CARTHAGENE DES INDES (du 02/09/2016 au 06/09/2016)

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Pour aller de Santa Marta à Carthagène, je monte dans un transport ‘porte à porte’.
Un van me récupère à l’hôtel et me dépose à l’hôtel !
C’est pratique et ne coûte pas beaucoup plus cher que de prendre le taxi jusqu’au terminal de bus de Santa Marta, le bus et à nouveau un taxi depuis le terminal de Carthagène.
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Le long de la route, nous croisons quelques villages, plus proches des bidonvilles que des beaux quartiers. Je découvre une autre image du Nord de la Colombie : toujours un décors enchanteur, avec la mer des Caraïbes en toile de fond, mais les abords sont envahis de plastique et autres détritus.
Barranquilla se dessine à l’horizon, avec ses hauts immeubles qui bordent le littoral (je ne m’y arrête pas).
Puis environ 4h00 après le départ, nous entrons dans Carthagène des Indes, et je me fais une première idée de la beauté de la ville.
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J’ai profité du trajet pour lire l’histoire passionnante de Carthagène, ville portuaire ayant servi à charger les bateaux de l’or pillé aux populations indigènes du pays, et plus généralement à l’Amérique du Sud, et envoyé à destination de l’Espagne. C’était egalement l’un des centres officiels de commerce d’escalves en Amérique.
Elle fut attaquée à plusieurs reprises par des pirates, attirés par ses richesses ; fortifiée ; prise d’assaut, en 1741, par une armada anglaise, quittant finalement rapidement les lieux après sa victoire, decimée par les maladies, mais démolissant les forteresses qu’elle occupait ; reconstruite et re-fortifiée ; libérée de l’occupation espagnole une première fois en 1811 ; reconquise par les espagnols et finalement libérée définitivement en 1821, avec l’aide de Simon Bolivar.
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Mon hôtel se trouve dans le quartier de Getsemani, historiquement le quartier des esclaves, puis des populations les plus pauvres de la ville. Aujourd’hui, les restaurants et les hôtels envahissent les rues, faisant monter les prix des habitations et chassant les résidents historiques. Le tourisme aide au développement des pays, mais n’a pas que des avantages…
C’est le week-end, les habitants sont assis sur le pas de leurs maisons et la musique s’échappe allègrement de chacune d’entre elles.
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Ma première visite du centre historique se fera de nuit. Les bâtiments coloniaux et les remparts sont magnifiquement éclairés, la chaleur est plus supportable. L’endroit est touristique, le prix des restaurants en est la preuve, mais les bars à salsa sont remplis de colombiens. Je pourrais rester des heures à les regarder danser, leur enviant leur souplesse, leur rythme. C’est enivrant.
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Je reviens le lendemain profiter des bâtiments, ouverts cette fois-ci. Le quartier est toujours aussi beau de jour. Je flâne longtemps dans les allées, pourtant pas si nombreuses que cela. Je visite le musée de l’Inquisition – des heures de cours d’histoire ‘rattrapées’ en quelques salles. J’observe des enfants jouer avec des cerfs-volants qui colorent le ciel. Je me pose sur les remparts, à la terrasse d’un bar, avec vue directe sur la mer et le coucher de soleil.
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Le dimanche matin, je suis un tour guidé du street art de Gestemani. J’en apprends plus sur l’histoire du quartier, certains de ses symboles (l’indienne Catalina et Pedro Romero), la résistance opposée par les habitants à l’augmentation des prix, les panneaux affichant ‘No se vende’ sur les façades…
Le guide nous expliquera également une partie de l’histoire du street art en Colombie.
Dans l’après-midi, je me rends au château de San Felipe. Je me promène sur ses hauteurs, dans ses coursives intérieures peu éclairées qui s’apparentent parfois à un labyrinthe, dans son ancien hôpital transformé en salle de projection, où un film très intéressant relate l’histoire du château et l’assaut anglais.
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Enfin, mon séjour à Carthagène ne serait pas complet sans un cours de salsa !
Après m’être renseignée il y a 2 jours dans l’une des écoles de la ville, je me lance. Mes débuts ne sont pas prometteurs. Mes souvenirs douloureux de cours de step me reviennent, comme si j’appliquais une règle simple : toujours être à contre-courant des autres. Puis cela vient petit à petit. Je ne crois pas être ridicule à la fin du cours et je me suis bien amusée.
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Pour le reste, je flâne et je profite de la climatisation de l’hôtel.

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