LE DESERT DE TATACOA (du 09/09/2016 au 10/09/2016)

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Après une journée dédiée au transport, j’arrive de nuit dans le désert de Tatacoa.
D’ailleurs, ce désert n’en est en réalité pas vraiment un. Ses étendues sont désertiques, on y trouve des cactus et des épineux bien secs, mais il s’agit en fait d’une forêt sèche.
Rouge d’un côté, gris de l’autre, le paysage s’étend à perte de vue.
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Normalement, le soleil y brille et il y fait extrêmement chaud, beaucoup trop chaud.
Mais, avantage ou inconvénient selon les personnes, j’ai plutôt eu droit à un peu de pluie et une belle tempête de vent soulevant la poussière. Pas agréable pour manger, mais beaucoup plus supportable que la météo habituelle.
Toutefois, l’endroit est réputé pour ses nuits étoilées et je n’ai pas pu en profiter, le ciel étant couvert.
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Différentes options sont possibles pour visiter le désert : à pied, à cheval, en vélo, en scooter. L’hôtel où je dors loue tous ces types de véhicules à l’heure, y compris les chevaux, sans accompagnement. Il propose également des tours.
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Je choisis de partir à cheval, mais avec un guide bien sûr ! D’abord parce que je ne suis pas suffisamment à l’aise à cheval pour partir seule, mais également parce qu’il semble facile de se perdre dans la partie grise du désert, à moins de rester sur la route, ce qui manque d’intérêt.
Cette promenade fut un vrai plaisir. Carnaval, ‘mon’ cheval, qui aurait pourtant pu m’en faire voir de toutes les couleurs vu son nom, m’a obéit parfaitement, me laissant le plaisir de passer en tête, de lui demander des arrêts ou des allures différentes de celles du guide, me permettant de profiter du paysage au rythme qui me convenait.
Après avoir parcouru la partie grise, nous faisons une pause dans l’une des piscines ‘naturelles’, qui n’ont de naturelle que l’eau qui y coule (cf. photo) et la vue qu’elles offrent. Puis, nous repartons par la route afin d’observer des formations géologiques en forme de tortue, de crocodiles ou d’iguane. Personnes trop rationnelles, n’aimant pas l’art abstrait ou ayant perdu leur imaginaire d’enfant, passez votre route : il faut un peu d’imagination pour identifier certaines d’entre elles.
Nous rejoignons finalement les hauteurs du désert rouge. Magnifique.
Puis nous revenons à l’hôtel après presque 4 heures de promenades, juste avant que le vent ne se déchaîne.
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Un peu plus tard, malgré la pluie qui vient, qui va, je pars me promener à pied cette fois-ci, dans le désert rouge. Je me dis qu’au moins, mes photos sans luminosité de ce désert ne seront pas communes.
Je profite de la solitude, des cactus en fleurs, des nuances de rouge plus ou moins intense. Puis je rejoins le haut du canyon par un chemin improbable.
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A part le décor, ce fut également pour moi l’occasion d’essayer les nuits en hamac. Je trouve cela tellement confortable pour une petite sieste… mais finalement, je n’ai pas le même ressenti pour la nuit. Un matelas, même mon petit matelas de camping, me paraît plus confortable pour de longues heures de sommeil. Ceci dit, le fait d’être en extérieur est tellement agréable que cela compense et que je recommencerais volontiers.

VIDEO SACHA YACU – Centre de sauvetage d’animaux (du 07/08/2016 au 14/08/2016)

Pour compléter les photos de Sacha Yacu, voici un montage de quelques-unes des vidéos que j’ai filmées sur place.

J’ai fait avec les moyens du bord – applications Android gratuites, puissance de ma tablette – et mon niveau de patience – pour vous montrer le chemin, vous verrez un petit bonhomme faire des sauts de cabri plutôt que de cheminer tranquillement.

Bon visionnage !

VideoSachaYacu from Leslie PLANQUE on Vimeo.

 

PUERTO LOPEZ (du 20/08/2016 au 24/08/2016)

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Enfin ! Je file sur la côte. Cela fait un moment que je n’ai pas vu l’océan.
La première journée est consacrée au trajet. Un premier bus jusqu’à Guayaquil, puis un autre, jusqu’à… ce qu’il rende l’âme (au moins pour la journée). Vive l’aire de la communication : un autre bus à été dépêché pour nous transporter jusqu’à Puerto Lopez.
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Le lendemain, je pars en bateau à la recherche des baleines à bosse. C’est la pleine saison, les côtes équatoriennes sont sur leur route migratoire et sont une zone de reproduction : les ‘petits’ baleinaux, sont en train de naître.
Nous pouvons observer des bandes de 4 à 5 baleines, jouant de la nageoire latérale, qu’elles sortent et laissent retomber dans un grand éclaboussement, laissant apparaître leur dos rond, leur queue, expulsant l’air qu’elles ont retenu parfois pendant 10 minutes avec ce jet d’eau caractéristique.
Le spectacle est magnifique.
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Autre attraction du coin : l’isla de la Plata. Alors, le jour suivant, je remonte dans un bateau et je vais voir les fous à pâtes bleues et les frégates de l’île. Il y a d’autres sortes d’oiseaux, mais qui se trouvent sur des sentiers que nous n’avons pas parcourus (il a fallu choisir).
Quand nous repartons, des tortues, habituées des lieux, nagent autour du bateau (certains les nourrissent, ceci explique cela).
Instant snorkelling. Aujourd’hui, comme il fait beau, je me jette à l’eau, au milieu des bancs de sardines, de poissons noirs à poids blancs, bleus, oranges…
Puis nous reprenons le bateau, à la recherche des baleines. Le spectacle est encore plus merveilleux que la veille : nous avons droit à des sauts a répétition. Impressionnant de voir ces corps gigantesques se propulser hors de l’eau. J’aurais bien voulu en profiter encore plus longtemps, mais il faut rentrer !
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Les alentours de Puerto Lopez présentent d’autres atouts, comme le parc naturel de Machalilla. Il est possible d’y marcher, ou de se poser sur l’une de ses belles plages. C’est mon programme de ce 3ème jour. Je me joins à un français rencontré à Baños et retrouvé ici et à une espagnole travaillant à l’université de Riobomba, pour aller passer un moment sur la plage de Los Frailes.
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Puis, j’hésite, j’hésite… quelle sera la suite de mon voyage ?
Il y a encore beaucoup d’endroits que je voudrais voir en Équateur, comme, par exemple Loja et Vilcabamba plus au sud, Mindo au Nord-Ouest, Ibarra au Nord-est de Quito, l’Amazonie du côté de Cuyabeno… Je n’aurais pas le temps de tout voir, alors je me demande si j’en profite encore un peu ou si…

CUENCA (du 17/08/2016 au 19/08/2016)

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Après quelques bonnes douches chaudes à Baños, j’attrape un bus direct pour Cuenca, où j’arrive 7h00 plus tard.
Bon, à ce moment là, j’avais follement envie d’aller sur la côte chercher un peu de chaleur et surtout, voir les baleines, mais c’était plus simple de descendre directement à Cuenca.
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J’avais prévu d’y rester quelques jours et de naviguer en étoile autour de la ville.
Je voulais aller aux ruines d’Ingapirca – j’avais dû lire quelque part que c’était une solution d’y aller depuis Cuenca. Mais lorsqu’un gars de l’hôtel m’a annoncé plus de 3h de bus aller et autant pour le retour, j’ai été découragée.
Je voulais aller au parc de Las Cajas, mais la météo ne s’y est pas prêtée.
Et voilà mes plans qui tombaient à l’eau… je m’en suis donc fabriqués d’autres !
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J’ai fait la touriste, après tout c’est ce que je suis, en montant sur le toit d’un bus à impériale pour visiter Cuenca les cheveux aux vents, les fesses posées, l’appareil photos en main, la tête baissée pour éviter les câbles électriques et les branches d’arbre.
Je me suis promenée dans la ville.
Je suis allée au musée archéologique ; au musée du chapeau Panama, qui est plus une boutique, mais on peut y voir les principales étapes de la fabrication de ces chapeaux équatoriens, comme leur nom ne l’indique pas ; au musée des instruments de médecine, intéressant et qui affiche quelques images qui commencent à dater, aux messages toujours plus ou moins actuels (‘Marcher améliore l’état physique et la santé mentale’, ‘Pour s’amuser, pas besoin de boire’) ; au musée ‘Pumapungo’, qui dispose, entre autre, d’une section ethnographie présentant les différentes communautés du pays ; dans une galerie d’art.
J’ai repris une vie un peu plus citadine en quelques sortes.

SACHA YACU – Centre de sauvetage d’animaux (du 07/08/2016 au 14/08/2016)

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Toujours essayer d’atteindre ses objectifs… J’avais prévu de tester le volontariat durant ce voyage. J’en aurais mis du temps, je n’y aurais pas consacré la durée que j’avais envisagée, mais je l’aurais fait !
Recherches sur internet et conseils de personnes croisées durant mon voyage, m’orientent vers ‘Ecuador Volunteer Fundacion’ (www.ecuadorvolunteer.org/en/), qui propose différentes missions de volontariat, notamment en Équateur.
Après quelques échanges avec une personne de la fondation, je me décide pour une mission dans un centre de sauvetage d’animaux, en Amazonie. Mon premier choix se serait plutôt orienté vers une mission d’aide à la préservation de la culture locale, mais il faut un niveau d’espagnol intermediaire et je crains que le mien ne soit pas suffisant.
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Je monte donc dans un bus au départ de Baños pour rejoindre Puyo, l’une des portes d’entrée de la selva amazonienne.
A mon arrivée, je suis acceuillie par 2 adolescents qui m’emmènent dans leur maison, le temps que les adultes aient terminés le ravitaillement pour les animaux et les bénévoles.
La nuit est tombée depuis longtemps lorsque je prends le taxi avec Rosa, le coffre du pick-up rempli.
Je n’ai ni idée de l’heure qu’il est, ni idée du temps qu’il nous faut pour arriver sur le chemin de pierre qui finit par nous mener à la maison des bénévoles, au milieu de la selva. Mais cela me paraît infiniment long compte tenu des sujets de discussion du chauffeur : accidents de la route dû au fait qu’une personne n’avait pas sa ceinture de sécurité (Ah bah, nous non plus, mais elle est où cette fichue ceinture ? Impossible à trouver.) ou d’une moto aperçue au dernier moment ou d’un chien qui traverse ou… pfff, je suis contente qu’il parle vite, je ne capte pas tout.
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A l’arrivée, les volontaires présents s’activent pour vider le coffre et tout transporter dans la cuisine. La répartition entre les aliments pour les animaux (les fruits) et les volontaires (les légumes, céréales, lait, beurre,…) se fera le lendemain.
Pour l’heure, je m’installe avec tout le monde dans un hamac, autour du feu de bois..
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Sacha Yacu*, c’est un centre de sauvetage d’animaux, de mon point de vue, totalement intégré à la selva. Rien à voir avec un zoo.
Il a été créé il y a 9 ans, suite au constat de la diminution rapide de la faune.
Son objectif est d’accueillir, de prendre soin et de réinsérer le maximum des animaux arrivés ici, soit parce qu’ils ont été accidentés, soit, parce qu’ils étaient retenus en captivité comme ‘animaux de compagnie’, soit, plus fréquemment, récupérés lors de l’interpellation de contrebandiers.
Le centre travaille avec la Police Environnementale et le ministère de l’environnement et contribue à sauver ces animaux et préserver la faune et la flore de cette magnifique forêt.
Malheureusement, certains sont trop handicapés pour pouvoir survivre seuls dans la nature, comme beaucoup d’oiseaux ne pouvant plus voler par exemple. Leur chance, c’est d’être finalement arrivés à Sacha Yacu*, où leurs chants laissent à penser qu’ils s’y sentent bien.
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Ce projet familiale ne bénéficie à aujourd’hui d’aucune aide financière, si ce n’est le prix payé par les volontaires. Cet argent a vocation à financer les 3 repas quotidiens des volontaires, l’essence pour le groupe électrogène,  les aliments et médicaments des animaux, les matériaux nécessaires à la construction et à l’entretien des cages (comme par exemple quelques poteaux métalliques, du grillage, du fil de fer).
Le calcul est assez simple : plus il y a de volontaires, plus le centre peut se développer et accueillir d’animaux.
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Il y a bien quelques ressources naturelles : une production de bananes (insuffisante pour tous les animaux), quelques papayers, des bassins avec des poissons, de la canne à sucre, du bois pour aménager l’intérieur des cages, des feuilles pour construire le toit des abris des animaux.
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Côté main d’oeuvre, les fonds ne permettent pas de rémunérer un salarié, alors, c’est toute la famille disponible qui met la main à la pâte. Il y a les ‘permanents’ et ceux qui viennent dès qu’ils peuvent.
Et puis, il y a les volontaires. Le nombre fluctue énormément d’une semaine à l’autre.
Par exemple, lors de la semaine que j’ai passée au centre, nous avons été entre 1 et 11 volontaires, selon les jours.
Il faut ajouter à ce compte Jarno, un néerlandais, qui aide, entre autre, à l’encadrement des bénévoles et à la réalisation de toutes les autres tâches, pour 6 mois, en échange de l’hébergement et des repas.
Les membres de la famille présents étaient Andrea, Raul, David, et les fondateurs, résidents permanents d’une petite maison construite un peu en contrebas de la maison des volontaires.
D’autres personnes étaient peut-être présentes, mais je n’ai pas eu l’occasion de les rencontrer.
J’allais oublier de compter les 2 adolescents venus m’accueillir à la descente du bus et Jonathan, 6 ans, qui se fait un plaisir d’aider.
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A Sacha Yacu*, l’organisation des journées est bien rodée et un tableau blanc permet de voir, quotidiennement, la répartition des tâches.
La journée débute à 8h00. Préparation de la nourriture pour les animaux**, excepté pour 2, voire 3, volontaires qui sont en charge de nettoyer les parties communes (cuisines, douches, wc, escaliers). Ça fait partie de la vie en communauté, c’est rapide, ça évite que les bestioles s’installent et ça tourne tous les jours.
Quand tout est prêt et que le ménage est terminé, il est temps d’aller nettoyer les cages et de distribuer la nourriture aux animaux. Répartis, seaux et grosse bouteille d’eau en main, chaque groupe part de son côté de la selva avec une personne de l’équipe ‘permanente’. Et c’est comme pour le ménage : chaque jour, l’équipe coordinatrice fait en sorte que les volontaires puissent s’occuper d’animaux différents.
Cette étape peut prendre plus ou moins de temps : balade plus ou moins longue pour aller jusqu’aux cages, quantité de nettoyage à effectuer selon l’alimentation de la veille (le maïs est dépiauté et il faut ramasser les enveloppes des grains, les carottes et la salade sont rarement touchées, à peine grignotées, c’est beaucoup plus simple à ramasser…), nombre de photos que prennent les volontaires (surtout moi), plaisir de l’observation sont autant de facteurs qui influent sur la durée de la tâche.
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Le reste de la matinée est consacré,  selon les besoins, à la construction de petites maisons pour mettre dans les cages, à l’entretien et la rénovation de certaines cages, à la pêche aux poissons ou aux sauterelles pour nourrir les ocelots…
Vers 11h00, les 2 volontaires qui ont la charge de préparation des déjeuner et dîner du jour prennent la route de la cuisine.
Déjeuner vers 12h00.
Le temps d’une pause et à 14h00, les activités de rénovation ou construction reprennent.
En fin de journée, il ne reste plus qu’à nourrir les animaux plutôt nocturnes (kinkajous et ocelots 3 jours par semaine, lors de mon sejour).
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A la nuit tombée, le groupe électrogène est allumé pour environ 2h00, le temps de finir de préparer le repas, dîner, faire la vaisselle, papoter autour de la table ou autre. Les bougies et lampes torches prennent ensuite le relais. Pour ceux qui ont eu la chance de venir a Batejin : c’est le moment plaisir du retour du calme. J’avais presque oublié la sensation tellement agréable.
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Et le lendemain, le programme est équivalent, mais malgré tout tellement différent !
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Oui, différent car les activités de rénovation ou construction évoluent, mais aussi parce-que l’on ne voit pas les mêmes  animaux, et si tant est que l’on voit les mêmes, les comportements peuvent changer.
En ce moment, par exemple, le centre héberge :
  • Beaucoup de perroquets (Macaws – aras – rouges ou bleus, et petits perroquets verts), certains sont en liberté, d’autres répartis entre plusieurs grande cages.
Il y a notamment Pasquale, qui de prime abord est marrant : il répète ‘Holá, Pasquale’, puis part d’un rire communicatif. Mais il semble que ce soit le signal d’une attaque imminente de sa part. On entre à 2 dans la cage qu’il occupe avec 20 autres oiseaux : une personne nettoie pendant que l’autre surveille Pasquale.
  • Un toucan, qui fait presque parti des animaux domestiques de la maison. Il s’attaque aux chaussures,
  • 2 singes écureuils, dont un bébé,
  • 2 zongos zongos, petits singes poids plume, un peu plus gros que les singes écureuil, et curieux de tout ce que l’on fait dans leur cage,
  • 3 ocelots, chacun disposant de sa cage. Ils semblent redoutables et ne rien avoir perdu de leur instinct de chasseur. On prend soin de les faire rentrer dans une trappe avant de pénétrer dans leur cage,
  • 1 pécari à collier (white collar pecari) et 2 autres pécaris (sans collier), dont il n’est pas nécessaire de nettoyer les cages : ils mangent tout ! Dont nos déchets organiques. Ça tombe bien, parce qu’il paraît que ce sont des animaux très agressifs,
  • 2 coatis,
  • Des singes capucins, dont Emma, qui cherche désespérément à m’épouiller les grains de beauté des bras,
  • Un ‘singe laineux’, tout en muscles,
  • 2 kinkajous, petits animaux nocturnes,
  • Des tortues d’eau et de terre.
Et il y a les insectes aussi, pas hébergés par le centre, mais en pleine nature, c’est compliqué de faire sans. Je retrouve mes fourmis préférées : les coupeuses de feuilles, et j’apprends qu’il existe des guêpes bleues de quelques centimètres  et d’autres qui endorment leurs proies (des araignées) et les transportent jusqu’à l’endroit où elles ont pondu leurs oeufs, pour les nourrir. Vous n’y croyez pas ? J’ai pu observer les 2. Et l’araignée était plus grosse que la guêpe, mais celle-ci arrivait quand même à la traîner au sol.
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Bien entendu, seuls quelques animaux ont des surnoms souvent attribués par les volontaires. L’objectif n’est pas d’en faire des animaux domestiques auxquels on s’attache, mais bien de les relâcher.
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Voilà, vous avez le décor général. Mais j’ai quand même envie de vous raconter ‘MA’ semaine à Sacha Yacu*, parce que j’ai adoré. J’ai adoré participer à ces tâches quotidiennes réalisées en groupe, j’ai adoré observer ces animaux lors du nettoyage des cages par une personne du groupe, j’ai adoré entrer dans ces cages ‘vivre’ le comportement de ces animaux lors du nettoyage et de la répartition de la nourriture, j’ai adoré les constructions de petites maisons pour les animaux ou la restauration de leurs abris, j’aurais voulu voir le résultat final de la nouvelle cage en cours d’élaboration… zut, il va falloir que je revienne.
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Lundi
Réveil après une nuit bien arrosée. Je ne parle pas d’alcool, mais d’une pluie tropicale interminable. Je comprends l’importance des bottes en caoutchouc.
Je sors du dortoir et je découvre le décor que je n’avais pas remarqué la veille au soir : une forêt luxuriante et des animaux à quelques mètres à peine. Je m’étonne du toucan qui traîne au milieu des hamacs, des aras rouges et bleus, des perroquets verts qui chantent sur les arbres aux alentours, des singes écureuils en liberté qui sautent de branche en branche.
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Après le petit-déjeuner, Jarno m’explique l’organisation, puis je rejoins l’atelier de préparation de la nourriture. Des seaux sont posés au sol, un par cage, la poubelle de déchets organiques à été ramenée et sert de base pour les pécaris. De chaque côté, une sorte de table sert à la découpe des fruits. 20 pièces de maïs dans ce seau, 18 dans le deuxième, 10 dans le troisième et le quatrième, et 2 dans le dernier. Je remplis les seaux des oiseaux. Bananes, canne à sucre, pommes…
Puis nous partons pour les cages. J’observe comment ça se passe. 1 cage, 2 cages, puis, je me lance.
Un ara rouge se pose sur mon épaule alors que je ramasse des déchets. C’est une feinte pour observer le contenu du seau : ce n’est pas encore la nourriture fraîche, il repart sur sa branche.
Quand je récupère le seau contenant leur repas, c’est l’assaut. Je me débarrasse d’une partie du contenu sur la première plate-forme et je retrouve un peu d’air pour répartir au mieux le reste des aliments sur les autres plate-formes. Puis nous passons à la cage suivante.
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Après cette tâche, comme c’est mon premier jour, David et Jarno me font visiter l’ensemble du centre. On est parti pour une belle balade dans la selva, à la rencontre des animaux que je n’ai pas encore vus. Un itinéraire génial dans cette nature. Et je découvre tout le petit monde déjà mentionné plus haut, à l’exception du dernier ocelot dont la cage est encore plus éloignée.
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Après la ‘sieste’, nous passons aux travaux manuels.
J’aide Victor à terminer le toit d’une maison destinée aux zongos zongos. Découpe d’un morceau de tôle ondulée à la machette et pose du toit.
Je rejoins ensuite la cage des zongos zongos où je prends la relève de Kirsten. Objectif : créer une ouverture pour permettre l’accès à la nouvelle partie de cage construite la semaine passée – agrandissement des appartements privés de ces petits singes. Pliée en deux ou sur la pointe des pieds, un singe sur l’épaule observant mes faits et gestes, je m’occupe de la partie droite de la porte pendant qu’Alex se charge de la partie gauche. Je suis surprise de la patience des singes qui attendent que l’ouverture soit totalement terminée pour aller visiter leur nouvel espace. Pendant ce temps, nous renforçons l’ouverture à l’aide de bois et de fil de fer.
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Mais c’est déjà l’heure d’aller nourrir les ocelots. Pas d’obligation, mais j’en ai vraiment envie. En plus, nous partons pour la cage que je n’ai pas encore vue. Le chemin est glissant, mais la récompense à l’arrivée vaut la chute que j’ai faite.
On trappe le félin, la viande du jour est disposée dans la cage, l’animal est libéré et on l’observe se jeter dessus.
Sur le retour, nous passons par la cage des kinkajous. Normalement ils sont 2, un couple, mais depuis quelques jours, le mâle a pris la clef des champs et la femelle est esseulée.
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La journée se termine tôt pour moi, épuisée, je m’endors sur mon livre après le repas.
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Mardi
Aujourd’hui, je suis de vaisselle. Mais les repas sont encore loin et en attendant, je suis affectée au groupe des singes et pécaris. Même principe, nous remplissons les seaux en suivant les consignes, puis nous partons, seaux en main, pour une balade un peu plus longue que la veille. Je reconnais déjà quelques chemins, pas tous, je vous rassure, je n’ai pas changé  ce point.
Les pécaris se jettent sur leur nourritre, je commence à me prendre d’affection pour les singes, la femelle kinkajous est toujours esseulée. Je prends mes marques.
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Pour la deuxième partie de la matinée, je vais aider, entre autres, Marcia (co-fondatrice de Sacha Yacu) et Alex à refaire un abri pour les zongos zongos, le bois devenant trop vieux. A l’aide de machettes, des arbres sont coupés, taillés, attachés à l’aide de fil de fer, des feuilles servent à l’étanchéité du toit. Efficace.
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Et pour l’après-midi, nous partons vers la nouvelle cage, en cours de construction. Pour l’instant, les contours sont délimités par une tranchée.
Notre première tâche consiste à apporter des poteaux qui se trouvent à la maison des volontaires jusqu’à la nouvelle cage. C’est lourd, mais nous atteignons notre objectif.
Nous devons ensuite porter 5 gros rouleaux de barbelé. Chaque rouleau pèse une tonne. A 6, nous sommes incapables d’aller au bout en portant le rouleau sur l’épaule, alors que Marcia, les 2 adolescents et Rosa passent tranquillement, à 4, avec le leur.
Grâce à l’improvisation d’un système de type ‘chaise à porteur’, nous finissons par amener tous les rouleaux à destination.
Ensuite, nous ramassons les feuilles qui ont envahis la tranchée, quelques trous destinés à accueillir les poteaux sont creusés, un arbre trop sec est abattu (à la tronçonneuse cette fois, car il est gros) et la journée se termine.
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Enfin, presque, parce-que je décide de me joindre a David et Jarno pour nourrir les kinkajous. Et ô, surprise : Monsieur à réintégré la cage et se prélasse dans une sorte de hamac avec la femelle. Réveil difficile pour ces animaux nocturnes, mais une fois la nourriture disposée, nous pouvons faire une belle séance photos. Puis, pour le plaisir, nous descendons à la rivière, patientons en écoutant le bruit de l’eau, puis remontons le long de la rivière, bottes dans l’eau. Le temps de rejoindre la maison, la nuit est tombée depuis un bon moment.
A peine le temps d’une douche et nous mettons les pieds sous la table. Je suis assise à côté d’un nouvel arrivant : Jonathan, 6 ans, avec qui je papote. Nous ferons équipe pour une partie de Uno un peu plus tard.
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Mercredi
C’est le jour où je suis de corvées : ménage et repas.
J’ai une aide précieuse pour le ménage : Jonathan, qui nettoient les tables pendant que je passe le balai, me montre où mettre les poubelles, balaie les escaliers. Quand je lui propose de se reposer, il me répond ‘après le travail’. J’ai l’impression de l’exploiter.
Il partira passer le reste de la journée chez sa grand-mère, Marcia.
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Côté cage, je repars voir les singes et les pécaris.
Mais le casse-tête de la journée c’est : ‘comment préparer un repas différents pour 15 personnes, avec les mêmes ingrédients qu’à tous les autres repas ?’. Je fais équipe avec Victor et nous nous en sortons bien, en préparant une salade de riz basique, mais accompagnée d’une petite sauce sympa. Et un point pour la sauce, qu’on refera le soir et  le lendemain et…
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Après la pause, nous partons couper de la canne à sucre pour refaire un stock : les animaux en mangent beaucoup. Et nous en profitons pour en déguster un peu. C’est la première fois que je goûte et je comprends pourquoi les gens en achète tant sur le bord de la route. En fait, ça ne se mange pas vraiment. Il s’agit de récupérer le jus sucré, puis de recracher les fibres.
Andrea nous fait envie en nous parlant de canne à sucre chauffée au feu de bois.
Des nuages noirs remplissent le ciel et le temps que nous rejoignions la nouvelle cage,  une pluie torrentielle s’abat. On trouve refuge dans la future nouvelle maison des volontaires, en cours de construction. Nous l’explorons et profitons de la vue qu’elle offre.
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Mais finalement, nous rentrons pour préparer le repas, la pluie ne s’arrêtera pas.
Et ce soir, Andrea nous prépare un gâteau à la banane – cuit à la poêle, nous n’avons pas de four.
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Jeudi
Je suis dans le groupe qui s’occupe des oiseaux aux environs de la maison et des pécaris.
Puis, nous partons débarrasser l’une des cages des oiseaux du vieux bois, avec pour objectif de le remplacer par du bois plus récent.
Juste avant le repas, les 2 petits singes écureuils sont introduits dans la cage des zongos zongos. Ils ont besoin de plus de place, et il semble que les 2 espèces cohabitent dans la nature. Les singes écureuils ne pourront être rendus à l’état sauvage que d’ici 4 mois, lorsque le bébé aura grandi et ne risquera plus d’être tué par les mâles dominant de la troupe environnante.
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Pour l’après-midi,  nous retournons à la nouvelle cage. Nous plantons les poteaux et troncs d’arbre qui serviront de piliers pour tenir le grillage. Et c’est déjà la fin de la journée.  Il faudra encore 2 bonnes semaines pour terminer la cage.
Et demain après-midi, nous ne travaillons pas.
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En rentrant, je vais récupérer le bois que l’on a sorti de la cage des zongos zongos il y a 2 jours, afin de faire un feu. Ce soir, après le repas, Andrea nous fait goûter la fameuse canne à sucre au feu de bois. Lorsque la canne est noircie en extérieur, elle l’a sort, la coupe et, nous degustons. Si le goût me semble être le même, le liquide est plus sirupeux.
Et nous ’empruntons’ quelques bananes dans le stock des animaux afin de le cuire dans les cendres.
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Vendredi
Petite journée, puisque l’on ne travaille que la matin.
Après avoir nourri les singes, les pécaris et les tortues, nous nous lançons dans une partie de pêche, pour le dîner des ocelots. Il nous faut 50 poissons, mais nous abandonnons une bonne heure et demi plus tard, à une petite vingtaine. Les ocelots auront du poulet !
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L’après-midi,  il y a ceux qui terminent leur mission et partent du centre, il y a ceux qui doivent aller faire quelques courses dans un village voisin, il y a ceux qui veulent aller voir une petite cascade et il y a moi, qui décide de garder la maison. Je reçois la visite de Marcia et Jonathan.
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Au retour de tout le monde, il fait déjà nuit. Nous partons nourrir les ocelots et quand nous revenons, Andrea a préparé une pâte à empanadas. Et hop, chacun s’y met et nous les confectionnons en groupe.
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Samedi
C’est comme le vendredi, ou presque : le samedi, il n’y a que le nettoyage des cages et la distribution de nourriture. Je suis la seule volontaire présente aujourd’hui. Je pars avec Jarno du côté des oiseaux. Nous prenons notre temps, en profitons pour faire des vidéos.
Quand nous arrivons à la dernière cage, nous trouvons 2 oiseaux dehors… nous comptons ceux qui sont dedans, nous ajoutons les 2 évadés et le compte est bon. Retour à l’intérieur pour ces deux fuyards. Nous repérons le trou au niveau du toit, il sera réparé plus tard dans la journée.
Nous finissons par le nettoyage du bassin de l’un des ocelots. Peu confiante, mon rôle est de détourner l’attention de la bête du bâton qui bloque la porte de la trappe dans laquelle il est enfermé. Je respire à nouveau une fois que Jarno est sorti de la cage. L’animal a eu droit à quelques poissons dans son bassin propre. Nous le regardons en pleine pêche.
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Et voilà comment, au lieu de 2h, nous avons mis plus de 4h pour terminer notre tournée. Il faut dire qu’en plus de nos vidéos, nous avons été interrompus par un joli boa.
Quel plaisir de pouvoir prendre un peu plus de temps pour observer ces animaux.
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Dans l’après-midi, une fois tout le monde parti en ville, je suis à nouveau seule. Je profite des hamacs, du chat qui fait la sieste sur mon ventre… Le mari de Marcia passe me tenir un peu compagnie. Je lui demande de m’aider à démarrer un feu que j’entretiendrai toute la soirée, jusqu’à ce que je décide d’aller me coucher. Parce-que ce soir, personne ne reviendra.
J’ai fait ma fière en disant que cela ne me dérangeait pas de rester seule, mais je me demandais comment j’allais réagir à la nuit tombée, si j’allais réussir à dormir, si les bruits allaient m’inquiéter… bah finalement, j’ai dormi comme une masse.
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Dimanche
C’est le départ pour moi cette fois-ci. Le dimanche, c’est jour de jeûne pour les animaux, donc, rien à faire.
Je suis suivie du toucan, de l’un des chiots et du chat jusqu’à ce que je parte.
Le mari de Marcia est repassé ce matin. Je lui dis au revoir, je charge mon sac sur le dos et je pars à pieds jusqu’à la route principale, ou j’attrape un bus pour Puyo, où j’attrape un bus pour Baños.
Arrivée en début d’après-midi, j’apprécie la douche chaude et je donne toutes mes affaires boueuses à laver. Je suis de retour en ville, mais mon esprit est toujours un peu à Sacha Yacu*.
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* Sacha Yacu (m.facebook.com/www.sachayacu.org/) : il n’est pas nécessaire de passer par un intermédiaire pour se rendre à Sacha Yacu. Il est possible de s’adresser directement au ‘centre’.
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** Les repas des animaux changent tous les jours et diffèrent selon les types d’animaux : mais, papaye, melon, bananes, canne à sucre, pommes, pastèque, oeufs, carotte, salade, sauterelles, oranges…

LATACUNGA, LA LAGUNE DE QUILOTOA ET LE PARC NATIONAL DU COTOPAXI (du 29/07/2016 au 31/07/2016)

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Otavalo – Latacunga, ce sont moins de 200 kilomètres. Mais en transport, c’est :
    • Un premier bus pour aller d’Otavalo au terminal de bus Carcelen, au Nord de la ville de Quito,
    • Le bus interne à Quito, qui traverse les 26 km reliant le terminal Nord au terminal Sud de Quito (Quitumbe). Ou, pour les plus flemmards, comme moi, 3/4 d’heure de taxi quand ça roule bien. Le prix n’est évidemment pas le même,
    • Puis enfin, un bus qui part du terminal Quitumbe, direction Latacunga.
Chaque bus a son lot de vendeurs de nourriture, de glaces, qui montent et descendent au gré du parcours. Toujours animés. Et parfois, on a même droit à un film (en espagnol bien sûr).
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J’arrive donc à Latacunga en milieu d’après-midi et j’en profite pour faire un tour, rapide, de la ville. Quelques monuments coloniaux, des boutiques de tout et de rien, surtout de vêtements.
Je m’aventure dans le marché couvert pour faire quelques courses, mais à cette heure, je ne trouve que des bouchers et poissonniers. Qu’à cela ne tienne, j’ai déjà repéré un vendeur de fruits et légumes et un super marché sur la route qui va de l’hôtel au centre-ville. Je fais donc mes petites emplettes sur le retour. Je me sens un peu gênée d’acheter tout par un : une carotte, un oignon, une tomate, un avocat, un fruit de la passion et quand même, deux bananes… le tout pour la modique somme de 1 dollar.
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Petit point concernant les prix (en général) :
    • Les fruits et légumes ne sont vraiment pas chers (cf. ci-dessus),
    • Un menu déjeuner au restaurant est économique : une soupe, un plat avec viande, riz, banane, salade et parfois haricots rouges ou légumes, un jus de fruit et un dessert léger peut démarrer à 2,50 dollars,
    • Le prix grimpe rapidement pour un repas du soir au restaurant. Là, plus de menu. On est souvent autour de 8 à 10 dollars le plat, voire plus. Peut-être parce que je n’ai testé que des restaurants touristiques. Il est toutefois possible de s’en sortir pour moins de 3 dollars dans les ‘rôtisseries’, avec un menu composé d’une soupe et d’un plat avec une bonne part de poulet, frites et riz. C’est une question d’équilibre (Francis Cabrel !),
    • Les bus courtes ou longues distances sont vraiment économiques,
    • Pour les taxis, c’est un peu différent. Beaucoup, beaucoup, beaucoup plus chers que les bus, ils restent bien moins chers qu’en France. Mais, même en négociant le prix avant de monter dans la voiture, il se peut qu’à l’arrivée le chauffeur demande plus,
    • Concernant les hébergements, je suis partagée. Lorsque j’en recherche un, je trouve les prix, en majorité, assez élevés pour des hébergements de type auberges de jeunesse. Mais finalement, pour le moment, je m’en suis sortie quasi-systématiquement pour 10 euros ou moins.
//Fin du point sur les prix
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Une fois revenue à l’auberge, je profite des espaces communs, très agréables tant que le soleil brille. Je prépare mon programme des jours suivants et je papote. L’auberge est remplie de francophones.
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La Laguna de Quilotoa
Aujourd’hui, je me rends au Quilotoa, un volcan dont le cratère est rempli d’eau, la Laguna de Quilotoa, et qui culmine à un peu plus de 3900 mètres.
Il est possible de descendre jusqu’au lac, d’y faire du canoë, puis de remonter à pied ou à cheval. Il est également possible de faire le tour du lac, par les crêtes.
Encore un tour de lac ! Eh oui. Mais de mon point de vue, plus physique que le tour de la Laguna de Cuicocha. Un peu plus long, un peu plus d’ascensions et de descentes tout au long et surtout, beaucoup plus vertigineux, lorsque l’on suit le sentier qui longe la paroi. Mais à ces endroits du parcours, il existe toujours un sentier qui passe de l’autre côté de la crête. Je suis revenue par 2 fois sur mes pas pour prendre ‘l’itinéraire bis’.
Finalement, entre les discussions avec les personnes croisées,  les demi-tours, la marche, au gré d’une météo venteuse, grisâtre, pluvieuse, ensoleillée, je boucle le tour en 4h30. J’ai une heure pour profiter encore un peu des points de vue, d’un thé bien chaud et j’attrape le dernier bus direct pour revenir à Latacunga.

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Le Parc National du Cotopaxi

Ouvert ou fermé ? Avec ou sans guide ? J’y vais ou je n’y vais pas ?

J’ai tellement de sons de cloche différents que je ne sais pas bien ce qu’il en est.
En fait, le volcan du Cotopaxi, entrée en éruption (de cendres) il y a quelques mois, est inaccessible. Mais le Parc National est bien ouvert. Il est donc possible d’aller profiter de la vue, de faire le tour d’un lac marécageux et de visiter le musée du parc.
Un peu frustrant car, l’ascension du volcan, même jusqu’au premier refuge, n’est pas autorisée *, mais je décide de m’y rendre quand même.
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Je monte dans un  bus qui me dépose sur le bord de la Panaméricaine. L’accompagnateur du chauffeur de bus (parce qu’il y a toujours un accompagnateur du chauffeur, c’est lui qui s’occupe de faire payer le trajet), hèle un taxi-guide qui se trouve de l’autre côté de l’autoroute. Et nous voilà partis pour le Parc National du Cotopaxi, à quelques kilomètres de là.
Après un tour en voiture dans le parc, avec en décor de fond le volcan qui semble vouloir se découvrir mais qui a encore la tête dans les nuages, nous nous arrêtons autour du lac. Emmitouflés dans nos vestes nous protégeant du vent, nous avançons alors que le ciel se dégage peu à peu, jusqu’à ce que le sommet enneigé du volcan soit visible.
Sur le chemin du retour, le guide me dépose à hauteur d’un chemin qui me permet d’aller jusqu’au petit musée en marchant. Il ne me dit pas ce qui m’attend. Je suis donc toute émerveillée devant le canyon qui s’ouvre sur le côté du chemin.
Après la visite du musée,  nous rejoignons l’autoroute.
Laissée à l’abandon sur le bord de la route, je dois prendre un bus direction  le terminal de Latacunga. Je ne vois que trop tard la direction indiquée sur les bus qui passent. Après en avoir laissé filer quelques-uns, je décide de faire signe à tous les bus, pour qu’ils s’arrêtent.  Et je finis par monter dans celui qui me permet de rentrer !
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Malgré mes hésitations, je suis très contente de m’être approchée de ce volcan qui me fait rêver depuis longtemps. L’ascension, ce sera pour une prochaine fois.
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* L’accès au volcan devrait être réouvert le 05/08/2016… seulement quelques jours plus tard. Mais comme me dit le guide : ‘peut-être’.

OTAVALO ET SES ENVIRONS (du 24/07/2016 au 28/07/2016)

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Otavalo, c’est un village à 2 heures de bus au Nord de Quito.
En paysage alentour, des volcans ; en son centre, un marché artisanal, des boutiques ; un peu plus excentrés, le marché couvert, vendant essentiellement de l’alimentation, et le marché aux animaux, qui se tient le samedi – c’est lui qui fait la réputation d’Otavalo – et en fond sonore la musique du camion du livreur de bouteilles de gaz, qui semble sillonner la ville à longueur de journée.
Les tenues sont traditionnelles : haut blanc brodé de fleurs colorées, ceinture tissée (la ville regorge d’ailleurs de boutiques de tissus et de fils à broder) et jupe pour les femmes, pantalon blanc, poncho et chapeau pour les hommes. Cheveux longs pour tout le monde.
Au delà de tout cela, Otavalo, c’est aussi le point de départ de quelques randonnées. Notamment :
  • Balade à la Cascade de Peguche, un village voisin. Plusieurs chemins possibles, mais quel qu’il soit, au bout, la petite cascade est bien présente. Ça permet de prendre l’air. Et en ce dimanche après-midi, on sent bien que c’est une promenade prisée des habitants du coin. Les enfants profitent d’ailleurs d’un bassin d’eau pour jouer dedans.

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  • Le lac Mojanda et l’ascension du Fuya Fuya. Un guide, un couple d’Allemands et moi. Un départ en voiture d’Otavalo pour rejoindre la Laguna de Mojanda et s’attaquer à la petite ascension du volcan Fuya Fuya (environ 2 heures), une randonnée d’acclimatation à l’altitude, qui part de 3700 mètres et monte à 4200 mètres.
Fuya signifie nuage en Kichwa, le dialecte local. Et quand le mot est doublé, cela a vocation à l’amplifier. Autrement dit, Fuya Fuya signifie très nuageux. Mais nous avons été gâté, car la météo a été plutôt bonne, le vent dégageant les nuages et laissant apparaître par intermittence la vue sur les sommets et lacs environnants.
Le début de la randonnée grimpe déjà un peu, mais ce n’est rien en comparaison de ce qui nous attend plus loin. Ici, pas de zig-zag pour apaiser les jambes et le coeur des marcheurs, on file en ligne droite vers le sommet, au milieu des herbes hautes. Sur le côté on aperçoit une grande traînée d’herbes jaunies et aplaties. Sûrement, la trace d’un éboulis. Enfin, c’est ce que nous nous sommes dit, tant la pente nous paraissait raide, mais finalement, ce n’est ‘que’ le chemin du retour. L’arrivée au sommet nécessite une petite escalade, ce qui me ravit, moi qui ai le vertige. Mais passés ces quelques mètres, aidée du guide, tout va pour le mieux et le sommet (tout plat) est atteint !
La descente, qui nous effectuons par l’autre côté, est moins glissante, mais tout aussi raide que la montée. Et surtout plus facile 😊
Bon, j’en rajoute un peu… En fait, ce n’était pas si difficile.

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  • El Parque Del Condor. J’avais bien dit qu’on m’y reprendrait à aller dans un parc animalier. Je voulais une petite journée de repos entre l’ascension du Fuya Fuya et mon programme du lendemain, mais je ne voulais pas ne rien faire non plus. Sur recommandation de plusieurs personnes, je me suis rendue au parc de la fondation.

Seuls 2 condors sont présents… et c’est tant mieux. Et en plus, pour une fois, j’avais déjà eu l’occasion d’en observer en pleine nature au Pérou (au Canyon de Colca), alors, tout va pour le mieux.

C’est de l’arnaque ? Mais non, le parc héberge une variété d’autres rapaces assez impressionnante. Alors bien sûr, ils sont en cage. Bien sûr, ça m’a fait un peu mal au coeur. Mais les cages sont en fait de grandes volières, très bien entretenues. Les oiseaux ne sont pas nombreux par volière, généralement 2. Et les mieux dressés présentent, avec leurs soigneurs, un beau spectacle 2 fois par jour. De l’aigle royal, emblème des États-Unis, que l’on peut voir s’élancer seulement sur autorisation du soigneur, voler au loin, très loin, parfois à perte de vue, puis revenir quelques minutes plus tard, et repartir, à la toute petite chouette qui arrive en fin de spectacle en équilibre sur un gant que tous les enfants (petits et grands) enfilent tour à tour, en passant par l’excité qui court autour du soigneur pour avoir un morceau de viande en plus, j’ai passé un bon moment. Le décor, dégagé sur la vallée, ne gâche rien. Et sur la droite, on peut distinguer très clairement le coeur présent sur le volcan Imbabura.

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  • La Laguna de Cuicocha, avec ses deux petites iles. Un bus jusqu’à un petit village, puis un taxi pour aller jusqu’au lac d’altitude, situé à 3246 mètres. Là, plusieurs options : observer le lac depuis une première plate-forme ; observer le lac depuis une plate-forme située un peu plus bas au niveau du restaurant, voire prendre un bateaux pour naviguer sur le lac ; marcher jusqu’au premier mirador ; ou faire le tour du lac par le haut.
J’ai choisi cette dernière option. Ça monte un peu, ça descend un peu, ça remonte, et comme ça tourne, le lac se situe toujours sur notre gauche… ou droite si vous faites le tour dans l’autre sens.
Puis probablement au 3/4 ou 4/5 du lac, le chemin bifurque et s’éloigne du lac, traverse une forêt de pin odorante, pour malheureusement finir sur une route bitumée pour environ 25 minutes, avant de revenir à l’entrée du site.
J’ai une bonne heure à patienter avant le retour du taxi avec qui j’avais convenu de mon heure de retour (en réalité, ce n’est pas nécessaire, car il y a beaucoup de taxi qui font l’aller – retour toute la journée).
Sur mon chemin, j’aurais croisé quelques groupes, mais surtout l’homme à la machette et au téléphone portable… C’est un peu inquiétant d’être prise en photo par cet homme qui ne m’a rien demandé, alors que je suis moi-même  en train de prendre une fleur en photo (avis aux connaisseurs : ce n’était pas la personne du groupe qui prend en photo toutes les autres personnes du groupe en train de faire la même photo). Mais finalement, c’était un employé du parc qui faisait le tour, comme tous les jours et qui me donne quelques renseignements.
Et finalement, je trouve d’autres personnes pour monter dans le même taxi que moi et rentrer directement à Otavalo !

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QUITO (du 22/07/2016 au 23/07/2016)

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Soyons honnêtes, je patauge un peu en ce nouveau début de voyage. Alors, je commence doucement pour me remettre du décalage horaire.
Je me promène dans le quartier historique, je visite le couvent San Francisco, avec ses perroquets / perruches et son exposition majoritairement dédiée  à… Saint François, puis je reviens dans le quartier de La Mariscal, où se trouve l’auberge de jeunesse dans laquelle je dors.  Ce quartier, qui est sensé être plus vivant que le centre historique, ne m’avait pas impressionné ce matin, mais en cette fin de journée,  les bars sont ouverts, pleins et les discothèques commencent déjà à diffuser leur musique. C’est bien un quartier animé !
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En ce deuxième jour, je décide de traverser l’équateur à pied. Pas le pays. Il est certes petit, mais il y a tellement de choses à découvrir que ce ne serait pas possible. Non, la ligne imaginaire qui sépare la Terre en deux hémisphères.
Direction donc ‘La Mitad Del Mundo’, un village créé de toute pièce par une entreprise gouvernementale, traversé par une ligne jaune représentant l’équateur, avec, en son centre un monument figurant les 4 points cardinaux, dominé par une sphère, la Terre, et tout autour, des boutiques et restaurants… Et pour la petite histoire, il paraîtrait que les calculs sont erronés : l’équateur passerait à quelques centaines de mètres de là. Dans le doute, j’y suis allée aussi.
Quoi qu’il en soit, j’apprends que l’on pèse 1kg de moins à l’équateur. Alors, finis les régimes, vivent les voyages sur la ligne de partage du monde !

NOUVELLE DESTINATION (le 21/07/2016)

Et voilà ! Après un peu plus d’un mois je suis de retour en… Équateur.

Mais pourquoi l’Equateur ?
Eh bien, parce que je n’en ai eu qu’un avant goût, mais il m’a donné envie d’en découvrir plus. Sa diversité, ses volcans, ses randonnées, sa jungle amazonienne, sa côte Pacifique…
Ensuite parce que je n’en ai pas fini avec l’espagnol ! Je veux encore entendre et pratiquer cette langue.
Alors je monte dans l’avion, direction Quito, avec une escale à Miami.
Je voulais encore parler espagnol ? Mais pourquoi ne pas rester ici. Je ne sais plus dans quelle langue m’adresser aux gens : anglais, espagnol, espagnol, anglais ?
J’en profite pour renouer avec mes problèmes de bagages. Pour les plus médisants : non, je n’ai pas une nouvelle fois oublié mon sac dans le RER. Il a passé la nuit à Miami, sans moi. Et ce n’est pas la première fois que cela m’arrive en passant par cet aéroport. Mais comme toute personne ayant déjà expérimenté ce genre de problème, j’avais prévu mon coup ! Et je peux quand même profiter de ma première journée à Quito, dans des vêtements propres.