher dans l’eau (certaines bestioles sont inamicales,  paraît-il),
  • Le prêt de palmes, masque et tuba,
  • Un déjeuner inclus,
  • Des activités optionnelles : la liberté est de mise, pas de tourisme de masse :
    • Un mini cours de snorkelling,
    • Une balade à pied autour de l’île,
    • Le ‘fish feeding’,
    • Une sortie en mer sur un bateau dont le fond est vitré, avec snorkelling possible.
Ma journée :
Cette île, c’est un petit paradis. Et ce ne sont ni les nombreux oiseaux, ni les tortues qui viennent y pondre, ni les milliers de poissons et de coraux qui me contrediront.
Forcément, me direz-vous, ils ne parlent pas.

J’en ai profité toute la journée.
Apres un tour de l’île  (il faut compter 45mn de marche), qui m’a permis d’observer la trace d’une tortue venue pondre, les oiseaux par centaines, d’entendre le bruit du corail mort sur la plage foulée par mes pas,… j’ai profité du mini cours de snorkelling et de la balade en bateau.
C’est à ce moment que j’ai risqué ma vie en nageant avec l’animal le plus dangereux du monde : la tortue (‘parce qu’elle tord et elle tue’ – ‘blague Carambar’ empruntée @Elodie).
Après le déjeuner,  le temps était compté. J’ai décidé de refaire du snorkelling, ce qui m’a permis d’apercevoir un gentil requin qui stagnait au fond de la mer.
Et je vous le dis, d’après mon expérience sur cette même journée : il y a moins à craindre d’un requin qui dort au fond de la mer que d’un petit poisson qui cherche à défendre son territoire lors de la séance de fish feeding (sa légère morsure m’a surprise).

Bilan de la journée :
Nager avec une tortue : check,
Voir la barrière de corail : check,
Voir une (petite) raie manta : check,
Voir un requin (pas blanc) : check,
Et tellement d’autres choses…
Lady Elliot Island était à la hauteur de ce que j’avais imaginé.

Ajouter à cela une soirée papotage en anglais au backpackers, et vous avez la combinaison pour une journée parfaite.

Ma prochaine étape ? Rdv à Sydney.
J’abandonne le ‘Centre Rouge‘. Le coût du billet d’avion + le coût du prestataire reviennent trop cher. Je préfère garder le budget pour louer une voiture en Tasmanie et me payer un opéra à Sydney. Je trouverai une autre manière de comprendre l’art aborigène.

FRASER ISLAND (04/12/2015 – 05/12/2015)

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Fraser Island avec le tour opérateur par lequel je suis passée, c’est :
  • 40 personnes dans un bus,
  • Un chauffeur qui parle en continu, avec un accent incompréhensible pour moi,
  • Une animation « à l’americaine » : un show millimétré permanent, dont chacun est la merveilleuse vedette ; des chansons qui arrivent au bon moment, comme « On the road again » au départ du deuxième jour, ou « Fly away » juste après le speach commercial du blond australien en tenue de commandant de bord qui fait la promotion du survol de l’île en avion,
  • Le trajet en bus 4×4 à fond, sur la plage ou sur les pistes et qui résonne au bruit des « waaahou » du chauffeur à chaque bond.

Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas ma tasse de thé.

Mais Fraser Island, c’est aussi :

  • De belles pistes dans la forêt, sur lesquelles on circule sous une haie d’arbres et qui me rappellent le chemin qui mène à Batejin (en plus large quand même),
  • Une plage d’une longueur infinie,
  • Le lac Mac Kenzie, avec ses eaux bleues magnifiques,
  • Une balade de 2km  entre forêt et dune de sable, qui débouche sur un autre lac magnifique,
  • Deux dingos, observés sur la plage,
  • Un bel océan déchaîné,
  • La Champagne pool,
En résumé, je retournerais bien sur Fraser Island, mais en m’organisant différemment : un petit 4×4, avec 3 autres personnes, une tente et de quoi cuisiner. Je profiterais des campings proches de la plage, en me méfiant des dingos, de la sérénité que l’on doit ressentir dès que les foules des tours opérateurs sont parties.
Parce que Fraser Island, c’est quand même magnifique.