SACHA YACU – Centre de sauvetage d’animaux (du 07/08/2016 au 14/08/2016)

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Toujours essayer d’atteindre ses objectifs… J’avais prévu de tester le volontariat durant ce voyage. J’en aurais mis du temps, je n’y aurais pas consacré la durée que j’avais envisagée, mais je l’aurais fait !
Recherches sur internet et conseils de personnes croisées durant mon voyage, m’orientent vers ‘Ecuador Volunteer Fundacion’ (www.ecuadorvolunteer.org/en/), qui propose différentes missions de volontariat, notamment en Équateur.
Après quelques échanges avec une personne de la fondation, je me décide pour une mission dans un centre de sauvetage d’animaux, en Amazonie. Mon premier choix se serait plutôt orienté vers une mission d’aide à la préservation de la culture locale, mais il faut un niveau d’espagnol intermediaire et je crains que le mien ne soit pas suffisant.
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Je monte donc dans un bus au départ de Baños pour rejoindre Puyo, l’une des portes d’entrée de la selva amazonienne.
A mon arrivée, je suis acceuillie par 2 adolescents qui m’emmènent dans leur maison, le temps que les adultes aient terminés le ravitaillement pour les animaux et les bénévoles.
La nuit est tombée depuis longtemps lorsque je prends le taxi avec Rosa, le coffre du pick-up rempli.
Je n’ai ni idée de l’heure qu’il est, ni idée du temps qu’il nous faut pour arriver sur le chemin de pierre qui finit par nous mener à la maison des bénévoles, au milieu de la selva. Mais cela me paraît infiniment long compte tenu des sujets de discussion du chauffeur : accidents de la route dû au fait qu’une personne n’avait pas sa ceinture de sécurité (Ah bah, nous non plus, mais elle est où cette fichue ceinture ? Impossible à trouver.) ou d’une moto aperçue au dernier moment ou d’un chien qui traverse ou… pfff, je suis contente qu’il parle vite, je ne capte pas tout.
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A l’arrivée, les volontaires présents s’activent pour vider le coffre et tout transporter dans la cuisine. La répartition entre les aliments pour les animaux (les fruits) et les volontaires (les légumes, céréales, lait, beurre,…) se fera le lendemain.
Pour l’heure, je m’installe avec tout le monde dans un hamac, autour du feu de bois..
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Sacha Yacu*, c’est un centre de sauvetage d’animaux, de mon point de vue, totalement intégré à la selva. Rien à voir avec un zoo.
Il a été créé il y a 9 ans, suite au constat de la diminution rapide de la faune.
Son objectif est d’accueillir, de prendre soin et de réinsérer le maximum des animaux arrivés ici, soit parce qu’ils ont été accidentés, soit, parce qu’ils étaient retenus en captivité comme ‘animaux de compagnie’, soit, plus fréquemment, récupérés lors de l’interpellation de contrebandiers.
Le centre travaille avec la Police Environnementale et le ministère de l’environnement et contribue à sauver ces animaux et préserver la faune et la flore de cette magnifique forêt.
Malheureusement, certains sont trop handicapés pour pouvoir survivre seuls dans la nature, comme beaucoup d’oiseaux ne pouvant plus voler par exemple. Leur chance, c’est d’être finalement arrivés à Sacha Yacu*, où leurs chants laissent à penser qu’ils s’y sentent bien.
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Ce projet familiale ne bénéficie à aujourd’hui d’aucune aide financière, si ce n’est le prix payé par les volontaires. Cet argent a vocation à financer les 3 repas quotidiens des volontaires, l’essence pour le groupe électrogène,  les aliments et médicaments des animaux, les matériaux nécessaires à la construction et à l’entretien des cages (comme par exemple quelques poteaux métalliques, du grillage, du fil de fer).
Le calcul est assez simple : plus il y a de volontaires, plus le centre peut se développer et accueillir d’animaux.
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Il y a bien quelques ressources naturelles : une production de bananes (insuffisante pour tous les animaux), quelques papayers, des bassins avec des poissons, de la canne à sucre, du bois pour aménager l’intérieur des cages, des feuilles pour construire le toit des abris des animaux.
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Côté main d’oeuvre, les fonds ne permettent pas de rémunérer un salarié, alors, c’est toute la famille disponible qui met la main à la pâte. Il y a les ‘permanents’ et ceux qui viennent dès qu’ils peuvent.
Et puis, il y a les volontaires. Le nombre fluctue énormément d’une semaine à l’autre.
Par exemple, lors de la semaine que j’ai passée au centre, nous avons été entre 1 et 11 volontaires, selon les jours.
Il faut ajouter à ce compte Jarno, un néerlandais, qui aide, entre autre, à l’encadrement des bénévoles et à la réalisation de toutes les autres tâches, pour 6 mois, en échange de l’hébergement et des repas.
Les membres de la famille présents étaient Andrea, Raul, David, et les fondateurs, résidents permanents d’une petite maison construite un peu en contrebas de la maison des volontaires.
D’autres personnes étaient peut-être présentes, mais je n’ai pas eu l’occasion de les rencontrer.
J’allais oublier de compter les 2 adolescents venus m’accueillir à la descente du bus et Jonathan, 6 ans, qui se fait un plaisir d’aider.
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A Sacha Yacu*, l’organisation des journées est bien rodée et un tableau blanc permet de voir, quotidiennement, la répartition des tâches.
La journée débute à 8h00. Préparation de la nourriture pour les animaux**, excepté pour 2, voire 3, volontaires qui sont en charge de nettoyer les parties communes (cuisines, douches, wc, escaliers). Ça fait partie de la vie en communauté, c’est rapide, ça évite que les bestioles s’installent et ça tourne tous les jours.
Quand tout est prêt et que le ménage est terminé, il est temps d’aller nettoyer les cages et de distribuer la nourriture aux animaux. Répartis, seaux et grosse bouteille d’eau en main, chaque groupe part de son côté de la selva avec une personne de l’équipe ‘permanente’. Et c’est comme pour le ménage : chaque jour, l’équipe coordinatrice fait en sorte que les volontaires puissent s’occuper d’animaux différents.
Cette étape peut prendre plus ou moins de temps : balade plus ou moins longue pour aller jusqu’aux cages, quantité de nettoyage à effectuer selon l’alimentation de la veille (le maïs est dépiauté et il faut ramasser les enveloppes des grains, les carottes et la salade sont rarement touchées, à peine grignotées, c’est beaucoup plus simple à ramasser…), nombre de photos que prennent les volontaires (surtout moi), plaisir de l’observation sont autant de facteurs qui influent sur la durée de la tâche.
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Le reste de la matinée est consacré,  selon les besoins, à la construction de petites maisons pour mettre dans les cages, à l’entretien et la rénovation de certaines cages, à la pêche aux poissons ou aux sauterelles pour nourrir les ocelots…
Vers 11h00, les 2 volontaires qui ont la charge de préparation des déjeuner et dîner du jour prennent la route de la cuisine.
Déjeuner vers 12h00.
Le temps d’une pause et à 14h00, les activités de rénovation ou construction reprennent.
En fin de journée, il ne reste plus qu’à nourrir les animaux plutôt nocturnes (kinkajous et ocelots 3 jours par semaine, lors de mon sejour).
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A la nuit tombée, le groupe électrogène est allumé pour environ 2h00, le temps de finir de préparer le repas, dîner, faire la vaisselle, papoter autour de la table ou autre. Les bougies et lampes torches prennent ensuite le relais. Pour ceux qui ont eu la chance de venir a Batejin : c’est le moment plaisir du retour du calme. J’avais presque oublié la sensation tellement agréable.
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Et le lendemain, le programme est équivalent, mais malgré tout tellement différent !
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Oui, différent car les activités de rénovation ou construction évoluent, mais aussi parce-que l’on ne voit pas les mêmes  animaux, et si tant est que l’on voit les mêmes, les comportements peuvent changer.
En ce moment, par exemple, le centre héberge :
  • Beaucoup de perroquets (Macaws – aras – rouges ou bleus, et petits perroquets verts), certains sont en liberté, d’autres répartis entre plusieurs grande cages.
Il y a notamment Pasquale, qui de prime abord est marrant : il répète ‘Holá, Pasquale’, puis part d’un rire communicatif. Mais il semble que ce soit le signal d’une attaque imminente de sa part. On entre à 2 dans la cage qu’il occupe avec 20 autres oiseaux : une personne nettoie pendant que l’autre surveille Pasquale.
  • Un toucan, qui fait presque parti des animaux domestiques de la maison. Il s’attaque aux chaussures,
  • 2 singes écureuils, dont un bébé,
  • 2 zongos zongos, petits singes poids plume, un peu plus gros que les singes écureuil, et curieux de tout ce que l’on fait dans leur cage,
  • 3 ocelots, chacun disposant de sa cage. Ils semblent redoutables et ne rien avoir perdu de leur instinct de chasseur. On prend soin de les faire rentrer dans une trappe avant de pénétrer dans leur cage,
  • 1 pécari à collier (white collar pecari) et 2 autres pécaris (sans collier), dont il n’est pas nécessaire de nettoyer les cages : ils mangent tout ! Dont nos déchets organiques. Ça tombe bien, parce qu’il paraît que ce sont des animaux très agressifs,
  • 2 coatis,
  • Des singes capucins, dont Emma, qui cherche désespérément à m’épouiller les grains de beauté des bras,
  • Un ‘singe laineux’, tout en muscles,
  • 2 kinkajous, petits animaux nocturnes,
  • Des tortues d’eau et de terre.
Et il y a les insectes aussi, pas hébergés par le centre, mais en pleine nature, c’est compliqué de faire sans. Je retrouve mes fourmis préférées : les coupeuses de feuilles, et j’apprends qu’il existe des guêpes bleues de quelques centimètres  et d’autres qui endorment leurs proies (des araignées) et les transportent jusqu’à l’endroit où elles ont pondu leurs oeufs, pour les nourrir. Vous n’y croyez pas ? J’ai pu observer les 2. Et l’araignée était plus grosse que la guêpe, mais celle-ci arrivait quand même à la traîner au sol.
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Bien entendu, seuls quelques animaux ont des surnoms souvent attribués par les volontaires. L’objectif n’est pas d’en faire des animaux domestiques auxquels on s’attache, mais bien de les relâcher.
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Voilà, vous avez le décor général. Mais j’ai quand même envie de vous raconter ‘MA’ semaine à Sacha Yacu*, parce que j’ai adoré. J’ai adoré participer à ces tâches quotidiennes réalisées en groupe, j’ai adoré observer ces animaux lors du nettoyage des cages par une personne du groupe, j’ai adoré entrer dans ces cages ‘vivre’ le comportement de ces animaux lors du nettoyage et de la répartition de la nourriture, j’ai adoré les constructions de petites maisons pour les animaux ou la restauration de leurs abris, j’aurais voulu voir le résultat final de la nouvelle cage en cours d’élaboration… zut, il va falloir que je revienne.
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Lundi
Réveil après une nuit bien arrosée. Je ne parle pas d’alcool, mais d’une pluie tropicale interminable. Je comprends l’importance des bottes en caoutchouc.
Je sors du dortoir et je découvre le décor que je n’avais pas remarqué la veille au soir : une forêt luxuriante et des animaux à quelques mètres à peine. Je m’étonne du toucan qui traîne au milieu des hamacs, des aras rouges et bleus, des perroquets verts qui chantent sur les arbres aux alentours, des singes écureuils en liberté qui sautent de branche en branche.
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Après le petit-déjeuner, Jarno m’explique l’organisation, puis je rejoins l’atelier de préparation de la nourriture. Des seaux sont posés au sol, un par cage, la poubelle de déchets organiques à été ramenée et sert de base pour les pécaris. De chaque côté, une sorte de table sert à la découpe des fruits. 20 pièces de maïs dans ce seau, 18 dans le deuxième, 10 dans le troisième et le quatrième, et 2 dans le dernier. Je remplis les seaux des oiseaux. Bananes, canne à sucre, pommes…
Puis nous partons pour les cages. J’observe comment ça se passe. 1 cage, 2 cages, puis, je me lance.
Un ara rouge se pose sur mon épaule alors que je ramasse des déchets. C’est une feinte pour observer le contenu du seau : ce n’est pas encore la nourriture fraîche, il repart sur sa branche.
Quand je récupère le seau contenant leur repas, c’est l’assaut. Je me débarrasse d’une partie du contenu sur la première plate-forme et je retrouve un peu d’air pour répartir au mieux le reste des aliments sur les autres plate-formes. Puis nous passons à la cage suivante.
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Après cette tâche, comme c’est mon premier jour, David et Jarno me font visiter l’ensemble du centre. On est parti pour une belle balade dans la selva, à la rencontre des animaux que je n’ai pas encore vus. Un itinéraire génial dans cette nature. Et je découvre tout le petit monde déjà mentionné plus haut, à l’exception du dernier ocelot dont la cage est encore plus éloignée.
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Après la ‘sieste’, nous passons aux travaux manuels.
J’aide Victor à terminer le toit d’une maison destinée aux zongos zongos. Découpe d’un morceau de tôle ondulée à la machette et pose du toit.
Je rejoins ensuite la cage des zongos zongos où je prends la relève de Kirsten. Objectif : créer une ouverture pour permettre l’accès à la nouvelle partie de cage construite la semaine passée – agrandissement des appartements privés de ces petits singes. Pliée en deux ou sur la pointe des pieds, un singe sur l’épaule observant mes faits et gestes, je m’occupe de la partie droite de la porte pendant qu’Alex se charge de la partie gauche. Je suis surprise de la patience des singes qui attendent que l’ouverture soit totalement terminée pour aller visiter leur nouvel espace. Pendant ce temps, nous renforçons l’ouverture à l’aide de bois et de fil de fer.
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Mais c’est déjà l’heure d’aller nourrir les ocelots. Pas d’obligation, mais j’en ai vraiment envie. En plus, nous partons pour la cage que je n’ai pas encore vue. Le chemin est glissant, mais la récompense à l’arrivée vaut la chute que j’ai faite.
On trappe le félin, la viande du jour est disposée dans la cage, l’animal est libéré et on l’observe se jeter dessus.
Sur le retour, nous passons par la cage des kinkajous. Normalement ils sont 2, un couple, mais depuis quelques jours, le mâle a pris la clef des champs et la femelle est esseulée.
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La journée se termine tôt pour moi, épuisée, je m’endors sur mon livre après le repas.
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Mardi
Aujourd’hui, je suis de vaisselle. Mais les repas sont encore loin et en attendant, je suis affectée au groupe des singes et pécaris. Même principe, nous remplissons les seaux en suivant les consignes, puis nous partons, seaux en main, pour une balade un peu plus longue que la veille. Je reconnais déjà quelques chemins, pas tous, je vous rassure, je n’ai pas changé  ce point.
Les pécaris se jettent sur leur nourritre, je commence à me prendre d’affection pour les singes, la femelle kinkajous est toujours esseulée. Je prends mes marques.
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Pour la deuxième partie de la matinée, je vais aider, entre autres, Marcia (co-fondatrice de Sacha Yacu) et Alex à refaire un abri pour les zongos zongos, le bois devenant trop vieux. A l’aide de machettes, des arbres sont coupés, taillés, attachés à l’aide de fil de fer, des feuilles servent à l’étanchéité du toit. Efficace.
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Et pour l’après-midi, nous partons vers la nouvelle cage, en cours de construction. Pour l’instant, les contours sont délimités par une tranchée.
Notre première tâche consiste à apporter des poteaux qui se trouvent à la maison des volontaires jusqu’à la nouvelle cage. C’est lourd, mais nous atteignons notre objectif.
Nous devons ensuite porter 5 gros rouleaux de barbelé. Chaque rouleau pèse une tonne. A 6, nous sommes incapables d’aller au bout en portant le rouleau sur l’épaule, alors que Marcia, les 2 adolescents et Rosa passent tranquillement, à 4, avec le leur.
Grâce à l’improvisation d’un système de type ‘chaise à porteur’, nous finissons par amener tous les rouleaux à destination.
Ensuite, nous ramassons les feuilles qui ont envahis la tranchée, quelques trous destinés à accueillir les poteaux sont creusés, un arbre trop sec est abattu (à la tronçonneuse cette fois, car il est gros) et la journée se termine.
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Enfin, presque, parce-que je décide de me joindre a David et Jarno pour nourrir les kinkajous. Et ô, surprise : Monsieur à réintégré la cage et se prélasse dans une sorte de hamac avec la femelle. Réveil difficile pour ces animaux nocturnes, mais une fois la nourriture disposée, nous pouvons faire une belle séance photos. Puis, pour le plaisir, nous descendons à la rivière, patientons en écoutant le bruit de l’eau, puis remontons le long de la rivière, bottes dans l’eau. Le temps de rejoindre la maison, la nuit est tombée depuis un bon moment.
A peine le temps d’une douche et nous mettons les pieds sous la table. Je suis assise à côté d’un nouvel arrivant : Jonathan, 6 ans, avec qui je papote. Nous ferons équipe pour une partie de Uno un peu plus tard.
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Mercredi
C’est le jour où je suis de corvées : ménage et repas.
J’ai une aide précieuse pour le ménage : Jonathan, qui nettoient les tables pendant que je passe le balai, me montre où mettre les poubelles, balaie les escaliers. Quand je lui propose de se reposer, il me répond ‘après le travail’. J’ai l’impression de l’exploiter.
Il partira passer le reste de la journée chez sa grand-mère, Marcia.
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Côté cage, je repars voir les singes et les pécaris.
Mais le casse-tête de la journée c’est : ‘comment préparer un repas différents pour 15 personnes, avec les mêmes ingrédients qu’à tous les autres repas ?’. Je fais équipe avec Victor et nous nous en sortons bien, en préparant une salade de riz basique, mais accompagnée d’une petite sauce sympa. Et un point pour la sauce, qu’on refera le soir et  le lendemain et…
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Après la pause, nous partons couper de la canne à sucre pour refaire un stock : les animaux en mangent beaucoup. Et nous en profitons pour en déguster un peu. C’est la première fois que je goûte et je comprends pourquoi les gens en achète tant sur le bord de la route. En fait, ça ne se mange pas vraiment. Il s’agit de récupérer le jus sucré, puis de recracher les fibres.
Andrea nous fait envie en nous parlant de canne à sucre chauffée au feu de bois.
Des nuages noirs remplissent le ciel et le temps que nous rejoignions la nouvelle cage,  une pluie torrentielle s’abat. On trouve refuge dans la future nouvelle maison des volontaires, en cours de construction. Nous l’explorons et profitons de la vue qu’elle offre.
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Mais finalement, nous rentrons pour préparer le repas, la pluie ne s’arrêtera pas.
Et ce soir, Andrea nous prépare un gâteau à la banane – cuit à la poêle, nous n’avons pas de four.
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Jeudi
Je suis dans le groupe qui s’occupe des oiseaux aux environs de la maison et des pécaris.
Puis, nous partons débarrasser l’une des cages des oiseaux du vieux bois, avec pour objectif de le remplacer par du bois plus récent.
Juste avant le repas, les 2 petits singes écureuils sont introduits dans la cage des zongos zongos. Ils ont besoin de plus de place, et il semble que les 2 espèces cohabitent dans la nature. Les singes écureuils ne pourront être rendus à l’état sauvage que d’ici 4 mois, lorsque le bébé aura grandi et ne risquera plus d’être tué par les mâles dominant de la troupe environnante.
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Pour l’après-midi,  nous retournons à la nouvelle cage. Nous plantons les poteaux et troncs d’arbre qui serviront de piliers pour tenir le grillage. Et c’est déjà la fin de la journée.  Il faudra encore 2 bonnes semaines pour terminer la cage.
Et demain après-midi, nous ne travaillons pas.
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En rentrant, je vais récupérer le bois que l’on a sorti de la cage des zongos zongos il y a 2 jours, afin de faire un feu. Ce soir, après le repas, Andrea nous fait goûter la fameuse canne à sucre au feu de bois. Lorsque la canne est noircie en extérieur, elle l’a sort, la coupe et, nous degustons. Si le goût me semble être le même, le liquide est plus sirupeux.
Et nous ’empruntons’ quelques bananes dans le stock des animaux afin de le cuire dans les cendres.
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Vendredi
Petite journée, puisque l’on ne travaille que la matin.
Après avoir nourri les singes, les pécaris et les tortues, nous nous lançons dans une partie de pêche, pour le dîner des ocelots. Il nous faut 50 poissons, mais nous abandonnons une bonne heure et demi plus tard, à une petite vingtaine. Les ocelots auront du poulet !
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L’après-midi,  il y a ceux qui terminent leur mission et partent du centre, il y a ceux qui doivent aller faire quelques courses dans un village voisin, il y a ceux qui veulent aller voir une petite cascade et il y a moi, qui décide de garder la maison. Je reçois la visite de Marcia et Jonathan.
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Au retour de tout le monde, il fait déjà nuit. Nous partons nourrir les ocelots et quand nous revenons, Andrea a préparé une pâte à empanadas. Et hop, chacun s’y met et nous les confectionnons en groupe.
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Samedi
C’est comme le vendredi, ou presque : le samedi, il n’y a que le nettoyage des cages et la distribution de nourriture. Je suis la seule volontaire présente aujourd’hui. Je pars avec Jarno du côté des oiseaux. Nous prenons notre temps, en profitons pour faire des vidéos.
Quand nous arrivons à la dernière cage, nous trouvons 2 oiseaux dehors… nous comptons ceux qui sont dedans, nous ajoutons les 2 évadés et le compte est bon. Retour à l’intérieur pour ces deux fuyards. Nous repérons le trou au niveau du toit, il sera réparé plus tard dans la journée.
Nous finissons par le nettoyage du bassin de l’un des ocelots. Peu confiante, mon rôle est de détourner l’attention de la bête du bâton qui bloque la porte de la trappe dans laquelle il est enfermé. Je respire à nouveau une fois que Jarno est sorti de la cage. L’animal a eu droit à quelques poissons dans son bassin propre. Nous le regardons en pleine pêche.
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Et voilà comment, au lieu de 2h, nous avons mis plus de 4h pour terminer notre tournée. Il faut dire qu’en plus de nos vidéos, nous avons été interrompus par un joli boa.
Quel plaisir de pouvoir prendre un peu plus de temps pour observer ces animaux.
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Dans l’après-midi, une fois tout le monde parti en ville, je suis à nouveau seule. Je profite des hamacs, du chat qui fait la sieste sur mon ventre… Le mari de Marcia passe me tenir un peu compagnie. Je lui demande de m’aider à démarrer un feu que j’entretiendrai toute la soirée, jusqu’à ce que je décide d’aller me coucher. Parce-que ce soir, personne ne reviendra.
J’ai fait ma fière en disant que cela ne me dérangeait pas de rester seule, mais je me demandais comment j’allais réagir à la nuit tombée, si j’allais réussir à dormir, si les bruits allaient m’inquiéter… bah finalement, j’ai dormi comme une masse.
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Dimanche
C’est le départ pour moi cette fois-ci. Le dimanche, c’est jour de jeûne pour les animaux, donc, rien à faire.
Je suis suivie du toucan, de l’un des chiots et du chat jusqu’à ce que je parte.
Le mari de Marcia est repassé ce matin. Je lui dis au revoir, je charge mon sac sur le dos et je pars à pieds jusqu’à la route principale, ou j’attrape un bus pour Puyo, où j’attrape un bus pour Baños.
Arrivée en début d’après-midi, j’apprécie la douche chaude et je donne toutes mes affaires boueuses à laver. Je suis de retour en ville, mais mon esprit est toujours un peu à Sacha Yacu*.
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* Sacha Yacu (m.facebook.com/www.sachayacu.org/) : il n’est pas nécessaire de passer par un intermédiaire pour se rendre à Sacha Yacu. Il est possible de s’adresser directement au ‘centre’.
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** Les repas des animaux changent tous les jours et diffèrent selon les types d’animaux : mais, papaye, melon, bananes, canne à sucre, pommes, pastèque, oeufs, carotte, salade, sauterelles, oranges…

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