LE DESERT DE TATACOA (du 09/09/2016 au 10/09/2016)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Après une journée dédiée au transport, j’arrive de nuit dans le désert de Tatacoa.
D’ailleurs, ce désert n’en est en réalité pas vraiment un. Ses étendues sont désertiques, on y trouve des cactus et des épineux bien secs, mais il s’agit en fait d’une forêt sèche.
Rouge d’un côté, gris de l’autre, le paysage s’étend à perte de vue.
 ..
Normalement, le soleil y brille et il y fait extrêmement chaud, beaucoup trop chaud.
Mais, avantage ou inconvénient selon les personnes, j’ai plutôt eu droit à un peu de pluie et une belle tempête de vent soulevant la poussière. Pas agréable pour manger, mais beaucoup plus supportable que la météo habituelle.
Toutefois, l’endroit est réputé pour ses nuits étoilées et je n’ai pas pu en profiter, le ciel étant couvert.
 ..
Différentes options sont possibles pour visiter le désert : à pied, à cheval, en vélo, en scooter. L’hôtel où je dors loue tous ces types de véhicules à l’heure, y compris les chevaux, sans accompagnement. Il propose également des tours.
 ..
Je choisis de partir à cheval, mais avec un guide bien sûr ! D’abord parce que je ne suis pas suffisamment à l’aise à cheval pour partir seule, mais également parce qu’il semble facile de se perdre dans la partie grise du désert, à moins de rester sur la route, ce qui manque d’intérêt.
Cette promenade fut un vrai plaisir. Carnaval, ‘mon’ cheval, qui aurait pourtant pu m’en faire voir de toutes les couleurs vu son nom, m’a obéit parfaitement, me laissant le plaisir de passer en tête, de lui demander des arrêts ou des allures différentes de celles du guide, me permettant de profiter du paysage au rythme qui me convenait.
Après avoir parcouru la partie grise, nous faisons une pause dans l’une des piscines ‘naturelles’, qui n’ont de naturelle que l’eau qui y coule (cf. photo) et la vue qu’elles offrent. Puis, nous repartons par la route afin d’observer des formations géologiques en forme de tortue, de crocodiles ou d’iguane. Personnes trop rationnelles, n’aimant pas l’art abstrait ou ayant perdu leur imaginaire d’enfant, passez votre route : il faut un peu d’imagination pour identifier certaines d’entre elles.
Nous rejoignons finalement les hauteurs du désert rouge. Magnifique.
Puis nous revenons à l’hôtel après presque 4 heures de promenades, juste avant que le vent ne se déchaîne.
 ..
Un peu plus tard, malgré la pluie qui vient, qui va, je pars me promener à pied cette fois-ci, dans le désert rouge. Je me dis qu’au moins, mes photos sans luminosité de ce désert ne seront pas communes.
Je profite de la solitude, des cactus en fleurs, des nuances de rouge plus ou moins intense. Puis je rejoins le haut du canyon par un chemin improbable.
 ..
A part le décor, ce fut également pour moi l’occasion d’essayer les nuits en hamac. Je trouve cela tellement confortable pour une petite sieste… mais finalement, je n’ai pas le même ressenti pour la nuit. Un matelas, même mon petit matelas de camping, me paraît plus confortable pour de longues heures de sommeil. Ceci dit, le fait d’être en extérieur est tellement agréable que cela compense et que je recommencerais volontiers.

SALENTO (du 07/09/2016 au 08/09/2016)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Cette fois-ci, pas de long trajet en bus. Un avion pour aller jusqu’à Pereira et un bus local qui me dépose sur la place du village de Salento.
Et me voilà dans la ‘zona cafetera’, la région du café.
 ..
Visite d’une finca de café
Alors bien sûr, je file à la finca de café que m’indique l’hôtel, pour en apprendre un peu sur le processus de production… du café. Je choisis la visite en espagnol, ce qui me vaut le privilège d’avoir un guide pour moi toute seule.
 ..
Après les politesses d’usage (tu viens d’où, tu t’appelles comment), il m’explique que nous allons voir ensemble les 4 étapes du processus : la production et la récolte, la ‘transformation’, la vente et la dégustation.
 ..
Équipés d’un petit panier noué à la taille, nous partons en direction du champs de caféiers.
Ma première expérience consiste à séparer la peau des deux grains de café contenus dans le fruit et à sucer un grain. Tout comme pour les graines de cacao, les grains de cafés sont couverts d’une matière blanche au goût sucré (après quelques recherches, il s’agit d’un couche de pectine).
  ..
Puis, je recommence l’opération,  mais cette fois-ci, c’est pour planter les grains. Mon premier semis de café !
Le guide m’explique ensuite les différentes étapes de la pousse d’un caféier et me présente les 3 grandes variétés de café qui existent :robusta, liberica  et arabica. Cette dernière est d’ailleurs la seule variété cultivée en Colombie. Il s’agit simplement d’une stratégie de marché : la Colombie ne produit que des cafés doux et l’arabica est doux.
Ceci dit, il existe plus d’une centaine de types d’arabica. La finca que je visite travaille avec trois d’entre eux : arabica rojo, arabica amarillo et arabica colombiano et produit un café issu du mélange des 3.
  ..
Et maintenant : à moi de travailler !
Je me balade au milieu des caféiers à la recherche des fruits de couleur rouges, que je cueille et dont je remplis (ou pas) mon panier. Ce qui m’amuse pendant quelques minutes n’est autre que la méthode traditionnelle et unique de récolter le café : un travail fastidieux en fait.
J’apprendrai quelques minutes plus tard que les cueilleurs de café sont payés 500 pesos colombiens (divisez par 3300 pour avoir le prix en euros… : environ 15 à 16 centimes) par kilo. A la pesée, j’ai récolté 1 kg…  non seulement je ne suis pas prête de faire fortune, mais en plus, le guide ne veut pas me payer !
  ..
Tant pis pour moi… Nous poursuivons donc et passons à la transformation.
Une machine, automatique aujourd’hui, manuelle à l’origine permet de séparer la peau, qui sera recyclée en composte, des grains qui atterrissent dans l’eau. Ceux qui flottent seront mis de côté pour produire un café de qualité inférieure.
Les autres, après être restés quelques heures dans l’eau, sont égoutés, puis passés dans une machine où, frottés par une brosse, la pectine qui entoure les grains est éliminée.
C’est ensuite le temps du séchage, sur des grands ‘filets’ sous le soleil ou dans une sorte de soufflerie, lors des deux périodes annuelles de récoltes massives.
La finca que je visite n’est pas équipée pour l’étape suivante qui consiste à séparer une enveloppe, sèche, du grain. Le travail manuel serait trop long. De gros sacs remplis de grains de café partent dans une ville voisine (Armenia) qui dispose de la machine nécessaire. Les grains d’un côté et les enveloppes de l’autre reviendront ensuite à la finca, les enveloppes servant de combustible à la soufflerie.
On y est presque, mais pas tout à fait : un nouveau tri manuel des grains de seconde qualité est réalisé.
Et enfin, les grains sont torréfiés !
  ..
Il ne reste plus qu’à les moudre, faire chauffer de l’eau, filtrer le café et le boire.
  ..
La production de la finca est vendue (avant torréfaction) à 70% à une coopérative d’état (si j’ai bien compris), les 30% restant étant conservés, torréfiés et vendus par la finca, sous sa propre marque (cette répartition n’est pas imposée, chaque finca fait ce qu’elle souhaite).
  ..
Et voilà ! Le tour s’achève sur la présentation des produits vendus, pendant que je déguste ce café et que j’essaie de récapituler tout ce que je viens d’apprendre.
  ..
Je repars comme je suis arrivée : à pied, mais par un autre chemin qui m’amène à un petit village où j’attrape un bus pour les derniers kilomètres de route.
  ..
Vallée de Cocora
Le lendemain, je suis prête pour aller découvrir un autre point d’intérêt de la région : la Vallée de Cocora.
Je monte dans une jeep sur la place du village. Le temps du trajet, je sympathise avec Alex, une américaine qui voyage seule, qui parle vraiment super bien français et qui apprend l’espagnol. Vous vous demandez probablement l’intérêt de le préciser ? Eh bien, c’est tellement rare de croiser des anglophones qui font des efforts pour parler une langue étrangère, que j’avais envie de l’écrire.
Nous passerons la journée à marcher en discutant, rigolant et en profitant des paysages.
  ..
La Vallée de Cocora est réputée pour ses immenses palmiers de cire pouvant dépasser les 50 mètres, qui poussent à une altitude supérieure à 2000 mètres.
Après une ascension boueuse – il a beaucoup plu la veille – et le passage de ponts suspendus comme je les aime – pas longs, pas hauts, mais parfois formés de 3 troncs d’arbre plus ou moins bien agencés – nous arrivons à la réserve naturelle d’Acaime. Nous pouvons y observer quelques colibris et avons la chance de rencontrer une personne d’une communauté amazonienne, parcourant son pays pour promouvoir sa région et expliquer l’importance de préserver la nature.
  ..
Après une longue pause, nous repartons vers une finca, toujours au milieu de la forêt.
Ce n’est qu’après cette nouvelle étape que s’ouvre devant nous, sous un beau soleil, la vallée de Cocora et ses grands palmiers.
Un paysage insolite, que nous observons longuement assises dans l’herbe, avant de reprendre le chemin vers une jeep qui nous ramènera au village.
  ..
  ..
D’ailleurs, Salento est un petit village, dont l’avenue principale se compose de boutiques pour les touristes, mais il y règne une ambiance que je trouve très agréable. Et si je n’arrivais pas à la fin de mon voyage, avec l’envie de découvrir encore quelques lieux, je m’attarderai bien ici, juste pour en profiter.

VIDEO SACHA YACU – Centre de sauvetage d’animaux (du 07/08/2016 au 14/08/2016)

Pour compléter les photos de Sacha Yacu, voici un montage de quelques-unes des vidéos que j’ai filmées sur place.

J’ai fait avec les moyens du bord – applications Android gratuites, puissance de ma tablette – et mon niveau de patience – pour vous montrer le chemin, vous verrez un petit bonhomme faire des sauts de cabri plutôt que de cheminer tranquillement.

Bon visionnage !

VideoSachaYacu from Leslie PLANQUE on Vimeo.

 

LE TREK DE LA CIUDAD PERDIDA (du 28/08/2016 au 31/08/2016)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Petit sac-à-dos bouclé : eau, anti-moustique, crème solaire, chapeau, maillot de bain, lampe de poche, affaires de toilette, quelques vêtements et paires de chaussettes de rechange.
Vêtements confortables enfilés et chaussures de marche aux pieds.
Je suis prête !
 ..
Je suis excitée comme une puce à l’idée de marcher vers la Ciudad Perdida !
J’en ai entendu parler à plusieurs reprises au cours des rencontres de ces derniers mois, et l’article paru dans un magazine de voyage* que j’ai lu lors de mon passage en France a fini de me convaincre : je veux absolument réaliser ce trek.
C’est pour lui que j’ai quitté un peu précipitamment l’Equateur : l’accès à la Cité Perdue étant fermé du 1er au 15 septembre 2016, les derniers départs pour réaliser le trek en 5 jours*** s’effectuent dimanche 28 août et en 4 jours, lundi 29 août. J’avais prevu de le réaliser en 5 jours, pour en profiter un peu plus, et nous sommes… dimanche 28 !
  ..
Jour 1
Le groupe que nous allons former durant les jours à venir se répartit par 6, dans 2 voitures.
Nous profitons des presque 2h00 de trajet pour faire connaissance, au rythme du reggaeton que le chauffeur diffuse.
  ..
Une fois de plus, je me trouve chanceuse, car le groupe est constitué de 5 colombiens, 3 italiens, 2 néerlandais, un américain et moi. Autrement dit : des personnes du pays, pas d’autre francophone et plusieurs nationalités.
Ajoutez à cela le guide et sa femme, appartenant à une communauté locale, et c’est un partage culturel assuré !
  ..
Mais pour l’heure, il est 11h30, nous déjeunons. Nous commençons à nous douter que nos horaires habituels vont être un peu chamboulés, même si nous ne savons pas encore à quel point.
  ..
Puis, il est temps de partir sur les chemins exposés à un soleil brûlant.
Dans un premier temps, l’itinéraire ne ressemble pas à ce que j’avais imaginé. Le sentier s’apparente plutôt à une route (poussiéreuse certes), mais malgré tout, le paysage environnant est joli. Et surtout, ça grimpe bien.
Un premier arrêt, et un premier ravitaillement en eau fraîche (ou coca ou autre pour ceux qui veulent) : sous une sorte de toit, un homme passe sa journée à attendre les allers et venues des marcheurs qui démarrent ou terminent le trek.
  ..
Le groupe se ressoude, tout le monde fait une pause et on redémarre. Le chemin rétrécie un peu, mais les côtés restent encore très dégagés. Nous continuons de grimper jusqu’à notre prochain arrêt où nous sommes accueillis avec de la pastèque fraîchement coupée et un paysage de plus en plus verdoyant, luxuriant.
  ..
Dans l’apres-midi, nous atteignons le village de quelques maisons, où nous allons passer la nuit. Les lits superposés couverts de moustiquaires s’enchaînent sur 3 bâtiments ouverts de tous les côtés.
Récompense bienvenue : nous pouvons plonger dans une piscine naturelle formée par le rio. Bon, j’ai pris l’échelle, mais il n’empêche que ce bain bien rafraîchissant est vraiment agréable. Et en prime, les petits poissons m’offrent une fish pédicure.
  ..
A 17h30, nous passons à table et à 20h30, tout le monde est dans son lit, après qu’Alberto, notre guide nous ait parlé un peu des coutumes des communautés locales.
J’apprends notamment :
  • Qu’il existe 7 lieux sacrés, comme la Ciudad Perdida, dont 5 sont inaccessibles aux personnes n’appartenant pas à l’une des communautés,
  • Que chacune des 4 communautés de la région dispose de son propre style vestimentaire, de son propre langage, de ses coutumes,
  • Que dans la communauté d’Alberto, chacun dispose d’un ‘nom secret’ ; les dates de naissances ne sont pas connues (pour les papiers officiels, les autorités les déduisent des événements qui se sont produits au moment de la naissance : saison des mangues, tel homme présent au village…) ; les personnes sont monogames et ne divorce normalement pas ;  chaque homme marié possède une calebasse (poporo), remplie de poudre de coquillage, qui mélangée à la salive lors de la mastication de feuilles de coca vient épaissir le tour supérieur de la calebasse (au musée de l’or de Santa Marta, le guide nous avait également expliqué que le mélange entre les feuilles de coca machouillées et la poudre de coquillage formait un alcaloïde).
  ..
Jour 2
Réveil à 5h, le jour n’est pas encore levé.
Environ une heure plus tard, nous démarrons notre journée de marche. Il fait déjà très chaud, mais nous sommes abrités du soleil.
Le chemin plus étroit n’a désormais plus rien à voir avec celui de la veille. Nous profitons de la magnifique lumière matinale qui se reflète sur le décor toujours très vert.
Au bout d’une petite heure, longue pause fruits frais. Puis nous repartons.
Contournement d’une grande marre de boue. Je me retrouve à moitié bloquée sur le talus. La prochaine fois, je mettrai les pieds dedans, cela m’évitera ce genre de situation.
  ..
Nous arrivons au lieu du déjeuner à… 8h40. Le temps d’une baignade dans un décor encore une fois sublime, nos vêtements d’hier et d’aujourd’hui ont le temps de sécher.
Ah oui ! Parce que, je vous ai parlé de la chaleur, mais j’ai omis le taux d’humidité. Impressionnant.
  ..
Le repas s’annonce, aux alentours de 10h30, 11h00.
  ..
Lorsque nous nous rechaussons, c’est pour empreinter un chemin qui descend, puis s’applatit quelques temps.
Nous passons devant un village traditionnel, formé de quelques maisons de forme ronde, en bois ; nous traversons des étendues d’herbes hautes ; nous suivons le sentier qui, lui, suit le rio.
Une pause au bord de l’eau.
  ..
Puis nous traversons un pont suspendu. ‘Pas plus de 3 à la fois’, me dit Daniella, le femme du guide.
De l’autre côté, Alberto nous donne l’autorisation de lâcher les chevaux et de partir à l’assaut de la côte qui se présente devant nous. Une bonne grimpette, longue, raide, chaude. En bruit de fond, le tonnerre, inquiétant, raisonne. Je prête plus attention au sol, en terre rouge, grasse, et j’imagine ce qu’il doit devenir avec de la pluie. Je repousse cette idée le plus loin possible.
  ..
En haut, tout en haut, de cette belle montée, nous découvrons une nouvelle ‘buvette’. Le cuisinier du groupe nous attend, une fois de plus, avec de l’ananas fraîchement coupé, sucré, juteux. Un parfait remontant.
Nous resterons ici environ une heure, le temps que le groupe, qui s’étire sur une demie-heure, se réunisse, que tout le monde ait le temps de se reposer et que la pluie, qui maintenant est arrivée, s’arrête.
  ..
C’est ensuite une alternance de descentes et montées qui nous amène jusqu’au pied du Rio qu’il faut traverser.
Jusque là, nous avons croisé de petits cours d’eau, avec des pierres bien positionnées pour faciliter le passage. Cette fois-ci, nous devons retirer les chaussures et remonter le pantalon (je suis en short, mais il faut quand même que je le remonte).
Nous pensons attendre tout le groupe pour traverser, mais un guide nous crie, depuis l’autre côté, que l’eau en train de monter. C’est donc finalement sur la rive opposée que nous attendrons tout le monde.
  ..
Ne reste plus ensuite qu’une vingtaine de minutes de montée pour atteindre le campement du soir. Les plus courageux iront se baigner. Les moins courageux n’approcherons pas l’eau. Moi, j’y trempe les jambes.
  ..
Jour 3
C’est le grand jour !
6h00 du matin, nous marchons silencieux en file indienne, sous un soleil inespéré hier soir.
Nous ‘voyageons léger’ : appareil photo dans la poche, bouteille d’eau à la main.
Les papillons virevoltent, les chants des oiseaux sont notre fond sonore.
Nous retirons une nouvelle fois nos chaussures pour traverser le rio.
Enfin, devant nous, l’escalier tant attendu, composé de 1200 marches**, très inégales. Et au bout de ces marches, la Ciudad Perdida.
  ..
Nous débouchons sur un premier niveau de la cité. Des cercles de pierres délimitent les contours des habitations de l’époque.
Lorsqu’Alberto arrive, il nous fait exécuter un rituel avant de pénétrer plus au coeur de ce site sacré. Nous nous positionnons sur les pierres de l’un de ces cercles (pas n’importe lequel) ; il nous distribue quelques feuilles de coca, nous demande de laisser ici ‘toutes les mauvaises choses de la ville’ (ou de la vie moderne) ; avec notre main contenant les feuilles de coca, nous réalisons le tour de notre tête ; nous déposons les feuilles sur un socle situé au milieu ; puis nous sortons du cercle d’une manière précise.
Dès lors, nous pouvons poursuivre notre visite.
  ..  ..
Nous empruntons un autre escalier, et arrivons sur une partie plus dégagée du village, qui contient la ‘salle’ des hommes et la ‘salle’ des femmes. En prenant encore un peu de hauteur, le décor prend toute son ampleur. Les cercles délimitant ces salles se dessinent nettement, les palmiers et la forêt alentour complètent le tableau.
Nous nous asseyons un bon moment, pour contempler la vue.
  ..
Nous nous dirigeons ensuite vers la maison du Mamo, chef spirituel.
Malheureusement, il ne peut pas nous recevoir.
Alors, nous continuons le tour de la cité. D’autres cercles de pierre indiquent d’autres maison. De-ci de-là, de gros blocs de pierre sont sculptés pour indiquer où se trouvent les différents rio et zones météorologiques de la Sierra Nevada de Santa Marta ou bien, l’emplacement des 7 sites sacrés. Pas de fausse joie, il faut être fortement initié pour comprendre.
Nous croisons également une ancienne ‘cellule’ (prison) : la libération du prisonnier était alors décidé par le Mamo, en fonction du chant des oiseaux.
  ..
Et nous voilà revenus au premier niveau du village.
Nous remontons sur une pierre du cercle qui a servi au rituel lors de notre arrivée, effectuons le tour complet du cercle en restant sur les pierres, puis en ressortons.
Nous pouvons à présent quitter les lieux.
  ..
Mais Alberto nous parle du rite de passage à l’âge adulte (à 12 ans) et accepte de nous emmener au bord de la ‘piscine’ qui sert à cet usage. Cela nous permet de prolonger un peu le moment. Nous nous asseyons encore un fois pour observer, dans une longue pause silencieuse. Nous sommes bercés par le bruit de l’eau dévalant la petite chute qui surplombe la ‘piscine’. Je serai probablement restée là des heures si Alberto n’avait pas sonné le départ. Il nous faut a présent retourner à notre campement pour déjeuner, récupérer nos affaires et reprendre la route.
  ..
Vers 12h00, nous voilà à nouveau sur le sentier de la veille, prêt pour un long après-midi de marche.
Il nous faut à nouveau traverser le rio. Ma tête doit être restée à la Ciudad Perdida, car arrivée sur la rive opposée, je réalise que j’ai laissé mes chaussures de l’autre côté. Daniella a la gentillesse de me les porter, m’évitant une nouvelle traversée.
  ..
A présent, chacun son rythme pour remonter. Au loin, le tonnerre gronde à nouveau. La pluie se forme, petit à petit, jusqu’à devenir torrentielle. Lorsqu’elle cesse, des nuages s’évaporent du sol.
Elle repart de plus belle lorsque nous devons repartir de notre pause. La route est encore longue et nous ne pouvons pas attendre. Nous entamons une belle descente, bien glissante. Celle-là même où, la veille, en pleine montée, je me suis demandée ce que cela donnait sous la pluie. Et bien maintenant, je sais !
  ..
Ce qui est bien avec cette pluie, c’est que malgré la boue, les chaussures finissent propres. Humides, mais propres.
Et puis le trek de la Ciudad Perdida sans pluie, cela n’aurait pas été vraiment le trek de la Ciudad Perdida.
  ..
Jour 4
Une grosse matinée en perspective.
C’est sous un soleil magnifique que nous remontons vers notre campement du premier soir, puis sous un soleil toujours aussi brûlant que nous redescendons vers le restaurant où nous avons pris notre premier repas en groupe. C’est fou ce qu’un sentier peut paraître différent dans un sens ou dans l’autre.
  ..
Nous arrivons fatigués, mais content de ce beau trek.
Et pour célébrer ce dernier moment en groupe, nous achetons et partageons une demie bouteille d’aguardiente, liqueur anisée locale.
  ..
Une voiture où nous nous entassons nous ramène à Santa Marta. C’est l’heure de la douche chaude, des vêtements secs et de la lessive !
  ..
* @Ju : Merci !
** Je n’ai pas compté les marches. Il faut parfois savoir faire confiance à ce qu’on lit dans les guides 😉
*** J’avais effectivement signé pour 5 jours, mais au réveil du deuxième jour, j’ai finalement opté pour 4.

PUERTO LOPEZ (du 20/08/2016 au 24/08/2016)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 ..
Enfin ! Je file sur la côte. Cela fait un moment que je n’ai pas vu l’océan.
La première journée est consacrée au trajet. Un premier bus jusqu’à Guayaquil, puis un autre, jusqu’à… ce qu’il rende l’âme (au moins pour la journée). Vive l’aire de la communication : un autre bus à été dépêché pour nous transporter jusqu’à Puerto Lopez.
 ..
Le lendemain, je pars en bateau à la recherche des baleines à bosse. C’est la pleine saison, les côtes équatoriennes sont sur leur route migratoire et sont une zone de reproduction : les ‘petits’ baleinaux, sont en train de naître.
Nous pouvons observer des bandes de 4 à 5 baleines, jouant de la nageoire latérale, qu’elles sortent et laissent retomber dans un grand éclaboussement, laissant apparaître leur dos rond, leur queue, expulsant l’air qu’elles ont retenu parfois pendant 10 minutes avec ce jet d’eau caractéristique.
Le spectacle est magnifique.
 ..

Ce diaporama nécessite JavaScript.

..
Autre attraction du coin : l’isla de la Plata. Alors, le jour suivant, je remonte dans un bateau et je vais voir les fous à pâtes bleues et les frégates de l’île. Il y a d’autres sortes d’oiseaux, mais qui se trouvent sur des sentiers que nous n’avons pas parcourus (il a fallu choisir).
Quand nous repartons, des tortues, habituées des lieux, nagent autour du bateau (certains les nourrissent, ceci explique cela).
Instant snorkelling. Aujourd’hui, comme il fait beau, je me jette à l’eau, au milieu des bancs de sardines, de poissons noirs à poids blancs, bleus, oranges…
Puis nous reprenons le bateau, à la recherche des baleines. Le spectacle est encore plus merveilleux que la veille : nous avons droit à des sauts a répétition. Impressionnant de voir ces corps gigantesques se propulser hors de l’eau. J’aurais bien voulu en profiter encore plus longtemps, mais il faut rentrer !
  ..

Ce diaporama nécessite JavaScript.

..
Les alentours de Puerto Lopez présentent d’autres atouts, comme le parc naturel de Machalilla. Il est possible d’y marcher, ou de se poser sur l’une de ses belles plages. C’est mon programme de ce 3ème jour. Je me joins à un français rencontré à Baños et retrouvé ici et à une espagnole travaillant à l’université de Riobomba, pour aller passer un moment sur la plage de Los Frailes.
  ..

Ce diaporama nécessite JavaScript.

..
Puis, j’hésite, j’hésite… quelle sera la suite de mon voyage ?
Il y a encore beaucoup d’endroits que je voudrais voir en Équateur, comme, par exemple Loja et Vilcabamba plus au sud, Mindo au Nord-Ouest, Ibarra au Nord-est de Quito, l’Amazonie du côté de Cuyabeno… Je n’aurais pas le temps de tout voir, alors je me demande si j’en profite encore un peu ou si…

BAÑOS (du 05/08/2016 au 06/08/2016, puis du 15/08/2016 au 16/08/2016)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

  ..
Je serai bien restée un peu plus longtemps à San Francisco de Cunuguachay, mais je veux aussi continuer ma route, alors aujourd’hui, je remets mon sac sur le dos.
Pas de taxi cette fois. Je pars à pied avec les 3 bénévoles rencontrés la veille. Notre espoir : que quelqu’un nous prenne en stop. C’est après une grosse demi-heure de marche sans croiser de voiture passant dans notre direction que nous abdiquons. Nous appelons un taxi. Et à peine 30 secondes après, une voiture s’arrête. On annule le taxi, on charge nos sacs à l’arrière du pick-up et on monte avec. La personne nous dépose au village suivant où nous attrapons un bus quelques minutes plus tard. Nos chemins se séparent au terminal de bus de Riobamba, où ils montent dans un taxi pour rejoindre le lieu d’une autre mission de volontaires et où je monte dans un bus en direction de Baños.
  ..
Une fois installée à l’auberge de jeunesse, je profite du reste de l’après-midi pour visiter un peu la ville et aller dans l’un des bains chauds : les thermes de la Vierge.
Maillot de bain enfilé : check, bonnet de bain sur la tête : check, affaires au vestiaire : check, douche froide : check. L’une des personnes qui travaille là m’indique par quel bassin commencer : celui qui fume et qui déborde de monde, au fond, près de la chute d’eau éclairée en vert. Je me glisse entre locaux, qui a priori remplissent les bassins en fin de semaine, et touristes. Quand j’en ai marre, je tente le second bassin, dans lequel, chaque mouvement est l’occasion de sentir l’eau brûlante le long de mon corps. Je tiens… 2 minutes, puis je plonge mes jambes dans le minuscule bassin d’eau froide. Je n’ai pas le courage d’y rentrer totalement, mais c’est déjà très agréable.
Je repars d’ici encore plus détendue qu’en arrivant.
Et pour rester dans le thème relax, je dîne au restaurant qui jouxte l’auberge, dans lequel je peux entrer sans repasser par l’extérieur. Rien de local, mais un feu brûle dans la cheminée centrale et je dîne confortablement assise sur matelas et coussins, en chaussettes.
  ..
Le lendemain, je décide de me dégourdir les jambes en marchant jusqu’au Mirador de la Virgen. Une, deux, trois, cent, deux-cents, trois-cents… Les marches n’en finissent pas. Au moment où je décide de faire une pause, j’aperçois les 3 françaises déjà croisées à la Laguna de Cuicocha, puis au Cotopaxi. Et nous voilà reparties à discuter prochaines destinations, partage de bons plans, projets d’après voyage… un vrai plaisir cette pause. Elles m’apprennent aussi que le mirador n’est plus très loin. Effectivement, 2 minutes me suffisent pour y arriver.
Mais je me suis fixée un autre objectif : marcher jusqu’à la Casa del Arbol, qui domine la vallée et permet de bien voir (quand la météo est bonne) le volcan Tungurahua.
Je papote encore un peu, avec une personne qui entretient l’accès à une balançoire (Et hop ! Un nouveau mot à mon vocabulaire espagnol). Le monsieur m’indique le chemin, on plaisante sur la durée qu’il me donne pour y aller (1heure, mais 1 heure équatorienne ou française ?), on papote* encore un peu, puis je redémarre. Ça grimpe bien, mais ça reste accessible. Jusqu’à ce que j’arrive à un embranchement. Choix cornélien : je pars à gauche ou à droite ?
Je devrais la savoir, depuis le temps que je me fréquente, dans une telle situation, si je décide de partir d’un côté, je dois impérativement partir de l’autre. Comme tous les chemins mènent à Rome, j’arrive quand même à destination, mais en mettant plus de temps, sur un chemin parfois boueux et surtout très raide. Probablement plus amusant aussi.
  ..
La Casa del Arbol, c’est un endroit beaucoup plus touristique que je ne le pensais, particulièrement en plein week-end. En même temps, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mon objectif était de marcher.
Lorsque j’arrive, il y a une personne qui indique aux voitures dans quel parking aller. Sur ma gauche, des maïs et des bananes plantins grillent sur un barbecue et sur ma droite, un panneau m’indique qu’il faut encore monter un petit peu. A l’entrée du terrain sur lequel se trouve la Casa del Arbol, il faut payer 1 dollar. Et je suis repartie dans une discussion* avec le monsieur qui fait payer l’entrée. ‘Vous êtes venue à pied ?!’ (je crois que je suis un peu rouge et en sueur, je vous ai dit que ça grimpait), ‘Vous avez pris quel chemin ?’ (c’est là que j’apprends que l’autre était plus rapide et plus facile, et il me montre sur la carte des chemins environnants où je suis passée et où j’aurais pu passer). J’abrège notre discussion lorsque la file d’attente pour l’entrée s’allonge.
Me voilà sur le terrain sur lequel je repère des balançoires vertigineuses permettant de faire de belles photos et la fameuse Casa, construite dans un arbre. Je profite de l’endroit jusqu’à ce que la pluie s’invite.
  ..
Pour repartir, j’ai plusieurs options : marcher sous la pluie, attendre 2 heures que le bus arrive, prendre un taxi qui coûte cher, ou demander a des personnes de me redescendre. Et je suis relancée dans une longue discussion sur Cuba, la Colombie et le Pérou avec le couple d’allemands, psychologues en mission, qui me ramène en centre ville dans leur voiture de location.
  ..
Et pour la soirée, je retourne au même resto où je me joins à une de mes colocataires de chambre pour… papoter.
  ..
  ..
Après une semaine dans la selva amazonienne, je reviendrai à Baños, pour me reposer un peu et enfourcher un vélo afin de rouler le long de la ‘route des cascades’. Indiquées dans les différents guides, cette route suit un itinéraire en descente (ouf !) et permet d’observer quelques chutes d’eau. La dernière vaut le détour.
Il est possible de l’observer du haut, il paraît que c’est joli, ou du bas. C’est de là que je l’ai vue, la cascade Pailon del Diablo. Bruillante, rafraichissante et belle. J’en profite pour passer derrière. Ma douche est prise !
Et si ça descend à l’aller, c’est que ça remonte au retour, alors le vélo et moi atterrissons à l’arrière d’un camion, comme tous les autres vélos et personnes arrivés jusque là.
  ..
  ..
*Je crois avoir oublié de le dire, alors je profite de cette note de fin d’article : les équatoriens sont des gens vraiment super gentils, accessibles, aidants, souriants. J’en profite pour pratiquer au maximum mon espagnol.

LATACUNGA, LA LAGUNE DE QUILOTOA ET LE PARC NATIONAL DU COTOPAXI (du 29/07/2016 au 31/07/2016)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

  ..
Otavalo – Latacunga, ce sont moins de 200 kilomètres. Mais en transport, c’est :
    • Un premier bus pour aller d’Otavalo au terminal de bus Carcelen, au Nord de la ville de Quito,
    • Le bus interne à Quito, qui traverse les 26 km reliant le terminal Nord au terminal Sud de Quito (Quitumbe). Ou, pour les plus flemmards, comme moi, 3/4 d’heure de taxi quand ça roule bien. Le prix n’est évidemment pas le même,
    • Puis enfin, un bus qui part du terminal Quitumbe, direction Latacunga.
Chaque bus a son lot de vendeurs de nourriture, de glaces, qui montent et descendent au gré du parcours. Toujours animés. Et parfois, on a même droit à un film (en espagnol bien sûr).
  ..
J’arrive donc à Latacunga en milieu d’après-midi et j’en profite pour faire un tour, rapide, de la ville. Quelques monuments coloniaux, des boutiques de tout et de rien, surtout de vêtements.
Je m’aventure dans le marché couvert pour faire quelques courses, mais à cette heure, je ne trouve que des bouchers et poissonniers. Qu’à cela ne tienne, j’ai déjà repéré un vendeur de fruits et légumes et un super marché sur la route qui va de l’hôtel au centre-ville. Je fais donc mes petites emplettes sur le retour. Je me sens un peu gênée d’acheter tout par un : une carotte, un oignon, une tomate, un avocat, un fruit de la passion et quand même, deux bananes… le tout pour la modique somme de 1 dollar.
  ..
Petit point concernant les prix (en général) :
    • Les fruits et légumes ne sont vraiment pas chers (cf. ci-dessus),
    • Un menu déjeuner au restaurant est économique : une soupe, un plat avec viande, riz, banane, salade et parfois haricots rouges ou légumes, un jus de fruit et un dessert léger peut démarrer à 2,50 dollars,
    • Le prix grimpe rapidement pour un repas du soir au restaurant. Là, plus de menu. On est souvent autour de 8 à 10 dollars le plat, voire plus. Peut-être parce que je n’ai testé que des restaurants touristiques. Il est toutefois possible de s’en sortir pour moins de 3 dollars dans les ‘rôtisseries’, avec un menu composé d’une soupe et d’un plat avec une bonne part de poulet, frites et riz. C’est une question d’équilibre (Francis Cabrel !),
    • Les bus courtes ou longues distances sont vraiment économiques,
    • Pour les taxis, c’est un peu différent. Beaucoup, beaucoup, beaucoup plus chers que les bus, ils restent bien moins chers qu’en France. Mais, même en négociant le prix avant de monter dans la voiture, il se peut qu’à l’arrivée le chauffeur demande plus,
    • Concernant les hébergements, je suis partagée. Lorsque j’en recherche un, je trouve les prix, en majorité, assez élevés pour des hébergements de type auberges de jeunesse. Mais finalement, pour le moment, je m’en suis sortie quasi-systématiquement pour 10 euros ou moins.
//Fin du point sur les prix
  ..
Une fois revenue à l’auberge, je profite des espaces communs, très agréables tant que le soleil brille. Je prépare mon programme des jours suivants et je papote. L’auberge est remplie de francophones.
  ..
La Laguna de Quilotoa
Aujourd’hui, je me rends au Quilotoa, un volcan dont le cratère est rempli d’eau, la Laguna de Quilotoa, et qui culmine à un peu plus de 3900 mètres.
Il est possible de descendre jusqu’au lac, d’y faire du canoë, puis de remonter à pied ou à cheval. Il est également possible de faire le tour du lac, par les crêtes.
Encore un tour de lac ! Eh oui. Mais de mon point de vue, plus physique que le tour de la Laguna de Cuicocha. Un peu plus long, un peu plus d’ascensions et de descentes tout au long et surtout, beaucoup plus vertigineux, lorsque l’on suit le sentier qui longe la paroi. Mais à ces endroits du parcours, il existe toujours un sentier qui passe de l’autre côté de la crête. Je suis revenue par 2 fois sur mes pas pour prendre ‘l’itinéraire bis’.
Finalement, entre les discussions avec les personnes croisées,  les demi-tours, la marche, au gré d’une météo venteuse, grisâtre, pluvieuse, ensoleillée, je boucle le tour en 4h30. J’ai une heure pour profiter encore un peu des points de vue, d’un thé bien chaud et j’attrape le dernier bus direct pour revenir à Latacunga.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 ..

Le Parc National du Cotopaxi

Ouvert ou fermé ? Avec ou sans guide ? J’y vais ou je n’y vais pas ?

J’ai tellement de sons de cloche différents que je ne sais pas bien ce qu’il en est.
En fait, le volcan du Cotopaxi, entrée en éruption (de cendres) il y a quelques mois, est inaccessible. Mais le Parc National est bien ouvert. Il est donc possible d’aller profiter de la vue, de faire le tour d’un lac marécageux et de visiter le musée du parc.
Un peu frustrant car, l’ascension du volcan, même jusqu’au premier refuge, n’est pas autorisée *, mais je décide de m’y rendre quand même.
  ..
Je monte dans un  bus qui me dépose sur le bord de la Panaméricaine. L’accompagnateur du chauffeur de bus (parce qu’il y a toujours un accompagnateur du chauffeur, c’est lui qui s’occupe de faire payer le trajet), hèle un taxi-guide qui se trouve de l’autre côté de l’autoroute. Et nous voilà partis pour le Parc National du Cotopaxi, à quelques kilomètres de là.
Après un tour en voiture dans le parc, avec en décor de fond le volcan qui semble vouloir se découvrir mais qui a encore la tête dans les nuages, nous nous arrêtons autour du lac. Emmitouflés dans nos vestes nous protégeant du vent, nous avançons alors que le ciel se dégage peu à peu, jusqu’à ce que le sommet enneigé du volcan soit visible.
Sur le chemin du retour, le guide me dépose à hauteur d’un chemin qui me permet d’aller jusqu’au petit musée en marchant. Il ne me dit pas ce qui m’attend. Je suis donc toute émerveillée devant le canyon qui s’ouvre sur le côté du chemin.
Après la visite du musée,  nous rejoignons l’autoroute.
Laissée à l’abandon sur le bord de la route, je dois prendre un bus direction  le terminal de Latacunga. Je ne vois que trop tard la direction indiquée sur les bus qui passent. Après en avoir laissé filer quelques-uns, je décide de faire signe à tous les bus, pour qu’ils s’arrêtent.  Et je finis par monter dans celui qui me permet de rentrer !
  ..
Malgré mes hésitations, je suis très contente de m’être approchée de ce volcan qui me fait rêver depuis longtemps. L’ascension, ce sera pour une prochaine fois.
 ..

Ce diaporama nécessite JavaScript.

* L’accès au volcan devrait être réouvert le 05/08/2016… seulement quelques jours plus tard. Mais comme me dit le guide : ‘peut-être’.

OTAVALO ET SES ENVIRONS (du 24/07/2016 au 28/07/2016)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Otavalo, c’est un village à 2 heures de bus au Nord de Quito.
En paysage alentour, des volcans ; en son centre, un marché artisanal, des boutiques ; un peu plus excentrés, le marché couvert, vendant essentiellement de l’alimentation, et le marché aux animaux, qui se tient le samedi – c’est lui qui fait la réputation d’Otavalo – et en fond sonore la musique du camion du livreur de bouteilles de gaz, qui semble sillonner la ville à longueur de journée.
Les tenues sont traditionnelles : haut blanc brodé de fleurs colorées, ceinture tissée (la ville regorge d’ailleurs de boutiques de tissus et de fils à broder) et jupe pour les femmes, pantalon blanc, poncho et chapeau pour les hommes. Cheveux longs pour tout le monde.
Au delà de tout cela, Otavalo, c’est aussi le point de départ de quelques randonnées. Notamment :
  • Balade à la Cascade de Peguche, un village voisin. Plusieurs chemins possibles, mais quel qu’il soit, au bout, la petite cascade est bien présente. Ça permet de prendre l’air. Et en ce dimanche après-midi, on sent bien que c’est une promenade prisée des habitants du coin. Les enfants profitent d’ailleurs d’un bassin d’eau pour jouer dedans.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

  • Le lac Mojanda et l’ascension du Fuya Fuya. Un guide, un couple d’Allemands et moi. Un départ en voiture d’Otavalo pour rejoindre la Laguna de Mojanda et s’attaquer à la petite ascension du volcan Fuya Fuya (environ 2 heures), une randonnée d’acclimatation à l’altitude, qui part de 3700 mètres et monte à 4200 mètres.
Fuya signifie nuage en Kichwa, le dialecte local. Et quand le mot est doublé, cela a vocation à l’amplifier. Autrement dit, Fuya Fuya signifie très nuageux. Mais nous avons été gâté, car la météo a été plutôt bonne, le vent dégageant les nuages et laissant apparaître par intermittence la vue sur les sommets et lacs environnants.
Le début de la randonnée grimpe déjà un peu, mais ce n’est rien en comparaison de ce qui nous attend plus loin. Ici, pas de zig-zag pour apaiser les jambes et le coeur des marcheurs, on file en ligne droite vers le sommet, au milieu des herbes hautes. Sur le côté on aperçoit une grande traînée d’herbes jaunies et aplaties. Sûrement, la trace d’un éboulis. Enfin, c’est ce que nous nous sommes dit, tant la pente nous paraissait raide, mais finalement, ce n’est ‘que’ le chemin du retour. L’arrivée au sommet nécessite une petite escalade, ce qui me ravit, moi qui ai le vertige. Mais passés ces quelques mètres, aidée du guide, tout va pour le mieux et le sommet (tout plat) est atteint !
La descente, qui nous effectuons par l’autre côté, est moins glissante, mais tout aussi raide que la montée. Et surtout plus facile 😊
Bon, j’en rajoute un peu… En fait, ce n’était pas si difficile.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

  • El Parque Del Condor. J’avais bien dit qu’on m’y reprendrait à aller dans un parc animalier. Je voulais une petite journée de repos entre l’ascension du Fuya Fuya et mon programme du lendemain, mais je ne voulais pas ne rien faire non plus. Sur recommandation de plusieurs personnes, je me suis rendue au parc de la fondation.

Seuls 2 condors sont présents… et c’est tant mieux. Et en plus, pour une fois, j’avais déjà eu l’occasion d’en observer en pleine nature au Pérou (au Canyon de Colca), alors, tout va pour le mieux.

C’est de l’arnaque ? Mais non, le parc héberge une variété d’autres rapaces assez impressionnante. Alors bien sûr, ils sont en cage. Bien sûr, ça m’a fait un peu mal au coeur. Mais les cages sont en fait de grandes volières, très bien entretenues. Les oiseaux ne sont pas nombreux par volière, généralement 2. Et les mieux dressés présentent, avec leurs soigneurs, un beau spectacle 2 fois par jour. De l’aigle royal, emblème des États-Unis, que l’on peut voir s’élancer seulement sur autorisation du soigneur, voler au loin, très loin, parfois à perte de vue, puis revenir quelques minutes plus tard, et repartir, à la toute petite chouette qui arrive en fin de spectacle en équilibre sur un gant que tous les enfants (petits et grands) enfilent tour à tour, en passant par l’excité qui court autour du soigneur pour avoir un morceau de viande en plus, j’ai passé un bon moment. Le décor, dégagé sur la vallée, ne gâche rien. Et sur la droite, on peut distinguer très clairement le coeur présent sur le volcan Imbabura.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

  • La Laguna de Cuicocha, avec ses deux petites iles. Un bus jusqu’à un petit village, puis un taxi pour aller jusqu’au lac d’altitude, situé à 3246 mètres. Là, plusieurs options : observer le lac depuis une première plate-forme ; observer le lac depuis une plate-forme située un peu plus bas au niveau du restaurant, voire prendre un bateaux pour naviguer sur le lac ; marcher jusqu’au premier mirador ; ou faire le tour du lac par le haut.
J’ai choisi cette dernière option. Ça monte un peu, ça descend un peu, ça remonte, et comme ça tourne, le lac se situe toujours sur notre gauche… ou droite si vous faites le tour dans l’autre sens.
Puis probablement au 3/4 ou 4/5 du lac, le chemin bifurque et s’éloigne du lac, traverse une forêt de pin odorante, pour malheureusement finir sur une route bitumée pour environ 25 minutes, avant de revenir à l’entrée du site.
J’ai une bonne heure à patienter avant le retour du taxi avec qui j’avais convenu de mon heure de retour (en réalité, ce n’est pas nécessaire, car il y a beaucoup de taxi qui font l’aller – retour toute la journée).
Sur mon chemin, j’aurais croisé quelques groupes, mais surtout l’homme à la machette et au téléphone portable… C’est un peu inquiétant d’être prise en photo par cet homme qui ne m’a rien demandé, alors que je suis moi-même  en train de prendre une fleur en photo (avis aux connaisseurs : ce n’était pas la personne du groupe qui prend en photo toutes les autres personnes du groupe en train de faire la même photo). Mais finalement, c’était un employé du parc qui faisait le tour, comme tous les jours et qui me donne quelques renseignements.
Et finalement, je trouve d’autres personnes pour monter dans le même taxi que moi et rentrer directement à Otavalo !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

SANTA CRUZ – Le retour (le 13/06/2016 et le 14/06/2016)

 01_PhotoGrid_1420075945643
Le jour du départ approchant, je retourne sur l’île de Santa Cruz, qui me permettra de rejoindre facilement l’aéroport le 15/06/2016. Pas de programme particulier. Juste détente et tenter de trouver un bon WiFi, pour mettre le blog à jour. Mais c’est mission impossible.
Alors à la place, je retourne sur la merveilleuse plage de Tortuga Bay, pour profiter une dernière fois des iguanes marins, de la superbe plage de sable blanc et d’une mer bleue claire.