SALKANTAY TREK (du 25/04/2016 au 29/04/2016)

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Jour 1
Ce matin, départ à 5h00 pour un trek de 5 jours dont le ‘but ultime’ est le Machu Picchu.
5h40, le minibus qui fait la tournée des hôtels pour récupérer les participants passe enfin me chercher… No comment…

Aujourd’hui, nous démarrons tranquillement de Mollepata (3000 mètres) à Soraypampa (3700 mètres). Ça monte un peu, bien sûr, mais le chemin est facile et nous ne portons que nos affaires de la journée  (eau, snacks, gants, bonnet,  crème solaire, antimoustique et bien sûr, appareil photos…). Le reste est porté par des chevaux.
Nous arrivons au campement pour le déjeuner. Et nous comprenons vite que nous n’allons pas mourir de faim ces prochains jours.
Après un temps de repos, nous nous confrontons un peu à l’altitude en montant jusqu’à un très beau lac situé à 4100 mètres. Là, la difference se fait rapidement entre ceux qui ont l’habitude de marcher et ceux qui ne l’ont pas, ceux qui sont déjà acclimatés à l’altitude de ceux qui ne le sont pas.
Arrivés au lac, les plus courageux plongent, quelques secondes à peine, dans ce lac très frais. Pour ma part, excuse ou pas, je n’ai pas pris mon maillot de bain et je n’y trempe que les pieds…
De retour au campement, nous sommes accueillis par une odeur de pop-corn et autres maïs grillés, notre ‘goûter apéro’ quotidien, accompagné d’une infusion de coca. A peine terminé, c’est déjà l’heure de passer à table.
Et quand à la fin du repas, nous sortons tous de la tente commune, c’est pour observer un ciel magnifique, rempli d’étoiles et dans lequel il est possible de voir nettement la voie lactée. Pas de mot pour décrire ce spectacle que j’apprécie toujours autant.
Et pour que l’expression ‘à la belle étoile’ prenne tout son sens, j’aurais bien installé mon matelas et mon duvet dehors, mais il fait trop froid. Je regagne ma tente, pour une fraîche nuit de sommeil, mais bien équipée du sac de couchage que j’ai loué pour l’occasion, le mien ne tenant pas des températures aux alentours de 0 degré.

Jour 2
5h00, on ‘toque’ à la tente. C’est le ‘room service’ qui, pour nous réveiller tranquillement et nous éviter le mal de l’altitude, nous sert une infusion de coca. Rdv dans 30 minutes pour le petit déjeuner, toutes affaires rangées.

Aujourd’hui, ça ne rigole pas. Une grosse journée nous attend. La météo est avec nous, c’est parfait : pas trop froid, pas trop chaud, un peu de soleil, mais pas trop.
Ce matin, 3h de montée. Notre objectif : le Salkantay.
Le Salkantay, c’est une montagne sacrée, dont le sommet culmine à environ 6300 mètres. Mais comme elle est sacrée, son sommet n’est pas accessible. Nous passerons donc sur le point le plus haut accessible de cette montagne : 4620 mètres.
Le chemin est agréable, bien que très fréquenté par les marcheurs et les chevaux porteurs de nos affaires et des moins courageux qui s’offrent leurs services pour atteindre l’objectif. Par endroit, je croise des petites plaques de glaces qui craquent sous mes pas.
Le groupe s’étire et se regroupe au fil des ascensions et des pauses, et tout le monde arrive ‘au sommet’ en marchant, pour poser sa pierre, apportée d’un peu plus bas, dans le grand champs de cairns, en offrande à la Pachamama.
Bon, encore une fois, je me trompe avec cette histoire de pierre et d’offrande et finalement, le guide nous explique que ce n’est pas là que nous devons la poser… Je choisis donc une nouvelle pierre et nous partons à environ 20 minutes de là pour arriver sur une vue magnifique qui domine un lac d’altitude.
Une fois tous regroupés, le guide sort trois feuilles de coca, une pour le condor, une pour le puma et une pour le serpent, nous remercions la Pachamama. Il nous verse un liquide dans les mains et nous dit de respirer. Pas d’inquiétude, ce ne sont que des essences naturelles, qui débouchent bien les bronches – j’hésite à en acheter pour ramener en France, mais finalement je ne vois pas bien l’intérêt de s’ouvrir les bronches à Paris, pour respirer la pollution. Nous posons ensuite nos pierres, au dessus des 3 feuilles de coca, de la plus grande à la plus petite, profitons encore un peu de la vue, puis reprenons la route.
Une petite avalanche nous offre un spectacle sans danger, car elle n’est pas sur notre route.
Encore une heure et demi ou 2h d’effort (en descente) et nous atteignons l’endroit où nous déjeunons.
Une petite sieste au soleil et nous repartons pour 3h de marche, toujours en descente et atteignons notre nouveau campement, Collpapampa, à 2700 mètres.
Une bonne journée,  récompensée par une douche ! Froide ou chaude pour ceux qui veulent payer. Et bien sûr, nos pop-corn, maïs grillés et infusions de coca. Repas, puis direction la tente, parce que la journée à été longue.

Petit plus de la journée : j’ai enfin goûter l’inkacola, boisson péruvienne, gazeuse, sucrée, au goût de bonbon. Ce n’est pas pour moi… je m’en doutais, mais maintenant, j’en suis sûre.

Jour 3
On se fait vite aux bonnes choses : ce matin, c’est à 5h30 que l’on nous apporte une infusion de coca dans nos tentes.
La grosse journée et l’altitude sont derrière nous.
Une petite matinée de marche et nous sommes récupérés par un minibus pour nous conduire au campement du jour, à Santa Teresa, à 2000 mètres.
Le programme de l’après midi, c’est ‘bains chauds’. 2 options sont possibles après le repas : sieste ou marche jusqu’aux bains chauds. Nous partons à 5 sur le chemin boueux qui longe la rivière. Et quand le reste du groupe arrive en minibus, nous sommes sur le point d’entrer dans le premier bassin. 2h00 de baignade, papotage, …
Et rebelotte : pop-corn, maïs grillé, infusion de coca, repas. Mais ce soir, comme nous sommes moins fatigués, nous prolongeons la soirée assis dans l’herbe autour d’une bougie et de bouteilles de vin, chiliens ou argentins. C’est la pluie qui sonne l’heure du couché.

Jour 4
Alors aujourd’hui, c’est vraiment tout tranquille. J’ai finalement décidé de me joindre au reste du groupe pour aller faire de la tyrolienne. Je ne voyais pas l’intérêt, sachant que j’en ai bien profité au Costa Rica,  mais je voulais rester avec le groupe.
Ce matin, c’est donc tyrolienne.
Puis, direction Hydroelectrica, en minibus, où nous déjeunons avant de marcher 2h, le long d’une voie ferrée, pour rejoindre Aguas Calientes.
Finies les tentes, ce soir, nous sommes dans des vraies chambres, avec des vrais lits et des vraies salles de bain avec de l’eau chaude.

Jour 5
Nous y voilà ! Le Machu Picchu ! Ça se mérite !
Enfin, si on choisit de le mériter. Parce que l’on peut également y aller directement en bus.

Mais comme je fais effectivement partie de ceux qui ont choisi ‘de le mériter’,  le réveil sonne à 4h et à 4h30, nous partons, direction le premier point de contrôle pour entrer au Machu Picchu. Passeport et billet d’entrée en main, nous attendons l’ouverture de ce contrôle qui nous permettra ensuite d’emprunter le chemin, fait de marches  (1700 selon certaines sources), qui conduit à l’entrée du site.
En mode défi, nous grimpons sans nous arrêter et au bout de 40 minutes, nous retrouvons notre guide, arrivé là  en bus. Il n’est pas encore 6h et nous devons attendre l’ouverture.

Encore une fois, la météo est avec nous.  Le ciel est dégagé,  alors que la veille, il n’était pas possible de voir quoi que ce soit avant 14h. Sur la journée que nous passerons au Machu Picchu, nous n’aurons que quelques nuages clairsemés qui nous permettrons de faire de belles photos.

Mais pour l’instant, nous partons pour deux heures de visite guidée. Les constructions, les temples, les habitudes des incas, la Pachamama…
Vers 10h, nous faisons une pause déjeuner. Bien organisés, tout le monde a acheté de quoi faire des sandwichs, la veille, à Aguas Calientes. Il y a bien quelques petites choses à acheter au Machu Picchu, mais les prix sont exorbitants pour le pays.
Puis, ceux qui sont encore mieux organisés et ont acheté leur billet à l’avance, filent vers l’entrée du Wayna Picchu, le mont que l’on aperçoit sur quasiment toutes les photos du site. Pour les autres, nous partons vers la ‘porte du soleil’ où nous attend une vue qui surplombe le village du Machu Picchu et le Wayna Picchu.
Wahou… de longues minutes, posés dans l’herbe, à profiter de cette vue, réchauffés par le soleil.
Et dire que c’est par cette entrée qu’arrive le trek du ‘chemin de l’inca’. Quelle récompense…

Nous continuons à profiter du site et nous partons pour le ‘pont inca’. Marche facile, courte, un peu vertigineuse par endroit. Et n’espérez pas marcher sur ce pont. A flanc de falaise, conservé ou restauré, mais dans un état qui ne permettrait probablement pas de traverser. On devine à peine le chemin qui devait être emprunté à l’autre extrémité. De toute manière, une porte en empêche l’accès.

Encore un petit tour et nous décidons de retourner en ville, pour attendre notre train qui nous ramènera vers Ollantaytambo, où nous prendrons un bus pour Cusco.
Mais avant de descendre, je tamponne mon passeport du beau ‘timbre’ du Machu Picchu.

En synthèse :
Comme toujours, je suis ravie d’avoir marché pour atteindre un aussi bel endroit, chargé d’histoire, de traditions, pour sortir des villes et prendre l’air.
Sur ces 5 jours, 2 sont vraiment très faciles, pour les autres, ça dépend de la forme physique et de l’acclimatation à l’altitude.

2 réponses sur « SALKANTAY TREK (du 25/04/2016 au 29/04/2016) »

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