MA SYNTHÈSE DE LA NOUVELLE-ZÉLANDE

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Au moment où j’écris ce post, cela fait déjà quelques jours que j’ai quitté la Nouvelle-Zélande. J’ai appris que le Sud-est avait à nouveau été frappé par un tremblement de terre qui a fait des dégâts et que de nouvelles secousses étaient pressenties.
Mais malgré tout cela, mon sentiment est toujours le même, inexplicable, mais très présent : la Nouvelle-Zélande,  c’est merveilleux.
Avant de visiter La Nouvelle-Zélande, l’image que j’en avais était limitée aux fjords, au rugby et aux phénomènes géothermiques. Il y a bien de tout cela sur les 2 principales îles que j’ai pu parcourir un peu.  Mais il y a tellement plus.
Je tente une petite synthèse, rien que pour vous (et un peu pour moi aussi), en oubliant inévitablement certaines choses. C’est ma synthèse,  n’oubliez pas que chacun perçoit les choses différemment.
La Nouvelle-Zélande c’est tout d’abord… les Kiwis.
Oui, mais lesquels ?
On connaît tous le kiwi, ce fruit à la peau marron et velue et à la chair acide, verte avec de petits grains noirs. Mais on connaît moins celui, tout aussi marron, mais qui a une super esthéticienne (comprenez que ce kiwi n’est pas velu), à la chaire jaune, plus sucrée et beaucoup moins acide : le gold kiwi. Oui, oui, il vient d’ici aussi.
Et que dire de ces oiseaux protégés, emblématiques de la Nouvelle-Zélande, incapables de voler, au long bec leur permettant de sonder le sol à la recherche de leur repas et que j’ai eu ‘l’opportunité d’observer dans leur milieu non naturel’ ? Des kiwis aussi !
Et pour finir ce chapitre, eh bien les Kiwis, ce sont également les habitants de la Nouvelle-Zélande.
Eh ouiiii… il ne faut pas perdre le contexte de la discution quand on vous parle de kiwis, la confusion peut vite venir.

La Nouvelle-Zélande, c’est aussi… les fougères.
Arborescentes, que je trouve magnifiques et dont la tête émerge de forêts denses, ou non arborescentes que l’on peut observer de plus près, lors des balades (environ 1200 espèces differentes).
Avec des feuilles développées, ou encore à leurs ‘premières heures’ sous la forme d’une longue tige qui se termine par une spirale plus ou moins grande, qui deviendra une feuille, pour les ‘silver fern’.
C’est également un emblème de la Nouvelle-Zélande, que l’on peut trouver, notamment, sur tout ce qui représente les All Blacks et que l’on trouvera peut-être demain sur le drapeau néo-zélandais, s’ils choisissent finalement d’en changer.

La Nouvelle-Zélande,  c’est également des phénomènes géothermiques que l’on peut observer plus ou moins facilement, en payant ou gratuitement.
C’est de la vapeur qui flottent au-dessus de lacs ou points d’eau extrêmement chauds,  des lacs de boue qui bouillent, des odeurs de soufre, des bains d’eau chaude naturels à l’arrivée de certaines randonnées, des geysers qui crachent à fréquences régulières ou qui réagissent au savon (ok, juste une fois, mais je trouvais ça marrant de le rappeler), des lacs aux couleurs vives, bleues, jaunes, oranges, de l’eau chaude qui sort du sable lorsque l’on creuse la plage, …

La Nouvelle-Zélande, c’est encore des randonnées exceptionnelles.
De quelques heures, d’une journée, de plusieurs jours, en autonomie totale ou partielle, faciles ou plus difficiles, avec ou sans douche, avec ou sans cuisine, en refuge ou sous une tente, sur des chemins plus ou moins aménagés mais toujours bien entretenus, dans des endroits superbes, que ce soit le long d’une côte maritime, d’un lac, au coeur d’une forêt, dans un décor volcanique et montagneux.
Certains sont  connus, touristiques et très fréquentés, d’autres beaucoup moins.
Un paradis pour les marcheurs.
D’ailleurs, pour l’anecdote, ici, on ne dit pas ‘trekking’, ni ‘hikking, mais ‘tramping’.

Et ce n’est pas fini, la Nouvelle-Zélande, ce sont des animaux que l’on peut observer facilement.
Je vous ai parlé des champs de vaches et de moutons ? Des oiseaux ? Des otaries, phoques, lions et éléphants de mer ? Des baleines et des dauphins ? De ma petite larme versée devant les ‘pingouins mignons’ ? (Ah, j’avais omis ce point, mais maintenant, vous savez : je me suis laissée attendrir par ces oiseaux – eh oui, ce sont des oiseaux – à l’apparence si malhabile sur terre). Des dauphins d’Hector, que l’on ne peut a priori observer que vers Akaroa ?
Et des sand flies, je vous en ai parlé des sand flies ?
D’ailleurs, pour ceux que ça intéresse, un dernier point info sand flies : une fois remontée sur la côte Est, retour à un peu plus de civilisation, les sand flies sont moins présentes, les démangeaisons également, puisqu’elles sont dues aux piqûres et moins de sand flies, moins de piqûres. Cicatrisation toujours en cours pour les derniers boutons, mais il en reste si peu, que c’est déjà oublié.

La Nouvelle-Zélande, c’est la culture Moarie.
Avec ses us et coutumes, sa mythologie, ses histoires, son Histoire, ses arts, comme la sculpture (carving), les mokos,…

Je vous passe les magnifiques paysages de fjords, de glaciers, de côtes longeant l’océan ou la mer Tasman ; les poussées d’adrénaline que l’on peut avoir avec les différentes ‘attractions’ envisageables, comme le saut à l’élastique, le saut en parachute, le VTT, les sports d’eau vive…

La Nouvelle-Zélande,  pour moi, c’est tout cela et c’est probablement tellement plus.
Et malgré les 5000km que j’ai parcouru en environ 5 semaines, il reste tellement de choses dont j’aurais aimé profiter… que je vais être obligée d’y revenir !
#I❤NZ

 

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PLUS OU MOINS 2 JOURS DE TRANSPORT (les 10/02/2016 et 11/02/2016)

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Et oui, la Nouvelle-Zélande, c’est déjà terminé pour moi. Trop, beaucoup beaucoup trop court !
J’ai fait le choix, il y a presque 2 semaines, de ne pas remonter la voiture jusqu’à Auckland et de payer des frais supplementaires pour l’abandonner à Christchurch.
Cela m’évite de perdre 2 ou 3 jours pour faire 1500km et finalement ne revient pas beaucoup plus cher que de payer le ferry et l’essence.
C’est donc en avion que je repars de Christchurch pour passer une nuit à Auckland, manger un KFC (je dors en banlieue et il n’y a rien d’autre pour dîner autour de moi), et prendre un avion qui m’emmènera à Sydney,  puis un autre pour… vous verrez bien.
Je profite de ce poste pour répondre à quelques attentes : des photos de la voiture et des feuilles de savon biodégradable.

CHRISTCHURCH  (le 09/02/2016)

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Wahou… non, ce n’est malheureusement pas le ‘wahou’ de ‘c’est super méga chouette’. C’est celui de ‘je prends une bonne respiration avant de vous parler de Christchurch’.

L’ambiance me semble particulière à Christchurch.
D’abord parce que les traces du tremblement de terre de 2011 sont encore très présentes. Des bâtiments bancals aux fenêtres parfois murées, une cathédrale hors d’usage, de grands espaces vides laissant imaginer les bâtiments qui devaient s’y trouver il n’y a pas si longtemps que ça. Le sinistre est très présent.

Mais c’est aussi, pour moi, une ville qui tente de renaître, avec d’autres bâtiments en travaux ou en construction, des espaces réaménagés, parfois avec des oeuvres d’art, parfois par un ensemble de boutiques constitué de containers, des petits cafés qui essaient de centraliser le peu de vie qui se dégage de cette ville. Quelques musiciens ça et là.

Puis il y a le jardin botanique, ‘The place to be’ en cette journée ensoleillée et chaude, pour flâner le long de la petite rivière, pour voir un peu de monde, pour se poser à l’ombre d’un arbre, pour profiter de la magnifique roseraie, sentir presque chaque variété de rose et se rendre compte, pour la première fois de sa vie (il n’est jamais trop tard), que les parfums diffèrent énormément.
Pour moi, jusqu’à aujourd’hui, une rose sentait… la rose. Jamais le citron ou le fruit de la passion… à moins que ce ne soit mon odorat qui ait eu un problème. Mais rassurez-vous, la majorité sentait quand même l’odeur que l’on a l’habitude d’attribuer aux roses, mais avec des intensités différentes.

Il faut quand même que je vous précise que je ne parle que du centre ville de Christchurch. Je ne suis pas allée dans les nombreux quartiers ou petites villes alentours.

AKAROA (les 07/02/2016 et 08/02/2016)

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Et oui, encore quelques kilomètres. Je pars un peu à l’ouest de Christchurch, dans la Bank Peninsula, à Akaroa plus précisément. Un village réputé à l’allure française. Je veux voir ça.
Bon, j’ai vu… c’est un village mignon, vivant en journée, mais qui n’a de français que son origine et les drapeaux qui flottent un peu partout. L’architecture est plutôt victorienne, j’ai l’impression d’être en Angleterre.
Ceci dit, ça n’enlève rien à l’ambiance plaisante et relaxante que j’y ai trouvée.

J’ai longtemps hésité à aller nager avec les dauphins, mais je n’étais pas très décidée et la météo ne me poussait pas à me mettre à l’eau. Ce sera peut-être pour une autre fois. Mais je n’ai pas de regret.

Quand je reviens au camping où j’ai planté ma tante, la place d’à côté est occupée par 2 tentes, 2 amis venus profiter d’un week-end à Akaroa. C’est une autre belle rencontre, un moment sympa et amusant autour d’un verre de vin, puis par hasard, du petit déjeuner du lendemain dans un restaurant de la ville. J’ai eu un peu de mal à les quitter et je serai bien restée pour aller voir les dauphins avec eux. Mais je suis déjà sur le départ, et si je veux profiter un peu de Christchurch demain, il faut que je m’organise aujourd’hui (comprenez, que je vide la voiture, fasse ma lessive, range mes affaires dans mon sac…). Beaucoup moins amusant, mais nécessaire.

KAIKOURA (les 05/02/2016 et 06/02/2016)

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J’ai l’impression de vivre une course poursuite ces derniers jours. Pourtant, je sais depuis longtemps que je ne pourrais pas voir toute la Nouvelle-Zélande.
Mais je continue de rouler vers de nouvelles destinations. Je me dis que je prendrai le temps de me reposer dans quelques jours.
C’est comme ça que j’arrive à Kaikoura.

Je ne voudrais pas vous lasser avec les photos de lions de mers, d’otaries ou d’oiseaux, alors aujourd’hui, je pars voir les baleines !

@Ju et Nat : Oui, même après notre experience en Islande, je prends le risque.
Et je ne regrette pas.

Le bateau n’est pas très grand, ce qui limite le nombre de passagers (mais n’empêche pas certains d’être malades).
Après une vingtaine de minutes durant lesquelles nous avons dû rester à l’intérieur, nous pouvons enfin nous mettre sur le pont. Et commencer à observer les signes annonciateurs d’une baleine.
Quoi ?!!! Vous ne savez pas lesquels ?
Bon, vous n’avez pas beaucoup de retard sur moi 😉
Ici, nous observons… les dauphins.
Ils suivent les baleines de près. Ils plongent quand la baleine est au fond et quand ils remontent, que l’on commence à les voir plus régulièrement, on peut s’attendre à ce qu’une baleine sorte de l’eau d’une seconde à l’autre.
Et ça fonctionne à tous les coups !
Quand je dis que la baleine sort de l’eau, cela ne veut pas dire qu’elle fait un bon majestueux hors de l’eau. Ça, se sont les dauphins qui s’en chargent. La baleine, elle, nous laisse voir son dos et le jet d’eau qu’elle expulse régulièrement. C’est déjà tellement impressionnant.
Et quand elle replonge après quelques minutes d’inertie en surface, elle sort parfois sa queue de l’eau. Attention, à vos appareils photos, 3, 2, 1…
J’ai fait ce que j’ai pu, avec le bateau qui bouge, ce n’est pas facile. Et je n’ai pas trouvé le mode rafale de mon appareil qui m’aurait faciliter les choses…

Je n’ai pas compté le nombre de baleines et de dauphins que j’ai pu voir, mais j’ai eu largement de quoi en profiter. C’était vraiment un super moment.

OTAGO PENINSULA (le 04/02/2016)

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Des otaries, des mouettes, des albatros,  un château  (Larnach Castle), quelques hérons et une batterie d’appareil photos quasiment vide…

Et le soir, le retour des petits pinguoins bleus qui reviennent de leur journée de pêche en mer pour nourrir leurs bébés soigneusement cachés : il est un peu plus de 21h, une masse sombre avance dans l’eau, se rapproche très vite de la plage, puis d’un seul coup une ‘meute’ d’une trentaine de pingouins sort de l’eau à l’aide d’une vague, il leur reste à parcourir malhabilement une petite côte caillouteuse, certains semblent fatiguer et peiner sur terre, ils prennent quelques temps de repos, mais tous rejoignent les tanières qui hébergent leurs petits.
Après ces premiers pingouins, d’autres sont arrivés, toujours en groupe (parfois par 2 uniquement, mais ça reste un groupe).
Je n’ai pas de photos à vous montrer, il ne fallait pas les effrayer au risque qu’ils ne reviennent pas nourrir leurs petits.
La seule photo que j’ai ajoutée au diaporama est celle d’un pingouin égaré dans le camping de bord de mer dans lequel j’ai dormi. Il a dû profiter de la nuit pour rejoindre son groupe, car le lendemain matin, il n’était plus là.

SOUTHERN SCENIC ROAD (les 02/02/2016 et 03/02/2016)

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Après quelques hésitations sur l’itinéraire que je vais suivre aujourd’hui et demain, sur conseil d’une personne du centre d’information, je me décide pour la Southern Scenic Road. Elle longe la côte Sud et offre, a priori, de beaux points de vue.
Je ne suis pas convaincue, mais je suis le conseil.
C’est vrai, les points de vue sont beaux, il y a de quoi se régaler.

Mais je ne suis pas une fan des routes scéniques.
Pourquoi ? Parce que j’ai l’impression de consommer du paysage.
Un point de vue, un arrêt, des photos, un démarrage,  un point de vue, un arrêt, etc…
Et puis, toute la journée,  ce sont les mêmes personnes que je croise et qui, comme moi, s’arrêtent, font des photos et redémarrent.
Au bout d’un moment, je choisis arbitrairement de ne pas m’arrêter à certains points de vue, avec cette frustration de peut-être passer à côté du plus beau.
Voilà pourquoi je ne suis pas une fan inconditionnelle des routes scéniques.

Le deuxième jour, avant de partir, je sélectionne les endroits auxquels je m’arreterai.
Pas beaucoup,  juste quelques uns qui me font plus envie que les autres. Et je m’y tiendrai !

Mais c’est sans compter sur les imprevus de la journée, comme une belle rencontre.
Une fille avec une guitare descendue pieds nus d’une voiture qui ne faisait que la déposer, avec qui j’ai passé pas loin de 2 heures, à observer des otaries qui nagent, des hérons, d’immenses algues dont je trouve le mouvement magnifique dans l’eau, tout en papotant. Une boule d’énergie et de bien-être (la première journee sur la scenic road m’a vraiment fatiguée).
Au bout d’une bonne heure, nous avons enfin échangé… nos prénoms.

C’est surprenant, à force de discuter rapidement avec pas mal de personnes, on en oublie de se présenter ou de demander aux autres de se présenter. Chacun devient un voyage, un projet… on se croise, on discute, puis on se quitte.
Je réalise petit à petit que, finalement, je ne demande (ou on ne me demande) le prénom que lors des ‘rencontres qui comptent’, celles qui laissent une petite trace.
On verra si la suite du voyage le confirme.

Bon, je vous laisse aux photos, j’avais prévu de ne pas écrire de texte pour la Southern Scenic Road

Oups, non, pas tout à fait. Cela fait maintenant un moment que j’oublie de vous le dire, alors aujourd’hui, je vous ai confectionné un petit ‘photogrid’ de moutons, pour y penser : lors de ma traversée de l’île du Nord, je vous ai dit que j’avais du mal à me sentir en Nouvelle-Zélande et que je voyais beaucoup de vaches et très peu de moutons. Cette période est révolue depuis longtemps. J’ai enfin vu ces champs plein de moutons, parfois entassés dans un coin alors qu’ils ont un immense espace pour eux, parfois tellement nombreux par rapport à la superficie que j’ai l’impression de croiser un tapis de moutons (pas un tapis en mouton, mais bien un tapis de moutons, vivants).
J’ai aussi pris la mesure de l’expression ‘faire comme des moutons’ (ou ‘se suivre comme des moutons’, je ne sais plus). S’il y en a un qui bouge, les autres bougent. S’il y en a un qui court, les autres courent.

Allez, cette fois, je vous laisse vraiment aux photos.

MILFORD SOUND (le 01/02/2016)

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Je prends le volant au moment où le soleil rase la crête des montagnes. Les différents points de vue qui longent la route me font de l’oeil. Je suis un peu prise par le temps, mais c’est trop beau pour ne pas faire quelques arrêts.
Quand j’arrive au niveau de l’embarcadère de Milford Sound, je ne suis pas déçue. Je suis au coeur d’un fjord. Le premier que je vois ‘en vrai’. Je suis impressionnée par cette immense baie entourée de hautes parois rocheuses.
Je le suis encore plus lorsque le bateau avance dans cette baie et laisse apparaître des sommets enneigés,  des chutes d’eau, des passages plus étroits pour passer dans une autre partie du fjord, de la végétation qui pousse sur la roche ou encore des otaries qui se prélassent sur les rochers.
Mais pas tous les rochers. Non. Ceux qui précisément sont en pleine brise. Eh oui, parce que la brise chasse les sand flies. Otaries, Leslie, même combat contre les sand flies !

Au delà des reliefs caractéristiques des fjords, laissés par la fonte de glaciers, il y a également une composante commune à tous les fjords : la fonte des glaciers, la fontes des neiges et la pluie souvent abondante dans ces zones forment une pellicule d’eau douce au dessus de l’eau salée de la mer.
Je ne sais pas de quelle proportion d’eau douce on parle en général,  mais au niveau du Milford Sound, il semble que l’épaisseur d’eau qui recouvre la mer Tasman empêche la lumière de passer en profondeur et permet à des organismes que l’on trouve normalement à plus basse profondeur de se développer à moins de 10 mètres.
Je peux en observer certains depuis une structure immergée : une énorme étoile de mer,  du corail noir (qui n’a rien à voir avec les corail que l’on a plus l’habitude de voir ; il s’agit là plutôt d’une plante dont la structure centrale est noire. Beaucoup moins fragile à priori)…

Et le petit bonus, c’est que j’ai choisi la croisière qui permet de faire un tour en kayak dans le fjord. Grandiose.

COPLAND TRACK (le 29/01/2016 et le 30/01/2016)

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C’est reparti pour une randonnée. Mais sur 2 jours et, cette fois, sans porter la tente. Le sac me semble bien léger.

Je prends le départ un peu tardivement, car j’attends de voir si la pluie se calme.
Non ? Bon, bah, j’y vais alors. De toute manière,  la météo devrait s’améliorer dans la journée.

En résumé,  le Copland Track, c’est une randonnée qui suit la Copland River.
Le chemin s’enfonce la plupart du temps dans la forêt et traverse les chutes qui descendent à la rivière.
Il suit parfois le cour de ces chutes et l’on marche alors dans deux cm d’eau pendant plusieurs dizaines de mètres.
Il longe plus rarement les rives en perdant un peu ses marcheurs dans les rochers.
Il est parsemé de quelques ponts, la plupart assez courts, en bois et métal, assez stables,  mais 3 sont des ponts suspendus. 2 d’entre eux me paraissent immenses et pour détourner mon regard du vide et surmonter mon vertige, je fixe droit devant moi et je compte mes pas : environ 100 pour chacun. Et dire qu’il y en a que ça amuse… moi, ça puise toute mon énergie.
Mais je l’ai fait !
Parce qu’il faut dire qu’il y a une belle récompense au bout de cette journée de marche : des hot pools, bains chauds naturels à la couleur bleue laiteuse.
Et comme par hasard, nous sommes 5 français à passer la nuit au refuge et nous arrivons quasiment en même temps. Très vite, nous formons un bon petit groupe, ce qui ne nous empêche pas de discuter avec les autres personnes.

Le retour se fait par le même chemin, mais cette fois-ci, ça descend (et les ponts sont toujours là).

Bilan de la randonnée :
Nombre de km : 18km aller, 18km retour
Nombre d’heures aller : 6h15
Nombre d’heures retour : 5h45 (je vous ai dit que ça descendait)

En complément d’info, un point concernant les sand flies : mon produit fonctionne, mais elles sont infernales. Il ne faut pas oublier d’en enduire une partie du corps et je le découvre progressivement : après les chevilles, les tibias et mollets, elles s’en prennent à mes bras, mes mains, mon ventre, mon dos et même mon visage. Et il paraît que plus on descend au sud, plus ça empire. Suite lors du prochain complément d’info sand flies…

VERS LES FJORDS (le 31/01/2016)

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Après une nuit à Wanaka, je me réveille sous un soleil magnifique. Je profite de son bord de lac, de sa vue sur les montagnes, de son petit marcher artisanal du dimanche matin. Je prends mon temps.
Mais j’ai prévu une longue route aujourd’hui, alors vers midi, je me mets derrière le volant.
Je ne compte pas la ‘longueur’ de ma route en distance, mais en temps, car ici, comme dans beaucoup d’autres pays, les autoroutes sont limitées à 100km/h dans les endroits les plus rapides et traverses des villes à 50km/h, voire 30km/h. A cela il faut ajouter les arrêts ‘point de vue’ et Queenstown, que je souhaiterais visiter rapidement.

La route est magnifique et les paysages et couleurs changent régulièrement, pour déboucher en haut d’une montagne avec une vue plongeante sur Queenstown et le lac Wakatipu. Ça surprend et ça laisse sans voix.
Je finis par me garer dans la ville et je profite un peu de son ambiance dominicale sous un soleil qui réchauffe et qui fait oublier la météo morose des derniers jours.
On m’a donné des avis contrastés sur Queenstown. Le mien est positif : après un pique-nique en bord de lac à l’écart de la ville, puis une promenade en pleine ville sur les ‘docks’ : j’ai trouvé l’ambiance très agréable. J’aurais pu y passer un peu de temps et j’aimerais bien voir à quoi la ville ressemble en hiver. J’ai même failli me laisser tenter par un tour en ‘parasail’, ce parachute tiré par un bateau, mais j’ai d’autres projets.
Alors, je remonte dans ma voiture, car j’ai encore pas mal de route à parcourir.
D’ailleurs,  en passant par Te Anau, je m’arrête au centre d’information sur Milford Sound, ma destination du jour.

Je vous disais, il y a quelques jours, que je ne faisais pas toujours des choix judicieux. Mais il m’arrive aussi d’en faire, parce que cet arrêt me permet non seulement de réserver la croisière, d’une demi journée, que je souhaitais faire le lendemain, mais également d’apprendre que le dernier camping se trouve environ 60km avant Milford Sound, qui ne compte qu’un lodge et qui se situe au bout d’une route.
Ceci dit, quand j’arrive au niveau du camping, après m’être demandée à de nombreuses reprises, sur mon chemin, si je ne venais pas de passer ce dernier camping, impossible de le manquer. C’est clairement indiqué qu’il n’y en a pas d’autre après. Et ça se ressent, car le nombre de campeurs est important.

Demain, le réveil sera matinal, car il me reste une heure de route avant de monter dans le bateau. D’ailleurs, je mets mon réveil. Ça faisait longtemps.