CARTHAGENE DES INDES (du 02/09/2016 au 06/09/2016)

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Pour aller de Santa Marta à Carthagène, je monte dans un transport ‘porte à porte’.
Un van me récupère à l’hôtel et me dépose à l’hôtel !
C’est pratique et ne coûte pas beaucoup plus cher que de prendre le taxi jusqu’au terminal de bus de Santa Marta, le bus et à nouveau un taxi depuis le terminal de Carthagène.
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Le long de la route, nous croisons quelques villages, plus proches des bidonvilles que des beaux quartiers. Je découvre une autre image du Nord de la Colombie : toujours un décors enchanteur, avec la mer des Caraïbes en toile de fond, mais les abords sont envahis de plastique et autres détritus.
Barranquilla se dessine à l’horizon, avec ses hauts immeubles qui bordent le littoral (je ne m’y arrête pas).
Puis environ 4h00 après le départ, nous entrons dans Carthagène des Indes, et je me fais une première idée de la beauté de la ville.
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J’ai profité du trajet pour lire l’histoire passionnante de Carthagène, ville portuaire ayant servi à charger les bateaux de l’or pillé aux populations indigènes du pays, et plus généralement à l’Amérique du Sud, et envoyé à destination de l’Espagne. C’était egalement l’un des centres officiels de commerce d’escalves en Amérique.
Elle fut attaquée à plusieurs reprises par des pirates, attirés par ses richesses ; fortifiée ; prise d’assaut, en 1741, par une armada anglaise, quittant finalement rapidement les lieux après sa victoire, decimée par les maladies, mais démolissant les forteresses qu’elle occupait ; reconstruite et re-fortifiée ; libérée de l’occupation espagnole une première fois en 1811 ; reconquise par les espagnols et finalement libérée définitivement en 1821, avec l’aide de Simon Bolivar.
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Mon hôtel se trouve dans le quartier de Getsemani, historiquement le quartier des esclaves, puis des populations les plus pauvres de la ville. Aujourd’hui, les restaurants et les hôtels envahissent les rues, faisant monter les prix des habitations et chassant les résidents historiques. Le tourisme aide au développement des pays, mais n’a pas que des avantages…
C’est le week-end, les habitants sont assis sur le pas de leurs maisons et la musique s’échappe allègrement de chacune d’entre elles.
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Ma première visite du centre historique se fera de nuit. Les bâtiments coloniaux et les remparts sont magnifiquement éclairés, la chaleur est plus supportable. L’endroit est touristique, le prix des restaurants en est la preuve, mais les bars à salsa sont remplis de colombiens. Je pourrais rester des heures à les regarder danser, leur enviant leur souplesse, leur rythme. C’est enivrant.
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Je reviens le lendemain profiter des bâtiments, ouverts cette fois-ci. Le quartier est toujours aussi beau de jour. Je flâne longtemps dans les allées, pourtant pas si nombreuses que cela. Je visite le musée de l’Inquisition – des heures de cours d’histoire ‘rattrapées’ en quelques salles. J’observe des enfants jouer avec des cerfs-volants qui colorent le ciel. Je me pose sur les remparts, à la terrasse d’un bar, avec vue directe sur la mer et le coucher de soleil.
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Le dimanche matin, je suis un tour guidé du street art de Gestemani. J’en apprends plus sur l’histoire du quartier, certains de ses symboles (l’indienne Catalina et Pedro Romero), la résistance opposée par les habitants à l’augmentation des prix, les panneaux affichant ‘No se vende’ sur les façades…
Le guide nous expliquera également une partie de l’histoire du street art en Colombie.
Dans l’après-midi, je me rends au château de San Felipe. Je me promène sur ses hauteurs, dans ses coursives intérieures peu éclairées qui s’apparentent parfois à un labyrinthe, dans son ancien hôpital transformé en salle de projection, où un film très intéressant relate l’histoire du château et l’assaut anglais.
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Enfin, mon séjour à Carthagène ne serait pas complet sans un cours de salsa !
Après m’être renseignée il y a 2 jours dans l’une des écoles de la ville, je me lance. Mes débuts ne sont pas prometteurs. Mes souvenirs douloureux de cours de step me reviennent, comme si j’appliquais une règle simple : toujours être à contre-courant des autres. Puis cela vient petit à petit. Je ne crois pas être ridicule à la fin du cours et je me suis bien amusée.
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Pour le reste, je flâne et je profite de la climatisation de l’hôtel.

SANTA MARTA (le 27/07/2016)

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Je suis plus en forme qu’hier et je suis d’attaque pour profiter un peu de la ville.
Le centre est petit, mais il y a quelques jolis bâtiments et places, le bord de mer n’est pas ravissant, mais le bruit des vagues reste agréable et il règne dans la ville une ambiance musicale.
Je visite le musée de l’or de la ville. Je me joins à un groupe et un guide volontaire (et gratuit) nous fait visiter les différentes salles. Vraiment très intéressant et tellement moins lassant que de lire chaque panneau.
La salle contenant les objets en or est petite, mais de belles pieces y sont exposées. Le reste du musée presente les différentes communautés de la Sierra Nevada de Santa Marta, l’histoire de Simon Bolivar – c’est d’ailleurs dans cette maison qu’il mourut -, l’histoire de la maison – qui fut l’habitation successive de personnages importants -, la cuisine locale – on ne s’y attarde malheureusement pas assez à mon goût, …
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Je profite aussi des cafés et des restaurants…
En résumé, je récupère du voyage des jours précédents et je fais le plein d’énergie pour la suite.

CUENCA (du 17/08/2016 au 19/08/2016)

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Après quelques bonnes douches chaudes à Baños, j’attrape un bus direct pour Cuenca, où j’arrive 7h00 plus tard.
Bon, à ce moment là, j’avais follement envie d’aller sur la côte chercher un peu de chaleur et surtout, voir les baleines, mais c’était plus simple de descendre directement à Cuenca.
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J’avais prévu d’y rester quelques jours et de naviguer en étoile autour de la ville.
Je voulais aller aux ruines d’Ingapirca – j’avais dû lire quelque part que c’était une solution d’y aller depuis Cuenca. Mais lorsqu’un gars de l’hôtel m’a annoncé plus de 3h de bus aller et autant pour le retour, j’ai été découragée.
Je voulais aller au parc de Las Cajas, mais la météo ne s’y est pas prêtée.
Et voilà mes plans qui tombaient à l’eau… je m’en suis donc fabriqués d’autres !
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J’ai fait la touriste, après tout c’est ce que je suis, en montant sur le toit d’un bus à impériale pour visiter Cuenca les cheveux aux vents, les fesses posées, l’appareil photos en main, la tête baissée pour éviter les câbles électriques et les branches d’arbre.
Je me suis promenée dans la ville.
Je suis allée au musée archéologique ; au musée du chapeau Panama, qui est plus une boutique, mais on peut y voir les principales étapes de la fabrication de ces chapeaux équatoriens, comme leur nom ne l’indique pas ; au musée des instruments de médecine, intéressant et qui affiche quelques images qui commencent à dater, aux messages toujours plus ou moins actuels (‘Marcher améliore l’état physique et la santé mentale’, ‘Pour s’amuser, pas besoin de boire’) ; au musée ‘Pumapungo’, qui dispose, entre autre, d’une section ethnographie présentant les différentes communautés du pays ; dans une galerie d’art.
J’ai repris une vie un peu plus citadine en quelques sortes.

BAÑOS (du 05/08/2016 au 06/08/2016, puis du 15/08/2016 au 16/08/2016)

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Je serai bien restée un peu plus longtemps à San Francisco de Cunuguachay, mais je veux aussi continuer ma route, alors aujourd’hui, je remets mon sac sur le dos.
Pas de taxi cette fois. Je pars à pied avec les 3 bénévoles rencontrés la veille. Notre espoir : que quelqu’un nous prenne en stop. C’est après une grosse demi-heure de marche sans croiser de voiture passant dans notre direction que nous abdiquons. Nous appelons un taxi. Et à peine 30 secondes après, une voiture s’arrête. On annule le taxi, on charge nos sacs à l’arrière du pick-up et on monte avec. La personne nous dépose au village suivant où nous attrapons un bus quelques minutes plus tard. Nos chemins se séparent au terminal de bus de Riobamba, où ils montent dans un taxi pour rejoindre le lieu d’une autre mission de volontaires et où je monte dans un bus en direction de Baños.
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Une fois installée à l’auberge de jeunesse, je profite du reste de l’après-midi pour visiter un peu la ville et aller dans l’un des bains chauds : les thermes de la Vierge.
Maillot de bain enfilé : check, bonnet de bain sur la tête : check, affaires au vestiaire : check, douche froide : check. L’une des personnes qui travaille là m’indique par quel bassin commencer : celui qui fume et qui déborde de monde, au fond, près de la chute d’eau éclairée en vert. Je me glisse entre locaux, qui a priori remplissent les bassins en fin de semaine, et touristes. Quand j’en ai marre, je tente le second bassin, dans lequel, chaque mouvement est l’occasion de sentir l’eau brûlante le long de mon corps. Je tiens… 2 minutes, puis je plonge mes jambes dans le minuscule bassin d’eau froide. Je n’ai pas le courage d’y rentrer totalement, mais c’est déjà très agréable.
Je repars d’ici encore plus détendue qu’en arrivant.
Et pour rester dans le thème relax, je dîne au restaurant qui jouxte l’auberge, dans lequel je peux entrer sans repasser par l’extérieur. Rien de local, mais un feu brûle dans la cheminée centrale et je dîne confortablement assise sur matelas et coussins, en chaussettes.
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Le lendemain, je décide de me dégourdir les jambes en marchant jusqu’au Mirador de la Virgen. Une, deux, trois, cent, deux-cents, trois-cents… Les marches n’en finissent pas. Au moment où je décide de faire une pause, j’aperçois les 3 françaises déjà croisées à la Laguna de Cuicocha, puis au Cotopaxi. Et nous voilà reparties à discuter prochaines destinations, partage de bons plans, projets d’après voyage… un vrai plaisir cette pause. Elles m’apprennent aussi que le mirador n’est plus très loin. Effectivement, 2 minutes me suffisent pour y arriver.
Mais je me suis fixée un autre objectif : marcher jusqu’à la Casa del Arbol, qui domine la vallée et permet de bien voir (quand la météo est bonne) le volcan Tungurahua.
Je papote encore un peu, avec une personne qui entretient l’accès à une balançoire (Et hop ! Un nouveau mot à mon vocabulaire espagnol). Le monsieur m’indique le chemin, on plaisante sur la durée qu’il me donne pour y aller (1heure, mais 1 heure équatorienne ou française ?), on papote* encore un peu, puis je redémarre. Ça grimpe bien, mais ça reste accessible. Jusqu’à ce que j’arrive à un embranchement. Choix cornélien : je pars à gauche ou à droite ?
Je devrais la savoir, depuis le temps que je me fréquente, dans une telle situation, si je décide de partir d’un côté, je dois impérativement partir de l’autre. Comme tous les chemins mènent à Rome, j’arrive quand même à destination, mais en mettant plus de temps, sur un chemin parfois boueux et surtout très raide. Probablement plus amusant aussi.
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La Casa del Arbol, c’est un endroit beaucoup plus touristique que je ne le pensais, particulièrement en plein week-end. En même temps, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mon objectif était de marcher.
Lorsque j’arrive, il y a une personne qui indique aux voitures dans quel parking aller. Sur ma gauche, des maïs et des bananes plantins grillent sur un barbecue et sur ma droite, un panneau m’indique qu’il faut encore monter un petit peu. A l’entrée du terrain sur lequel se trouve la Casa del Arbol, il faut payer 1 dollar. Et je suis repartie dans une discussion* avec le monsieur qui fait payer l’entrée. ‘Vous êtes venue à pied ?!’ (je crois que je suis un peu rouge et en sueur, je vous ai dit que ça grimpait), ‘Vous avez pris quel chemin ?’ (c’est là que j’apprends que l’autre était plus rapide et plus facile, et il me montre sur la carte des chemins environnants où je suis passée et où j’aurais pu passer). J’abrège notre discussion lorsque la file d’attente pour l’entrée s’allonge.
Me voilà sur le terrain sur lequel je repère des balançoires vertigineuses permettant de faire de belles photos et la fameuse Casa, construite dans un arbre. Je profite de l’endroit jusqu’à ce que la pluie s’invite.
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Pour repartir, j’ai plusieurs options : marcher sous la pluie, attendre 2 heures que le bus arrive, prendre un taxi qui coûte cher, ou demander a des personnes de me redescendre. Et je suis relancée dans une longue discussion sur Cuba, la Colombie et le Pérou avec le couple d’allemands, psychologues en mission, qui me ramène en centre ville dans leur voiture de location.
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Et pour la soirée, je retourne au même resto où je me joins à une de mes colocataires de chambre pour… papoter.
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Après une semaine dans la selva amazonienne, je reviendrai à Baños, pour me reposer un peu et enfourcher un vélo afin de rouler le long de la ‘route des cascades’. Indiquées dans les différents guides, cette route suit un itinéraire en descente (ouf !) et permet d’observer quelques chutes d’eau. La dernière vaut le détour.
Il est possible de l’observer du haut, il paraît que c’est joli, ou du bas. C’est de là que je l’ai vue, la cascade Pailon del Diablo. Bruillante, rafraichissante et belle. J’en profite pour passer derrière. Ma douche est prise !
Et si ça descend à l’aller, c’est que ça remonte au retour, alors le vélo et moi atterrissons à l’arrière d’un camion, comme tous les autres vélos et personnes arrivés jusque là.
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*Je crois avoir oublié de le dire, alors je profite de cette note de fin d’article : les équatoriens sont des gens vraiment super gentils, accessibles, aidants, souriants. J’en profite pour pratiquer au maximum mon espagnol.

LATACUNGA, LA LAGUNE DE QUILOTOA ET LE PARC NATIONAL DU COTOPAXI (du 29/07/2016 au 31/07/2016)

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Otavalo – Latacunga, ce sont moins de 200 kilomètres. Mais en transport, c’est :
    • Un premier bus pour aller d’Otavalo au terminal de bus Carcelen, au Nord de la ville de Quito,
    • Le bus interne à Quito, qui traverse les 26 km reliant le terminal Nord au terminal Sud de Quito (Quitumbe). Ou, pour les plus flemmards, comme moi, 3/4 d’heure de taxi quand ça roule bien. Le prix n’est évidemment pas le même,
    • Puis enfin, un bus qui part du terminal Quitumbe, direction Latacunga.
Chaque bus a son lot de vendeurs de nourriture, de glaces, qui montent et descendent au gré du parcours. Toujours animés. Et parfois, on a même droit à un film (en espagnol bien sûr).
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J’arrive donc à Latacunga en milieu d’après-midi et j’en profite pour faire un tour, rapide, de la ville. Quelques monuments coloniaux, des boutiques de tout et de rien, surtout de vêtements.
Je m’aventure dans le marché couvert pour faire quelques courses, mais à cette heure, je ne trouve que des bouchers et poissonniers. Qu’à cela ne tienne, j’ai déjà repéré un vendeur de fruits et légumes et un super marché sur la route qui va de l’hôtel au centre-ville. Je fais donc mes petites emplettes sur le retour. Je me sens un peu gênée d’acheter tout par un : une carotte, un oignon, une tomate, un avocat, un fruit de la passion et quand même, deux bananes… le tout pour la modique somme de 1 dollar.
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Petit point concernant les prix (en général) :
    • Les fruits et légumes ne sont vraiment pas chers (cf. ci-dessus),
    • Un menu déjeuner au restaurant est économique : une soupe, un plat avec viande, riz, banane, salade et parfois haricots rouges ou légumes, un jus de fruit et un dessert léger peut démarrer à 2,50 dollars,
    • Le prix grimpe rapidement pour un repas du soir au restaurant. Là, plus de menu. On est souvent autour de 8 à 10 dollars le plat, voire plus. Peut-être parce que je n’ai testé que des restaurants touristiques. Il est toutefois possible de s’en sortir pour moins de 3 dollars dans les ‘rôtisseries’, avec un menu composé d’une soupe et d’un plat avec une bonne part de poulet, frites et riz. C’est une question d’équilibre (Francis Cabrel !),
    • Les bus courtes ou longues distances sont vraiment économiques,
    • Pour les taxis, c’est un peu différent. Beaucoup, beaucoup, beaucoup plus chers que les bus, ils restent bien moins chers qu’en France. Mais, même en négociant le prix avant de monter dans la voiture, il se peut qu’à l’arrivée le chauffeur demande plus,
    • Concernant les hébergements, je suis partagée. Lorsque j’en recherche un, je trouve les prix, en majorité, assez élevés pour des hébergements de type auberges de jeunesse. Mais finalement, pour le moment, je m’en suis sortie quasi-systématiquement pour 10 euros ou moins.
//Fin du point sur les prix
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Une fois revenue à l’auberge, je profite des espaces communs, très agréables tant que le soleil brille. Je prépare mon programme des jours suivants et je papote. L’auberge est remplie de francophones.
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La Laguna de Quilotoa
Aujourd’hui, je me rends au Quilotoa, un volcan dont le cratère est rempli d’eau, la Laguna de Quilotoa, et qui culmine à un peu plus de 3900 mètres.
Il est possible de descendre jusqu’au lac, d’y faire du canoë, puis de remonter à pied ou à cheval. Il est également possible de faire le tour du lac, par les crêtes.
Encore un tour de lac ! Eh oui. Mais de mon point de vue, plus physique que le tour de la Laguna de Cuicocha. Un peu plus long, un peu plus d’ascensions et de descentes tout au long et surtout, beaucoup plus vertigineux, lorsque l’on suit le sentier qui longe la paroi. Mais à ces endroits du parcours, il existe toujours un sentier qui passe de l’autre côté de la crête. Je suis revenue par 2 fois sur mes pas pour prendre ‘l’itinéraire bis’.
Finalement, entre les discussions avec les personnes croisées,  les demi-tours, la marche, au gré d’une météo venteuse, grisâtre, pluvieuse, ensoleillée, je boucle le tour en 4h30. J’ai une heure pour profiter encore un peu des points de vue, d’un thé bien chaud et j’attrape le dernier bus direct pour revenir à Latacunga.

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Le Parc National du Cotopaxi

Ouvert ou fermé ? Avec ou sans guide ? J’y vais ou je n’y vais pas ?

J’ai tellement de sons de cloche différents que je ne sais pas bien ce qu’il en est.
En fait, le volcan du Cotopaxi, entrée en éruption (de cendres) il y a quelques mois, est inaccessible. Mais le Parc National est bien ouvert. Il est donc possible d’aller profiter de la vue, de faire le tour d’un lac marécageux et de visiter le musée du parc.
Un peu frustrant car, l’ascension du volcan, même jusqu’au premier refuge, n’est pas autorisée *, mais je décide de m’y rendre quand même.
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Je monte dans un  bus qui me dépose sur le bord de la Panaméricaine. L’accompagnateur du chauffeur de bus (parce qu’il y a toujours un accompagnateur du chauffeur, c’est lui qui s’occupe de faire payer le trajet), hèle un taxi-guide qui se trouve de l’autre côté de l’autoroute. Et nous voilà partis pour le Parc National du Cotopaxi, à quelques kilomètres de là.
Après un tour en voiture dans le parc, avec en décor de fond le volcan qui semble vouloir se découvrir mais qui a encore la tête dans les nuages, nous nous arrêtons autour du lac. Emmitouflés dans nos vestes nous protégeant du vent, nous avançons alors que le ciel se dégage peu à peu, jusqu’à ce que le sommet enneigé du volcan soit visible.
Sur le chemin du retour, le guide me dépose à hauteur d’un chemin qui me permet d’aller jusqu’au petit musée en marchant. Il ne me dit pas ce qui m’attend. Je suis donc toute émerveillée devant le canyon qui s’ouvre sur le côté du chemin.
Après la visite du musée,  nous rejoignons l’autoroute.
Laissée à l’abandon sur le bord de la route, je dois prendre un bus direction  le terminal de Latacunga. Je ne vois que trop tard la direction indiquée sur les bus qui passent. Après en avoir laissé filer quelques-uns, je décide de faire signe à tous les bus, pour qu’ils s’arrêtent.  Et je finis par monter dans celui qui me permet de rentrer !
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Malgré mes hésitations, je suis très contente de m’être approchée de ce volcan qui me fait rêver depuis longtemps. L’ascension, ce sera pour une prochaine fois.
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* L’accès au volcan devrait être réouvert le 05/08/2016… seulement quelques jours plus tard. Mais comme me dit le guide : ‘peut-être’.

OTAVALO ET SES ENVIRONS (du 24/07/2016 au 28/07/2016)

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Otavalo, c’est un village à 2 heures de bus au Nord de Quito.
En paysage alentour, des volcans ; en son centre, un marché artisanal, des boutiques ; un peu plus excentrés, le marché couvert, vendant essentiellement de l’alimentation, et le marché aux animaux, qui se tient le samedi – c’est lui qui fait la réputation d’Otavalo – et en fond sonore la musique du camion du livreur de bouteilles de gaz, qui semble sillonner la ville à longueur de journée.
Les tenues sont traditionnelles : haut blanc brodé de fleurs colorées, ceinture tissée (la ville regorge d’ailleurs de boutiques de tissus et de fils à broder) et jupe pour les femmes, pantalon blanc, poncho et chapeau pour les hommes. Cheveux longs pour tout le monde.
Au delà de tout cela, Otavalo, c’est aussi le point de départ de quelques randonnées. Notamment :
  • Balade à la Cascade de Peguche, un village voisin. Plusieurs chemins possibles, mais quel qu’il soit, au bout, la petite cascade est bien présente. Ça permet de prendre l’air. Et en ce dimanche après-midi, on sent bien que c’est une promenade prisée des habitants du coin. Les enfants profitent d’ailleurs d’un bassin d’eau pour jouer dedans.

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  • Le lac Mojanda et l’ascension du Fuya Fuya. Un guide, un couple d’Allemands et moi. Un départ en voiture d’Otavalo pour rejoindre la Laguna de Mojanda et s’attaquer à la petite ascension du volcan Fuya Fuya (environ 2 heures), une randonnée d’acclimatation à l’altitude, qui part de 3700 mètres et monte à 4200 mètres.
Fuya signifie nuage en Kichwa, le dialecte local. Et quand le mot est doublé, cela a vocation à l’amplifier. Autrement dit, Fuya Fuya signifie très nuageux. Mais nous avons été gâté, car la météo a été plutôt bonne, le vent dégageant les nuages et laissant apparaître par intermittence la vue sur les sommets et lacs environnants.
Le début de la randonnée grimpe déjà un peu, mais ce n’est rien en comparaison de ce qui nous attend plus loin. Ici, pas de zig-zag pour apaiser les jambes et le coeur des marcheurs, on file en ligne droite vers le sommet, au milieu des herbes hautes. Sur le côté on aperçoit une grande traînée d’herbes jaunies et aplaties. Sûrement, la trace d’un éboulis. Enfin, c’est ce que nous nous sommes dit, tant la pente nous paraissait raide, mais finalement, ce n’est ‘que’ le chemin du retour. L’arrivée au sommet nécessite une petite escalade, ce qui me ravit, moi qui ai le vertige. Mais passés ces quelques mètres, aidée du guide, tout va pour le mieux et le sommet (tout plat) est atteint !
La descente, qui nous effectuons par l’autre côté, est moins glissante, mais tout aussi raide que la montée. Et surtout plus facile 😊
Bon, j’en rajoute un peu… En fait, ce n’était pas si difficile.

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  • El Parque Del Condor. J’avais bien dit qu’on m’y reprendrait à aller dans un parc animalier. Je voulais une petite journée de repos entre l’ascension du Fuya Fuya et mon programme du lendemain, mais je ne voulais pas ne rien faire non plus. Sur recommandation de plusieurs personnes, je me suis rendue au parc de la fondation.

Seuls 2 condors sont présents… et c’est tant mieux. Et en plus, pour une fois, j’avais déjà eu l’occasion d’en observer en pleine nature au Pérou (au Canyon de Colca), alors, tout va pour le mieux.

C’est de l’arnaque ? Mais non, le parc héberge une variété d’autres rapaces assez impressionnante. Alors bien sûr, ils sont en cage. Bien sûr, ça m’a fait un peu mal au coeur. Mais les cages sont en fait de grandes volières, très bien entretenues. Les oiseaux ne sont pas nombreux par volière, généralement 2. Et les mieux dressés présentent, avec leurs soigneurs, un beau spectacle 2 fois par jour. De l’aigle royal, emblème des États-Unis, que l’on peut voir s’élancer seulement sur autorisation du soigneur, voler au loin, très loin, parfois à perte de vue, puis revenir quelques minutes plus tard, et repartir, à la toute petite chouette qui arrive en fin de spectacle en équilibre sur un gant que tous les enfants (petits et grands) enfilent tour à tour, en passant par l’excité qui court autour du soigneur pour avoir un morceau de viande en plus, j’ai passé un bon moment. Le décor, dégagé sur la vallée, ne gâche rien. Et sur la droite, on peut distinguer très clairement le coeur présent sur le volcan Imbabura.

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  • La Laguna de Cuicocha, avec ses deux petites iles. Un bus jusqu’à un petit village, puis un taxi pour aller jusqu’au lac d’altitude, situé à 3246 mètres. Là, plusieurs options : observer le lac depuis une première plate-forme ; observer le lac depuis une plate-forme située un peu plus bas au niveau du restaurant, voire prendre un bateaux pour naviguer sur le lac ; marcher jusqu’au premier mirador ; ou faire le tour du lac par le haut.
J’ai choisi cette dernière option. Ça monte un peu, ça descend un peu, ça remonte, et comme ça tourne, le lac se situe toujours sur notre gauche… ou droite si vous faites le tour dans l’autre sens.
Puis probablement au 3/4 ou 4/5 du lac, le chemin bifurque et s’éloigne du lac, traverse une forêt de pin odorante, pour malheureusement finir sur une route bitumée pour environ 25 minutes, avant de revenir à l’entrée du site.
J’ai une bonne heure à patienter avant le retour du taxi avec qui j’avais convenu de mon heure de retour (en réalité, ce n’est pas nécessaire, car il y a beaucoup de taxi qui font l’aller – retour toute la journée).
Sur mon chemin, j’aurais croisé quelques groupes, mais surtout l’homme à la machette et au téléphone portable… C’est un peu inquiétant d’être prise en photo par cet homme qui ne m’a rien demandé, alors que je suis moi-même  en train de prendre une fleur en photo (avis aux connaisseurs : ce n’était pas la personne du groupe qui prend en photo toutes les autres personnes du groupe en train de faire la même photo). Mais finalement, c’était un employé du parc qui faisait le tour, comme tous les jours et qui me donne quelques renseignements.
Et finalement, je trouve d’autres personnes pour monter dans le même taxi que moi et rentrer directement à Otavalo !

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QUITO (du 22/07/2016 au 23/07/2016)

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Soyons honnêtes, je patauge un peu en ce nouveau début de voyage. Alors, je commence doucement pour me remettre du décalage horaire.
Je me promène dans le quartier historique, je visite le couvent San Francisco, avec ses perroquets / perruches et son exposition majoritairement dédiée  à… Saint François, puis je reviens dans le quartier de La Mariscal, où se trouve l’auberge de jeunesse dans laquelle je dors.  Ce quartier, qui est sensé être plus vivant que le centre historique, ne m’avait pas impressionné ce matin, mais en cette fin de journée,  les bars sont ouverts, pleins et les discothèques commencent déjà à diffuser leur musique. C’est bien un quartier animé !
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En ce deuxième jour, je décide de traverser l’équateur à pied. Pas le pays. Il est certes petit, mais il y a tellement de choses à découvrir que ce ne serait pas possible. Non, la ligne imaginaire qui sépare la Terre en deux hémisphères.
Direction donc ‘La Mitad Del Mundo’, un village créé de toute pièce par une entreprise gouvernementale, traversé par une ligne jaune représentant l’équateur, avec, en son centre un monument figurant les 4 points cardinaux, dominé par une sphère, la Terre, et tout autour, des boutiques et restaurants… Et pour la petite histoire, il paraîtrait que les calculs sont erronés : l’équateur passerait à quelques centaines de mètres de là. Dans le doute, j’y suis allée aussi.
Quoi qu’il en soit, j’apprends que l’on pèse 1kg de moins à l’équateur. Alors, finis les régimes, vivent les voyages sur la ligne de partage du monde !

NOUVELLE DESTINATION (le 21/07/2016)

Et voilà ! Après un peu plus d’un mois je suis de retour en… Équateur.

Mais pourquoi l’Equateur ?
Eh bien, parce que je n’en ai eu qu’un avant goût, mais il m’a donné envie d’en découvrir plus. Sa diversité, ses volcans, ses randonnées, sa jungle amazonienne, sa côte Pacifique…
Ensuite parce que je n’en ai pas fini avec l’espagnol ! Je veux encore entendre et pratiquer cette langue.
Alors je monte dans l’avion, direction Quito, avec une escale à Miami.
Je voulais encore parler espagnol ? Mais pourquoi ne pas rester ici. Je ne sais plus dans quelle langue m’adresser aux gens : anglais, espagnol, espagnol, anglais ?
J’en profite pour renouer avec mes problèmes de bagages. Pour les plus médisants : non, je n’ai pas une nouvelle fois oublié mon sac dans le RER. Il a passé la nuit à Miami, sans moi. Et ce n’est pas la première fois que cela m’arrive en passant par cet aéroport. Mais comme toute personne ayant déjà expérimenté ce genre de problème, j’avais prévu mon coup ! Et je peux quand même profiter de ma première journée à Quito, dans des vêtements propres.

UNE PAUSE DANS LE VOYAGE (DU 16/06/2016 au 20/07/2016)

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Après 6,5 mois de voyage, me voilà de retour en France pour quelques semaines.
Objectifs : recharger les batteries (oui, oui, c’est génial, mais c’est aussi fatigant de voyager), profiter de la famille, voir un maximum d’amis (même si je n’ai pas pu voir tout le monde), fêter une dizaine (pas la mienne, même si elle approche), partir une semaine au Maroc en mode ‘sport – barbotage et papotage dans la piscine – repos – fiesta – famille – amis’.
J’espérais également retrouver Paris avec un oeil neuf, voir ce que je ne voyais plus, faire des photos…
Bon, sur ce point, j’ai été un peu déçue. Non, pas de retrouver Paris ! Mais de ne pas ‘m’émerveiller’ en mode ‘chauvine’. A priori, je ne suis pas partie assez longtemps pour re-découvrir la ville.
On verra ce qu’il en sera dans 2 mois. Pour le moment, je file vers une nouvelle destination…

TRUJILLO (le 19/05/2016 et le 20/05/2016, puis du 26/05/2016 au 29/05/2016)

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Trujillo, ville de la province de la Libertad. Sa plaza del armas (surprenant ?!). Sa cathédrale. Son architecture en partie coloniale. Sa route circulaire qui entoure le quartier historique. Sa rue piétonne.
Ici, je n’ai pas rencontré de tourisme européen ou nord américain de masse, mais plutôt des personnes d’Amérique Latine ou des enfants en sortie scolaire venus visiter le patrimoine culturel et historique de leur pays. Elles sont loin, toutes ces personnes de Cusco qui interpellent les touristes à tous les coins de rue pour leur vendre la même excursion.
A Trujillo, fini l’effort physique pour moi. Je plonge dans le culturel, avec la visite :
  • Du site archéologique de Chan Chan,
  • Des Huacas del sol y de la luna, et du petit, mais très intéressant, musée associé. Il explique notamment à quelles occasions et comment se déroulaient les sacrifices humains, comment ont été construits les deux temples, …
  • Du musée archéologique de Trujillo, qui présente les différentes civilisations de la région de la Libertad au fil des siècles, leurs outils, poteries, armes… et c’est dans la petite cour de ce musée que j’ai eu la chance d’assister à une démonstration de Marinera, danse traditionnelle locale pleine de séduction, de mouchoirs qui tournent et de robes qui virevoltent. Je n’ai pas osé participer à la séance d’apprentissage : je ne suis déjà pas particulièrement douée dans la synchronisation de mes mouvements – pour preuve, les différents cours de step que j’ai pu suivre durant lesquels je me suis systématiquement retrouvée à contre-courant des autres participants – et mon espagnol n’est pas assez bon pour que je sois capable de comprendre et dans le meme temps, d’effectuer immédiatement le mouvement demandé. Bref, j’ai regardé !
J’ai aussi pu observer les préparatifs d’une fête religieuse et profiter d’un coucher de soleil sur la plage de Huanchaco.
A Trujillo, j’ai également :
  • Mangé une super bonne viande rouge, bien saignante, accompagnée de légumes savoureux. Ça n’a l’air de rien comme ça, hein ? Mais après quelques mois de poulet ou viande rouge très cuite, c’est un régal,
  • Eu l’occasion de comprendre qu’être gauchère / gaucher pouvait encore être mal vu dans certaines parties du monde. La scène se déroule dans un petit café local. Je suis accompagnée d’un péruvien avec qui je discute et dans le même temps, j’ecris. Quand, tout à coup, le monsieur assis à la table d’à côté commence à interpeller mon accompagnateur : ‘mais elle écrit de la main gauche !’… je n’ai pas la suite, la conversation est trop rapide, mais le ton est inammicale et j’ai eu confirmation que c’était bien le fait que je sois gauchère qui était problématique. J’ai donc continué… a écrire de la main gauche, parce que de la droite, ce n’est pas lisible.
  • Eu une grande discussion amusante avec une australienne et une colombienne sur la manière dont les gens se comportent ou s’adressent les uns aux autres selon la culture. Au coeur de la discussion, les fameux ‘hugs’ très présents dans la culture anglosaxonne, mais peu fréquents en France (jai fini par m’y habituer) et les ‘mi amor’, ‘linda’,… qu’un ou une inconnue à qui vous avez demandé votre chemin, par exemple, va utiliser pour s’adresser à vous dans les pays d’Amérique Latine (en tous cas, ceux dans lesquels je suis allée). On est d’accord ? Le jour où, à Paris, je demande une information à quelqu’un que je ne connais pas et que la personne me répond ‘Prends à droite, puis à gauche mon amour’, ou ‘Je vais t’accompagner ma belle’, je me demande ce qui ne va pas ?