TRUJILLO (le 19/05/2016 et le 20/05/2016, puis du 26/05/2016 au 29/05/2016)

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Trujillo, ville de la province de la Libertad. Sa plaza del armas (surprenant ?!). Sa cathédrale. Son architecture en partie coloniale. Sa route circulaire qui entoure le quartier historique. Sa rue piétonne.
Ici, je n’ai pas rencontré de tourisme européen ou nord américain de masse, mais plutôt des personnes d’Amérique Latine ou des enfants en sortie scolaire venus visiter le patrimoine culturel et historique de leur pays. Elles sont loin, toutes ces personnes de Cusco qui interpellent les touristes à tous les coins de rue pour leur vendre la même excursion.
A Trujillo, fini l’effort physique pour moi. Je plonge dans le culturel, avec la visite :
  • Du site archéologique de Chan Chan,
  • Des Huacas del sol y de la luna, et du petit, mais très intéressant, musée associé. Il explique notamment à quelles occasions et comment se déroulaient les sacrifices humains, comment ont été construits les deux temples, …
  • Du musée archéologique de Trujillo, qui présente les différentes civilisations de la région de la Libertad au fil des siècles, leurs outils, poteries, armes… et c’est dans la petite cour de ce musée que j’ai eu la chance d’assister à une démonstration de Marinera, danse traditionnelle locale pleine de séduction, de mouchoirs qui tournent et de robes qui virevoltent. Je n’ai pas osé participer à la séance d’apprentissage : je ne suis déjà pas particulièrement douée dans la synchronisation de mes mouvements – pour preuve, les différents cours de step que j’ai pu suivre durant lesquels je me suis systématiquement retrouvée à contre-courant des autres participants – et mon espagnol n’est pas assez bon pour que je sois capable de comprendre et dans le meme temps, d’effectuer immédiatement le mouvement demandé. Bref, j’ai regardé !
J’ai aussi pu observer les préparatifs d’une fête religieuse et profiter d’un coucher de soleil sur la plage de Huanchaco.
A Trujillo, j’ai également :
  • Mangé une super bonne viande rouge, bien saignante, accompagnée de légumes savoureux. Ça n’a l’air de rien comme ça, hein ? Mais après quelques mois de poulet ou viande rouge très cuite, c’est un régal,
  • Eu l’occasion de comprendre qu’être gauchère / gaucher pouvait encore être mal vu dans certaines parties du monde. La scène se déroule dans un petit café local. Je suis accompagnée d’un péruvien avec qui je discute et dans le même temps, j’ecris. Quand, tout à coup, le monsieur assis à la table d’à côté commence à interpeller mon accompagnateur : ‘mais elle écrit de la main gauche !’… je n’ai pas la suite, la conversation est trop rapide, mais le ton est inammicale et j’ai eu confirmation que c’était bien le fait que je sois gauchère qui était problématique. J’ai donc continué… a écrire de la main gauche, parce que de la droite, ce n’est pas lisible.
  • Eu une grande discussion amusante avec une australienne et une colombienne sur la manière dont les gens se comportent ou s’adressent les uns aux autres selon la culture. Au coeur de la discussion, les fameux ‘hugs’ très présents dans la culture anglosaxonne, mais peu fréquents en France (jai fini par m’y habituer) et les ‘mi amor’, ‘linda’,… qu’un ou une inconnue à qui vous avez demandé votre chemin, par exemple, va utiliser pour s’adresser à vous dans les pays d’Amérique Latine (en tous cas, ceux dans lesquels je suis allée). On est d’accord ? Le jour où, à Paris, je demande une information à quelqu’un que je ne connais pas et que la personne me répond ‘Prends à droite, puis à gauche mon amour’, ou ‘Je vais t’accompagner ma belle’, je me demande ce qui ne va pas ?

HUARAZ ET CHEMIN VERS… LA SUITE (le 17/05/2016 et le 18/05/2016)

Après un trek, c’est repos !
Et donc, aujourd’hui, je profite de l’hôtel et surtout, surtout, je m’organise pour la suite du voyage.
Parce qu’en fait, je pensais qu’il me restait un peu plus de 2 semaines avant d’aller aux Galapagos, mais finalement, c’est plutôt une semaine et demie.
Et je boucle. Je n’arrive pas à me décider : est-ce que je vais en Équateur maintenant ou est-ce que je continue mon voyage vers le nord du Pérou à la découverte de nouveaux lieux ?

Comme à un moment, il faut choisir, je reste au Pérou et je prends un bus, de jour cette fois-ci, pour aller à Trujillo.
Je pense l’avoir déjà dit, mais, pour visiter l’Equateur, il faudra que je revienne dans la région. Je n’ai pas envie de n’en voir que quelques bribes à la va-vite.
J’ai quand même une information de la plus haute importance à vous communiquer : j’ai enfin testé le cochon d’inde. Ceci dit, je pense que ce n’était pas le meilleur endroit pour tester et par moment, j’ai eu du mal à savoir si je mangeais de la peau grillée ou des petits os. J’aurais vraiment dû goûter plus tôt, à Cusco ou Arequipa, mais j’appréhendais davoir le cochon d’inde entier avec sa tête et ses petites dents. Oui oui, c’est comme ça qu’il est servi. Mais comme je n’avais qu’une moitié, je n’ai pas été confronté à ce problème.

TREK DE SANTA CRUZ (du 13/05/2016 au 16/05/2016)

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C’est la raison principale qui m’a menée jusqu’à Huaraz : le trek de Santa Cruz, dans le parc national du Huascaran. Un parcours de 4 jours dans la Cordillère Blanche, au milieu de glaciers et sommets aux ‘neiges éternelles’.

Première courte hésitation : est-ce que je me lance seule ou accompagnée ?
Ai-je vraiment envie de porter ma tente et ma nourriture pour 4 jours sur ce parcours ? Non ! C’est vite vu.
Deuxième courte hésitation : quelle agence choisir ?
Là,  je me laisse totalement guider par une fille arrivée le même jour que moi à l’hôtel, mais qui semble bien renseignée et qui me conduit tout droit dans une agence que je recommande fortement : Quechuandes *.
Troisième courte hésitation : est-ce que je loue un sac de couchage ou est-ce que je pars avec le mien ?
Facile : le niveau de confort du mien doit-être 10 degrés, je vais dormir sous tente jusqu’à 4200 mètres d’altitude, je veux un sac de couchage gonflé de plumes et bien chaud.

D’autres hésitations ? Non.

Jour 1
6h30 : je suis prête pour le départ de l’hôtel.

Après 1h30 sur une route bitumée, le minibus emprunte un chemin caillouteux. Et à peine 1km plus loin, c’est la crevaison !
Tout le monde descend, le chauffeur soulève la voiture avec le cric, des pierres sont placées sous tous les pneus encore fonctionnels et la roue crevée est démontée.
Par précaution, le chauffeur part à pied faire réparer le pneu, ce qui laisse au groupe une bonne demi-heure pour faire connaissance, car bien que nous soyons 7 personnes sur 8 à être restées dans le même hôtel, nous n’avons fait que nous croiser, dans le meilleur des cas. 6 anglophones (3 anglais, 2 australiens et une américaine), un allemand et une française – moi ;).

Une fois la roue remise en place, nous repartons en direction du ‘resraurant’ où nous petit-déjeunons.
Puis, nous reprenons la route pour 3h00, sur un chemin toujours caillouteux et de plus en plus sinueux.
Le décor est superbe entre lacs d’altitude, Cordillère Noire, Cordillère Blanche et ses sommets, dont le plus haut du Pérou : Huascaran (6768 mètres).

Et là… c’est la deuxième crevaison !
Eh oui, nous sommes un vendredi 13 et moi qui ne suis normalement pas superstitieuse, je commence à me demander si c’est un bon jour pour démarrer un trek. D’autant plus que sur la route, le guide nous raconte l’histoire des villages que nous croisons, détruits plusieurs fois par des avalanches causant de nombreux morts (15000 à 20000 selon les époques) et reconstruits systématiquement.
Mais bon, j’y suis, j’y reste ! comme on dit. Je ne vais pas renoncer au trek de Santa Cruz, quand même.

Comme prévu, nous finissons par arriver à Vaqueria, départ du trek, à 11h00. Enfin, 13h30.
Chargement des mules et départ pour quelques heures de marche, sur un terrain facile, jusqu’au campement du soir, à presque 3900 mètres d’altitude.
Et quand le soleil se couche, je superpose les épaisseurs de vêtements. Je suis bien équipée, mais malgré tout, j’ai froid et, au moment de dormir, je suis contente de rentrer dans le gros sac de couchage bien chaud que j’ai loué.

Jour 2
6h00, ‘room service’ à la porte de la tente avec thé de coca, puis bassine d’eau chaude pour se laver. Le luxe !
Petit-déjeuner, pas moins luxueux.
Aujourd’hui, c’est LA grosse journée du trek. Nous ne sommes pas partis, mais je suis déjà fatiguée. La nuit a été froide et je n’ai pas beaucoup dormi.

7h30, nous partons pour une ‘petite’ ascension dans un décor magnifique de prairies, de lacs et de sommets.
Est-ce que je me lasse de ces paysages ? Non non, toujours pas.

Après 4h05 de marche (c’est précis), nous atteignons notre premier objectif de la journée, le col de Punta Union, à 4750 mètres d’altitude. Une fois le col passé, s’ouvre devant nous un  décor encore plus beau que le précédent. Glaciers. Pics enneigés. Lacs d’altitude aux eaux turquoises. Vallée verdoyante.
J’en prends plein les yeux.

Mais je suis encore très fatiguée, et moi qui d’habitude suis toujours partante pour un petit détour, cette fois-ci, je me demande si je suis le groupe jusqu’au glacier ou si je me joins à Jörg, l’Allemand, qui file droit vers le camp.
Le guide m’assure que je peux suivre le groupe et attendre un peu plus loin. Je tente.
Et me voilà, à 4900 mètres d’altitude, assise à l’abri du vent, à attendre que le groupe revienne du glacier, à puiser dans mes réserves pour ne pas trop me refroidir. Je profite du paysage.
Mais quelques graviers me tombent sur la tête. Ah non, ce sont des flocons de neige épais… Bon, bah là,  il faut que je bouge, sinon je vais me transformer en bonhomme de neige (oui, oui, j’exagère car ce ne sont que quelques flocons). En mode footing sur place à 4900 mètres, j’attends impatiemment un signe de mes compagnons de voyage.

Quand enfin ils arrivent, j’ai tellement froid que le guide ne laisse pas de temps de repos.
Retour aux sacs à dos laissés un peu plus bas. Et quand nous rejoignons le sentier ‘normal’, je mets toute mon énergie pour aller le plus vite possible dans la descente, pour me réchauffer. Il me faudra pas loin d’une demi-heure avant de retirer une première épaisseur. Et pour finir la journée en beauté, nous arrivons sous une petite pluie qui se transforme en averse dense au fil de la soirée.

Mais voyons le bon côté des choses : nous avons eu une superbe journée de marche, au coeur de paysages époustouflants. Quand nous arrivons, le camp est monté, l’eau chaude est prête pour le thé et des sortes de feuilles de brick (beaucoup plus épaisses) au fromage et à la saucisse nous attendent avec du guacamole ‘maison’. La soupe et le ‘lomo saltado’ du dîner sont succulents. Et l’avantage c’est qu’avec les nuages, la nuit sera moins froide. Parce que ce soir, nous dormons à 4250 mètres d’altitude.

Jour 3
La pluie a cessé depuis longtemps. Le rituel matinal du thé de coca et de la bassine d’eau chaude se répète à 6h00 du matin.
Et à 7h30, nous sommes tous prêts à partir.
De belles choses nous attendent encore aujourd’hui.

Après une petite demi-heure de marche, nous faisons une première pause. Déjà fatigués ? Pas du tout. C’est juste que nous faisons face à une superbe montagne, le mont Artesonraju, emblème de la Paramount Pictures. Allez, tout le monde fait un petit effort pour retrouver la musique qui va avec. Vous l’avez ?
Bah nous, non. Et pourtant, il y en a qui en ont essayé plusieurs.
Grâce à une bataille entre le vent et les nuages, nous pouvons, par moment, observer le sommet enneigé et faire un maximum de photos en espérant en sortir une correcte.

Puis, nous prenons la direction d’un lac d’altitude encore magnifique : le lac d’Arhuaycocha à 4420 mètres, en passant par le camp de base de l’Alpamayo.
Sa couleur turquoise, le glacier qui se jette dedans, le bruit de quelques avalanches lointaines, le soleil… c’est dans ce genre d’endroit que le temps s’arrête. Nous observons les mouvements des nuages au dessus des sommets qui nous entourent. Rapides et laissant place au soleil ou s’accrochant aux montagnes.
Nous restons pas loin d’une heure à profiter de ce spectacle, assis sur le mur d’une écluse.

Nous redescendons ensuite dans la vallée et traversons une zone rocailleuse, d’un beau jaune, qui contraste avec les montagnes et le lac que l’on aperçoit au fond.
La fin du parcours, ensoleillée, longe une rivière énergique, qui bercera notre nuit.
Et ce soir, c’est pop-corn, soupe de quinoa et ‘spagbols’ (spaghetti bolognaises).

Jour 4
6h00, thé de coca, bassine d’eau chaude, petit déjeuner… mais comment vais-je faire demain pour sortir de mon lit avant d’avoir bu mon thé ?
7h30, réglé comme une horloge, le groupe part pour 3h00 de descente, sous le soleil, en longeant un cours d’eau au bruit agréable. La végétation est un peu plus dense. Nous avançons vers la vallée, tandis que nous laissons progressivement les beaux sommets enneigés derrière nous.

C’est déjà la fin de ce beau trek, que nous fêtons autour d’une bière bien méritée.
Et le retour en minibus à Huaraz se fait sans encombre. Vendredi 13 est derrière nous.

En synthèse :
4 jours de marche plutôt faciles dans la Cordilière Blanche en mode luxe, entre sommets enneigés, glaciers et lacs d’altitude.
Jour 1 : 3h30 de marche, nuit à presque 3900 mètres.
Jour 2 : 4h05 pour atteindre le col de Punta Union, un détour sur le glacier (ou presque), une descente ultra rapide, nuit à 4250 mètres.
Jour 3 : observation de la montagne de la Paramount Picture, des mouvements des nuages, de lacs d’altitude , aucune idée du temps de marche, retour du soleil et nuit à 3760 mètres.
Jour 4 : 3h00 de marche, douche chaude et lit moelleux.

Mentions spéciales pour :
– Le cuisiner, qui a quand même réussi à nous préparer tous les jours des soupes à base de légumes frais, des pancakes pour l’un des petit-déjeuners, des frites… et le tout avec un grand sourire,
– Les mules qui ont porté tout le matériel de camping, de cuisine, et  nos affaires personnelles, sans jamais se plaindre.

* Quechuandes propose des treks de durées plus ou moins longues, des randonnées à la journée, des sorties escalades et d’autres types de prestations sur la régions de Huaraz. Bien plus cher que d’autres agences locales, mais avec un niveau de service et d’accompagnement incomparable, avec pour exemple la qualité des repas que nous avons eus tout au long du trek, la gentillesse et les connaissances de notre guide et même l’implication du muletier dans le quotidien du groupe. Et pendant que certains d’entre nous partaient jusqu’au glacier ou que nous montions tous jusqu’au lac d’Arhuaycocha, d’autres groupes restaient cantonnés à l’itinéraire principal, en nous enviant.

Et pour une fois, les informations sont également fournies en français et si vous réservez à l’avance, depuis l’étranger, vous paierez le même prix que si vous réservez 2 jours avant le départ sur place, ce qui est assez rare pour être signalé (la plupart du temps, les gens qui réservent à l’avance et à distance paient plus cher, voire beaucoup plus cher, que les personnes qui, comme moi, débarquent 2 jours avant le départ du trek).

HUARAZ (le 11/05/2016 et le 12/05/2016)

Les bus de nuit, ça évite de perdre du temps et de payer une nuit d’hôtel, mais au final, j’arrive tellement fatiguée à Huaraz que je me laisse 2 jours de repos avant de profiter de la région.

Huaraz est le point d’accès le plus facile à tous les treks du parc national de Huascaran, dans la Cordillère Blanche. Et il y a de quoi faire ici, de la randonnée à la journée au trek de 12 jours à une altitude toujours supérieure à 4000 mètres ; un univers pour les passionnés de marche.

Mais pour l’instant, je profite de la ville, qui n’a rien d’extraordinaire en soi.
Elle abrite un petit musée archéologique, que je visite.
Elle recense quelques restaurants sympathiques qui changent de la cuisine locale, dont je profite.
Elle dispose d’un grand nombre d’agences de treks, qui vont me permettre de planifier les prochains jours.
Et cette semaine, elle est le décor d’une fête locale. Ses rues s’animent aux sons des tambours et flûtes accompagnés de danseurs aux vêtements colorés. Ces groupes convergent tout au long de la journée et de la soirée, un par un, vers une place qui se situe juste à côté de l’hôtel dans lequel je suis. Pas besoin de bouger. L’ambiance arrive jusque dans les parties communes. Mais je fais quand même le déplacement pour me mélanger à la foule venue profiter du spectacle.

THE RAINBOW MOUNTAIN (le 09/05/2016)

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La Rainbow Mountain, ou Montaña de Colores, est une petite montagne, qui culmine à 5000 mètres d’altitude et dominée par le sommet enneigé d’Ausangate (6384 mètres).
Après beaucoup d’hésitations – Est-ce que cela vaut vraiment la peine de grimper là-haut pour voir ce que je vois  sur internet ? Pourquoi les prix sont tellement différents d’une agence à une autre ? Vais-je supporter une telle altitude ? Vais-je regretter si je n’y vais pas ? – je me lance. Après tout, je passe quelques jours de plus à Cusco et il faut bien que je les occupe.

Réveil matinal pour un départ en minibus vers 3h30 de Cusco. Une pause petit déjeuner, puis nous reprenons la route.
Enfin, à 7h40, nous nous attaquons à la montée au milieu des lamas et alpagas et d’une plaine verdoyante.
Je guette les éventuels signes de mal de l’altitude, mais pour le moment, tout va bien. Il faut dire qu’à part ma petite escapade dans la jungle amazonienne, je suis à au moins 3400 mètres depuis plus de 2 semaines, je dois être acclimatée.

Le décor se transforme peu à peu et on aperçoit, au loin, le sommet d’Ausangate, puis le petit dôme que nous cherchons à atteindre.
Le paysage devient un peu plus rocheux, ou plutôt ‘minéralisé’. Rien de difficile. La randonnée n’est pas technique.

Encore quelques mètres de dénivelé et, si je ne ressens aucun problème au niveau du souffle, mes jambes me semblent plus lourdes. Mais qui a bien pu ajouter du plomb dans mes mollets ?!
Je ralentis le pas, mais je continue à avancer pour atteindre la petite crête qui m’offre une vue magnifique. De l’autre côté de la crête,  un paysage multicolore formé de strates allant du rouge au jaune, quasiment à perte de vue, comme un désert de minéraux. Un petit tour sur moi-même et c’est la sommet d’Ausangate que je peux observer.

On ‘regroupe le groupe’ pour atteindre le petit dôme tous ensemble. La vue reste globalement la même, mais nous atteignons les 5000 mètres. Par contre, le vent souffle vraiment fort et nous ne nous attardons pas. Après les quelques photos d’usage, nous redescendons sur la crête et profitons encore de la vue, assis, à l’abri du vent.

L’heure du retour sonne. Il faut libérer la place pour les nouveaux arrivants. Parce qu’il y a pas mal de monde  sur cette randonnée.
Nous redescendons pas le même chemin, et ‘bizarrement’, je n’ai plus de leste au niveau des jambes.
Nous terminons cette randonnée tranquillement, mais 2h00 en avance sur l’horaire prévu initialement, ce qui oblige la cuisinière à se mettre aux fourneaux plus tôt pour le déjeuner initialement prévu à 16h00…

En synthèse :
Une bonne journée de randonnée et mon premier passage à 5000 mètres ! Finalement, je suis très contente d’avoir grimpé cette montagne, qui ressemble plus à une colline sans difficulté technique.
Un départ à 7h40 et un retour à 13h10 avec une bonne pause sur la crête.
L’altitude de départ n’est pas très précise et bien que le guide dise que nous sommes partis de 3800 mètres, je n’y crois pas du tout. Ou alors, nous n’étions pas à 5000 mètres à l’arrivée. Et comme je n’ai pas envie de remettre cela en cause, je préfère penser que nous sommes partis de plus haut 😉

A savoir, pour les plus fatigués, il est possible de louer les services d’un cheval pour parcourir la majeure partie de la randonnée, mais pas jusqu’au sommet.

CUSCO – Le retour 2 (du 06/05/2016 au 10/05/2016)

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Eh oui, retour à Cusco.
Mais pourquoi encore Cusco ?
Tout d’abord parce qu’en repartant de Puerto Maldonado en bus, c’est la destination la plus simple et logique par rapport à l’itinéraire que je suis.

Ensuite, parce que je veux trouver un crapaud ! Ah ah… je ne vous ai pas encore parlé de ça.
Depuis que je suis arrivée dans la région de Cusco, et plus particulièrement pendant le trek du Salkantay, j’ai découvert un jeu que j’adore : ‘El juego del sapo’ (‘le jeu du crapaud’).
Pas compliqué : un meuble sur lequel est fixé un crapaud en métal, bouche ouverte, des trous dans le meuble, des pièces également en métal.
L’objectif : marquer un maximum de points en faisant rentrer les pièces dans la bouche du crapaud – ce qui rapporte le plus de points – ou dans les autres trous – nombre de points différent selon le trou.
Et depuis que je sais que je peux acheter le crapaud et les pièces, je me suis mise en tête de réaliser le meuble en rentrant en France. Alors autant vous dire que je n’ai pas lâché l’affaire et qu’à force de marchés locaux et de renseignements, j’ai fini par trouver mon crapaud !
Mon sac est alourdi de 2 bons kilos, je pense. Ça tombe bien, il n’était pas assez lourd 😉
@Papa : prépare la scie, la perceuse-visseuse, etc… et si tu trouves quelques palettes ‘saines’, je prends aussi.

Bon, sinon, au programme de ce nouveau passage à Cusco : massage, repos, musée du chocolat, organisation de mon trajet vers ma prochaine étape.
D’ailleurs, je suis ‘obligée’ de rester à Cusco 2 jours de plus que ce que je souhaitais, parce que pour une fois, je préfère l’option avion + 8h de bus de nuit à l’option 20h de bus + 8h de bus de nuit.
Je mets ces jours supplémentaires à profit pour mettre à jour le blog et pour faire une nouvelle journée de marche, mais je vous raconte ça dans le prochain ‘article’ !

L’AMAZONIE (du 02/05/2016 au 05/05/2016)

 

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Un bus de nuit direction Puerto Maldonado, grosse ville de la région de Madre Dios, au coeur de la forêt amazonienne.
Une journée pour récupérer.

Le lendemain matin, je file vers la Plaza del Armas chez un tour opérateur que l’hôtel dans lequel j’ai dormi m’a recommandé pour partir dans la selva.
A peine 2h00 plus tard, j’embarque sur un bateau à moteur, sur le rio Tambopata. Et au bout d’une heure, j’arrive dans un endroit agréable, au milieu de la nature, où je prends possession de ma chambre pour les 2 prochaines nuits.

Pas le temps de ‘m’installer’, on m’appelle pour aller voir l’anaconda qui est en train de grimper à un arbre à l’entrée du ‘domaine’. C’est un bébé, mais il est déjà impressionnant.
Après le repas, je remonte sur le bateau pour aller sur ‘l’île aux singes’, chaussée des bottes en caoutchouc prêtées par l’hôte pour la durée du séjour. Pas de chance toutefois, car je n’en verrai pas un seul.
Mais ce soir, je pars pour une marche de nuit, à la recherche des insectes, et je suis plus chanceuse : des mygales, des mantes religieuses, des fourmis énormes, … (et des moustiques).

Les activités ne manquent pas. Et le lendemain matin, je retourne sur un bateau pour une partie de pêche. Je ne suis pas dans une spirale positive : pas de singe hier, pas de poisson ce matin.
La balade en kayak de l’après-midi me permet de me dégourdir les bras et la chance revient en soirée, où, lors d’une nouvelle balade en bateau, je peux voir plusieurs caïmans.

Après un réveil matinal lors du dernier jour, je pars pour le lac Sandoval, où habitent des loutres géantes.
Après une marche de 3km, où, finalement, je vois des singes, des perroquets, des aigles, je monte dans une barque et j’observe toutes sortes d’autres oiseaux, mais pas de loutre. Malgré cela, le moment reste très agréable.
Après le déjeuner et trois parties de baby foot, je remonte en bateau pour quitter cet endroit relaxant. Je serai bien restée une journée de plus, mais j’ai déjà réservé le bus de nuit qui doit me ramener vers Cusco.

CUSCO – Le retour 1 (le 30/04/2016 et le 01/05/2016)

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Après ces 5 jours de trek, je reviens à Cusco pour me reposer un peu et décider de ce que je vais faire ces prochains jours.

J’en profite pour me joindre au ‘free walking tour de Cusco’ organisé par l’auberge dans laquelle je suis.
Avant le départ, le guide insiste : ‘Tout le monde a bien pris son chapeau et sa crème solaire, parce que le soleil tape fort ?’. 10 minutes plus tard, nous nous abritons sous un arrêt de bus, en attendant que la grêle passe.
Puis nous reprenons notre route vers les hauteurs de la ville. Nous montons dans un bus plein à craquer et nous atteignons les ruines d’un temple incas. Puis, au rythme des explications du guide, nous redescendons vers la ville en passant devant un autre temple, un champ de quinoa, l’une des cultures majeures du Pérou, une forêt d’eucalyptus (sans koala), un point de vue qui surplombe la ville, le quartier San Blas… et après 4h00, nous revenons à notre point de départ.

Le lendemain, je m’aventure à Chincheros, un village au nord de Cusco dans lequel il y a un marché artisanal recommandé.
Bon, j’avoue que je ne comprends pas l’intérêt de ce marché comparé à tous les marchés artisanaux que j’ai pu croiser jusqu’à maintenant. Les mêmes pulls, prétendument tricotés par les femmes qui tiennent les stands, les mêmes ceintures, bracelets, tissus…
J’accompagne une fille qui dort dans la même auberge que moi. Elle en profite pour acheter ses cadeaux et s’offrir 2 pulls. Ces pulls que tous les touristes portent et dont je me demande encore si j’en achète un ou pas. Le froid nocturne me pousserait bien à acheter, mais est-ce que je mettrais ce pull dans un autre contexte ?
En tous cas, je ne craque pas aujourd’hui.

SALKANTAY TREK (du 25/04/2016 au 29/04/2016)

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Jour 1
Ce matin, départ à 5h00 pour un trek de 5 jours dont le ‘but ultime’ est le Machu Picchu.
5h40, le minibus qui fait la tournée des hôtels pour récupérer les participants passe enfin me chercher… No comment…

Aujourd’hui, nous démarrons tranquillement de Mollepata (3000 mètres) à Soraypampa (3700 mètres). Ça monte un peu, bien sûr, mais le chemin est facile et nous ne portons que nos affaires de la journée  (eau, snacks, gants, bonnet,  crème solaire, antimoustique et bien sûr, appareil photos…). Le reste est porté par des chevaux.
Nous arrivons au campement pour le déjeuner. Et nous comprenons vite que nous n’allons pas mourir de faim ces prochains jours.
Après un temps de repos, nous nous confrontons un peu à l’altitude en montant jusqu’à un très beau lac situé à 4100 mètres. Là, la difference se fait rapidement entre ceux qui ont l’habitude de marcher et ceux qui ne l’ont pas, ceux qui sont déjà acclimatés à l’altitude de ceux qui ne le sont pas.
Arrivés au lac, les plus courageux plongent, quelques secondes à peine, dans ce lac très frais. Pour ma part, excuse ou pas, je n’ai pas pris mon maillot de bain et je n’y trempe que les pieds…
De retour au campement, nous sommes accueillis par une odeur de pop-corn et autres maïs grillés, notre ‘goûter apéro’ quotidien, accompagné d’une infusion de coca. A peine terminé, c’est déjà l’heure de passer à table.
Et quand à la fin du repas, nous sortons tous de la tente commune, c’est pour observer un ciel magnifique, rempli d’étoiles et dans lequel il est possible de voir nettement la voie lactée. Pas de mot pour décrire ce spectacle que j’apprécie toujours autant.
Et pour que l’expression ‘à la belle étoile’ prenne tout son sens, j’aurais bien installé mon matelas et mon duvet dehors, mais il fait trop froid. Je regagne ma tente, pour une fraîche nuit de sommeil, mais bien équipée du sac de couchage que j’ai loué pour l’occasion, le mien ne tenant pas des températures aux alentours de 0 degré.

Jour 2
5h00, on ‘toque’ à la tente. C’est le ‘room service’ qui, pour nous réveiller tranquillement et nous éviter le mal de l’altitude, nous sert une infusion de coca. Rdv dans 30 minutes pour le petit déjeuner, toutes affaires rangées.

Aujourd’hui, ça ne rigole pas. Une grosse journée nous attend. La météo est avec nous, c’est parfait : pas trop froid, pas trop chaud, un peu de soleil, mais pas trop.
Ce matin, 3h de montée. Notre objectif : le Salkantay.
Le Salkantay, c’est une montagne sacrée, dont le sommet culmine à environ 6300 mètres. Mais comme elle est sacrée, son sommet n’est pas accessible. Nous passerons donc sur le point le plus haut accessible de cette montagne : 4620 mètres.
Le chemin est agréable, bien que très fréquenté par les marcheurs et les chevaux porteurs de nos affaires et des moins courageux qui s’offrent leurs services pour atteindre l’objectif. Par endroit, je croise des petites plaques de glaces qui craquent sous mes pas.
Le groupe s’étire et se regroupe au fil des ascensions et des pauses, et tout le monde arrive ‘au sommet’ en marchant, pour poser sa pierre, apportée d’un peu plus bas, dans le grand champs de cairns, en offrande à la Pachamama.
Bon, encore une fois, je me trompe avec cette histoire de pierre et d’offrande et finalement, le guide nous explique que ce n’est pas là que nous devons la poser… Je choisis donc une nouvelle pierre et nous partons à environ 20 minutes de là pour arriver sur une vue magnifique qui domine un lac d’altitude.
Une fois tous regroupés, le guide sort trois feuilles de coca, une pour le condor, une pour le puma et une pour le serpent, nous remercions la Pachamama. Il nous verse un liquide dans les mains et nous dit de respirer. Pas d’inquiétude, ce ne sont que des essences naturelles, qui débouchent bien les bronches – j’hésite à en acheter pour ramener en France, mais finalement je ne vois pas bien l’intérêt de s’ouvrir les bronches à Paris, pour respirer la pollution. Nous posons ensuite nos pierres, au dessus des 3 feuilles de coca, de la plus grande à la plus petite, profitons encore un peu de la vue, puis reprenons la route.
Une petite avalanche nous offre un spectacle sans danger, car elle n’est pas sur notre route.
Encore une heure et demi ou 2h d’effort (en descente) et nous atteignons l’endroit où nous déjeunons.
Une petite sieste au soleil et nous repartons pour 3h de marche, toujours en descente et atteignons notre nouveau campement, Collpapampa, à 2700 mètres.
Une bonne journée,  récompensée par une douche ! Froide ou chaude pour ceux qui veulent payer. Et bien sûr, nos pop-corn, maïs grillés et infusions de coca. Repas, puis direction la tente, parce que la journée à été longue.

Petit plus de la journée : j’ai enfin goûter l’inkacola, boisson péruvienne, gazeuse, sucrée, au goût de bonbon. Ce n’est pas pour moi… je m’en doutais, mais maintenant, j’en suis sûre.

Jour 3
On se fait vite aux bonnes choses : ce matin, c’est à 5h30 que l’on nous apporte une infusion de coca dans nos tentes.
La grosse journée et l’altitude sont derrière nous.
Une petite matinée de marche et nous sommes récupérés par un minibus pour nous conduire au campement du jour, à Santa Teresa, à 2000 mètres.
Le programme de l’après midi, c’est ‘bains chauds’. 2 options sont possibles après le repas : sieste ou marche jusqu’aux bains chauds. Nous partons à 5 sur le chemin boueux qui longe la rivière. Et quand le reste du groupe arrive en minibus, nous sommes sur le point d’entrer dans le premier bassin. 2h00 de baignade, papotage, …
Et rebelotte : pop-corn, maïs grillé, infusion de coca, repas. Mais ce soir, comme nous sommes moins fatigués, nous prolongeons la soirée assis dans l’herbe autour d’une bougie et de bouteilles de vin, chiliens ou argentins. C’est la pluie qui sonne l’heure du couché.

Jour 4
Alors aujourd’hui, c’est vraiment tout tranquille. J’ai finalement décidé de me joindre au reste du groupe pour aller faire de la tyrolienne. Je ne voyais pas l’intérêt, sachant que j’en ai bien profité au Costa Rica,  mais je voulais rester avec le groupe.
Ce matin, c’est donc tyrolienne.
Puis, direction Hydroelectrica, en minibus, où nous déjeunons avant de marcher 2h, le long d’une voie ferrée, pour rejoindre Aguas Calientes.
Finies les tentes, ce soir, nous sommes dans des vraies chambres, avec des vrais lits et des vraies salles de bain avec de l’eau chaude.

Jour 5
Nous y voilà ! Le Machu Picchu ! Ça se mérite !
Enfin, si on choisit de le mériter. Parce que l’on peut également y aller directement en bus.

Mais comme je fais effectivement partie de ceux qui ont choisi ‘de le mériter’,  le réveil sonne à 4h et à 4h30, nous partons, direction le premier point de contrôle pour entrer au Machu Picchu. Passeport et billet d’entrée en main, nous attendons l’ouverture de ce contrôle qui nous permettra ensuite d’emprunter le chemin, fait de marches  (1700 selon certaines sources), qui conduit à l’entrée du site.
En mode défi, nous grimpons sans nous arrêter et au bout de 40 minutes, nous retrouvons notre guide, arrivé là  en bus. Il n’est pas encore 6h et nous devons attendre l’ouverture.

Encore une fois, la météo est avec nous.  Le ciel est dégagé,  alors que la veille, il n’était pas possible de voir quoi que ce soit avant 14h. Sur la journée que nous passerons au Machu Picchu, nous n’aurons que quelques nuages clairsemés qui nous permettrons de faire de belles photos.

Mais pour l’instant, nous partons pour deux heures de visite guidée. Les constructions, les temples, les habitudes des incas, la Pachamama…
Vers 10h, nous faisons une pause déjeuner. Bien organisés, tout le monde a acheté de quoi faire des sandwichs, la veille, à Aguas Calientes. Il y a bien quelques petites choses à acheter au Machu Picchu, mais les prix sont exorbitants pour le pays.
Puis, ceux qui sont encore mieux organisés et ont acheté leur billet à l’avance, filent vers l’entrée du Wayna Picchu, le mont que l’on aperçoit sur quasiment toutes les photos du site. Pour les autres, nous partons vers la ‘porte du soleil’ où nous attend une vue qui surplombe le village du Machu Picchu et le Wayna Picchu.
Wahou… de longues minutes, posés dans l’herbe, à profiter de cette vue, réchauffés par le soleil.
Et dire que c’est par cette entrée qu’arrive le trek du ‘chemin de l’inca’. Quelle récompense…

Nous continuons à profiter du site et nous partons pour le ‘pont inca’. Marche facile, courte, un peu vertigineuse par endroit. Et n’espérez pas marcher sur ce pont. A flanc de falaise, conservé ou restauré, mais dans un état qui ne permettrait probablement pas de traverser. On devine à peine le chemin qui devait être emprunté à l’autre extrémité. De toute manière, une porte en empêche l’accès.

Encore un petit tour et nous décidons de retourner en ville, pour attendre notre train qui nous ramènera vers Ollantaytambo, où nous prendrons un bus pour Cusco.
Mais avant de descendre, je tamponne mon passeport du beau ‘timbre’ du Machu Picchu.

En synthèse :
Comme toujours, je suis ravie d’avoir marché pour atteindre un aussi bel endroit, chargé d’histoire, de traditions, pour sortir des villes et prendre l’air.
Sur ces 5 jours, 2 sont vraiment très faciles, pour les autres, ça dépend de la forme physique et de l’acclimatation à l’altitude.