BAÑOS (du 05/08/2016 au 06/08/2016, puis du 15/08/2016 au 16/08/2016)

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Je serai bien restée un peu plus longtemps à San Francisco de Cunuguachay, mais je veux aussi continuer ma route, alors aujourd’hui, je remets mon sac sur le dos.
Pas de taxi cette fois. Je pars à pied avec les 3 bénévoles rencontrés la veille. Notre espoir : que quelqu’un nous prenne en stop. C’est après une grosse demi-heure de marche sans croiser de voiture passant dans notre direction que nous abdiquons. Nous appelons un taxi. Et à peine 30 secondes après, une voiture s’arrête. On annule le taxi, on charge nos sacs à l’arrière du pick-up et on monte avec. La personne nous dépose au village suivant où nous attrapons un bus quelques minutes plus tard. Nos chemins se séparent au terminal de bus de Riobamba, où ils montent dans un taxi pour rejoindre le lieu d’une autre mission de volontaires et où je monte dans un bus en direction de Baños.
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Une fois installée à l’auberge de jeunesse, je profite du reste de l’après-midi pour visiter un peu la ville et aller dans l’un des bains chauds : les thermes de la Vierge.
Maillot de bain enfilé : check, bonnet de bain sur la tête : check, affaires au vestiaire : check, douche froide : check. L’une des personnes qui travaille là m’indique par quel bassin commencer : celui qui fume et qui déborde de monde, au fond, près de la chute d’eau éclairée en vert. Je me glisse entre locaux, qui a priori remplissent les bassins en fin de semaine, et touristes. Quand j’en ai marre, je tente le second bassin, dans lequel, chaque mouvement est l’occasion de sentir l’eau brûlante le long de mon corps. Je tiens… 2 minutes, puis je plonge mes jambes dans le minuscule bassin d’eau froide. Je n’ai pas le courage d’y rentrer totalement, mais c’est déjà très agréable.
Je repars d’ici encore plus détendue qu’en arrivant.
Et pour rester dans le thème relax, je dîne au restaurant qui jouxte l’auberge, dans lequel je peux entrer sans repasser par l’extérieur. Rien de local, mais un feu brûle dans la cheminée centrale et je dîne confortablement assise sur matelas et coussins, en chaussettes.
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Le lendemain, je décide de me dégourdir les jambes en marchant jusqu’au Mirador de la Virgen. Une, deux, trois, cent, deux-cents, trois-cents… Les marches n’en finissent pas. Au moment où je décide de faire une pause, j’aperçois les 3 françaises déjà croisées à la Laguna de Cuicocha, puis au Cotopaxi. Et nous voilà reparties à discuter prochaines destinations, partage de bons plans, projets d’après voyage… un vrai plaisir cette pause. Elles m’apprennent aussi que le mirador n’est plus très loin. Effectivement, 2 minutes me suffisent pour y arriver.
Mais je me suis fixée un autre objectif : marcher jusqu’à la Casa del Arbol, qui domine la vallée et permet de bien voir (quand la météo est bonne) le volcan Tungurahua.
Je papote encore un peu, avec une personne qui entretient l’accès à une balançoire (Et hop ! Un nouveau mot à mon vocabulaire espagnol). Le monsieur m’indique le chemin, on plaisante sur la durée qu’il me donne pour y aller (1heure, mais 1 heure équatorienne ou française ?), on papote* encore un peu, puis je redémarre. Ça grimpe bien, mais ça reste accessible. Jusqu’à ce que j’arrive à un embranchement. Choix cornélien : je pars à gauche ou à droite ?
Je devrais la savoir, depuis le temps que je me fréquente, dans une telle situation, si je décide de partir d’un côté, je dois impérativement partir de l’autre. Comme tous les chemins mènent à Rome, j’arrive quand même à destination, mais en mettant plus de temps, sur un chemin parfois boueux et surtout très raide. Probablement plus amusant aussi.
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La Casa del Arbol, c’est un endroit beaucoup plus touristique que je ne le pensais, particulièrement en plein week-end. En même temps, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mon objectif était de marcher.
Lorsque j’arrive, il y a une personne qui indique aux voitures dans quel parking aller. Sur ma gauche, des maïs et des bananes plantins grillent sur un barbecue et sur ma droite, un panneau m’indique qu’il faut encore monter un petit peu. A l’entrée du terrain sur lequel se trouve la Casa del Arbol, il faut payer 1 dollar. Et je suis repartie dans une discussion* avec le monsieur qui fait payer l’entrée. ‘Vous êtes venue à pied ?!’ (je crois que je suis un peu rouge et en sueur, je vous ai dit que ça grimpait), ‘Vous avez pris quel chemin ?’ (c’est là que j’apprends que l’autre était plus rapide et plus facile, et il me montre sur la carte des chemins environnants où je suis passée et où j’aurais pu passer). J’abrège notre discussion lorsque la file d’attente pour l’entrée s’allonge.
Me voilà sur le terrain sur lequel je repère des balançoires vertigineuses permettant de faire de belles photos et la fameuse Casa, construite dans un arbre. Je profite de l’endroit jusqu’à ce que la pluie s’invite.
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Pour repartir, j’ai plusieurs options : marcher sous la pluie, attendre 2 heures que le bus arrive, prendre un taxi qui coûte cher, ou demander a des personnes de me redescendre. Et je suis relancée dans une longue discussion sur Cuba, la Colombie et le Pérou avec le couple d’allemands, psychologues en mission, qui me ramène en centre ville dans leur voiture de location.
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Et pour la soirée, je retourne au même resto où je me joins à une de mes colocataires de chambre pour… papoter.
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Après une semaine dans la selva amazonienne, je reviendrai à Baños, pour me reposer un peu et enfourcher un vélo afin de rouler le long de la ‘route des cascades’. Indiquées dans les différents guides, cette route suit un itinéraire en descente (ouf !) et permet d’observer quelques chutes d’eau. La dernière vaut le détour.
Il est possible de l’observer du haut, il paraît que c’est joli, ou du bas. C’est de là que je l’ai vue, la cascade Pailon del Diablo. Bruillante, rafraichissante et belle. J’en profite pour passer derrière. Ma douche est prise !
Et si ça descend à l’aller, c’est que ça remonte au retour, alors le vélo et moi atterrissons à l’arrière d’un camion, comme tous les autres vélos et personnes arrivés jusque là.
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*Je crois avoir oublié de le dire, alors je profite de cette note de fin d’article : les équatoriens sont des gens vraiment super gentils, accessibles, aidants, souriants. J’en profite pour pratiquer au maximum mon espagnol.

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