SUR LE DÉPART – Un dernier retour à San José, puis destination Lima (le 09/04/2016 et le 10/04/2016)

Ça y est, aujourd’hui, je ne peux plus repousser, il faut que je retourne à San José.
J’ai opté pour un ‘transport collectif privé’ (avec TransNica). Le passage à la frontière nicaraguéenne est centralisé par la compagnie. Pas le passage à la frontière costaricienne, qui a pris une bonne heure et demi.
C’est au bout de 9h de trajet, passage de la douane inclus, que j’arrive à San José, fatiguée par mon réveil matinal (5h). Un dernier tour en ville et la soirée est déjà là.
Demain, retour dans l’hémisphère Sud. Direction le Pérou  où j’atterris à Lima en début de soirée. Et c’est parti pour de nouvelles découvertes !

SAN JOSÉ – Le retour 3 (du 23/03/2016 au 25/03/2016)

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Après une dernière matinée avec mes parents, je mets mon sac sur le dos et je rejoins une auberge de jeunesse. La même que celle de mon premier passage à San José. Je l’aime bien.
Plan sur mon telephone, téléphone en main pour suivre mon itinéraire, je trouve les rues bien vides par rapport à mes précédents passages à San José.
Je croise quand même un chauffeur de taxi qui me fait comprendre que je ne dois pas me promener avec mon téléphone à la main. Je le soupçonne de vouloir me faire peur pour que je lui paie une course, mais je range quand même mon téléphone.

Cette semaine, c’est la semaine sainte et San José s’est vidée de ses habitants. Seuls errent quelques touristes en manque de musées  (ils sont fermés), des chauffeurs de taxi (pour conduire les fameux touristes qui errent) et les personnes qui dorment dans la rue.
Pour le moment, la plupart des boutiques des rues centrales et des restaurants pour touristes sont encore ouverts.

Ma décision est prise. Demain, je pars pour le Nicaragua !
2 solutions s’offrent à moi : un transport privé, pour 29 dollars, ou les bus de ligne. Le prochain transport privé disponible est dans 5 jours. Trop loin… Donc, direction le terminal de bus pour acheter un billet matinal pour demain.

Et… j’ai trouvé où se cachaient tous les habitants de San José : ici, au terminal de bus !
A tel point qu’après 20 minutes de queue, j’aperçois l’écriteau qui dit ‘Vente des billets seulement pour aujourd’hui’. Comme je ne suis pas très sûre de mon espagnol et que je veux quelques informations, j’attends quand même mon tour. La personne au guichet me confirme qu’elle ne vend pas de billet pour demain et que si je veux prendre le bus de 6h du matin, il faut que je sois là à 5h.
Je rentre à l’auberge et, sans perdre mon objectif de vue, je me mets à la recherche d’un hébergement à Granada. Mission impossible. Ou alors à des prix dépassant largement mon budget (plus de 500 euros les 3 nuits, sans les taxes).
Quand rien ne concourt à la réussite d’un objectif, il faut parfois savoir le reporter de quelques temps.
Je décide donc, après de longues minutes (heures) perdues désespérément sur internet, de retrouver mon calme (parce que vous vous doutez quand même qu’à force de chercher en vain, je suis un peu agacée) et de me poser 2 jours de plus à San José. Je sais déjà que je n’ai rien de particulier à y faire, mais je n’ai pas envie de rejoindre les plages bondées sur lesquelles se sont, en réalité, évadés les habitants de la ville.

Enfin une occasion de regarder un des films que mon frère m’a mis sur une clef usb, de poursuivre l’organisation de la suite de mon voyage, de prendre mon temps, d’errer, moi aussi, dans San José et d’observer 2 processions pour le vendredi saint.
La plus grosse difficulté consiste à trouver un restaurant ouvert (pas de cuisine dans l’auberge).

Mes impressions ? San José, c’est sympa aussi quand c’est vide. Pas de bruits de klaxon, pas de voiture, pas de train qui circule, … c’est plus reposant.

Et vous vous demandez ce que je vais faire après ces 2 jours ? Aller au Nicaragua, bien sûr !

LA PENINSULE D’OSA (du 15/03/2016 au 22/03/2016) – Partie 2 : Des animaux, du chocolat et du kayak

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Mygales, Serpents et Insects
Après notre journée d’hier au Parc National du Corcovado, il nous fallait bien un peu de repos pour profiter de la piscine de l’hôtel.
Mais comme nous ne sommes pas complètement épuisés, nous planifions une marche de nuit, avec Tico, un ami français de Nito, notre guide de la veille. Celui-ci est d’ailleurs accompagné d’un de ses amis d’enfance. Et ils ont grandi… rue d’Avron, (la rue parallèle à celle dans laquelle j’habitais avant de partir pour ces quelques mois). Le monde est petit.
Et en même pas 4 mois de voyage, j’en suis à ma troisième coïncidence du genre…

Mais revenons-en à cette marche de nuit.
Après une 1h30 de piste, voiture garée, chacun équipé de sa lampe de poche plus ou moins puissante, nous partons en pleine forêt à la recherche des animaux nocturnes. Et, même si l’on peut toujours espérer plus, on a été plutôt gâté : plusieurs belles araignées – dont 2 mygales, des sauterelles feuilles, une grosse grenouille, des iguanes, des lézards, un caméléon, 3 types de serpents non venimeux differents – j’ai testé pour vous les filles : le bracelet en serpent vivant. Bilan : ça bouge trop, ce n’est pas pratique. Et comme je suis contre le bracelet en peau de serpent (mort), j’abandonne l’idée du serpent en bijou.

Du chocolat, du chocolat, du chocolat ! Et d’autres fruits
Oui, encore du chocolat. Enfin, non pardon, du cacao.
Aujourd’hui, nous allons faire un tour dans une exploitation de cacao. L’endroit est un peu plus touristique et organisé que ma précédente visite chez les bribris.
Nous n’accédons pas directement aux ‘champs de cacaoyers’ de l’exploitation, mais à une sorte d’immense jardin qui regroupe toute une variété d’arbres fruitiers, dont :

  • Des anacardiers – arbres à noix de cajou. Et maintenant que je sais à quoi cela ressemble et où se trouve la noix de cajou, je comprends mieux le prix,
  • Des roucous, qui produisent ces fameuses cosses remplies de graines rouges pouvant servir de ‘fard à joue et rouge à lèvres’ que j’avais expérimentés chez les bribris,
  • Des bananiers (bananes carrées,  bananes plantains,  …)
  • Des cocotiers,
  • Des ananas,
  • Des caramboliers,
  • Et 3 sortes de cacaoyers. Ça tombe bien, c’est pour ça que l’on était venu.
Après avoir sucé la chaire blanche qui entoure les fèves de cacao, nous pouvons goûter le cacao à quasiement chaque étape du processus de production, en passant par les fèves en train de sécher, la pâte de cacao fraîchement moulue, et pour finir… la fondue et le gâteau au chocolat.
Un petit tour dans la mangrove en kayak
Tout est dit. On arrive sur la plage à marée basse (les marées sont de petites envergures), on monte dans le kayak, on pagaie sur la mer calme jusqu’à la mangrove, on continue de pagayer dans la mangrove, on s’arrête pour manger un peu de pastèque et d’ananas, on repart pour arriver sur la plage avant la marée haute. 2h30 de balade tranquille et sereine. Et on en profite pour prendre des coups de soleil ! Enfin, pas moi…

Un petit tour à Bahia Drake

Bahia Drake, c’est de l’autre côté de la péninsule d’Osa, par rapport à Puerto Jimenez. Ce n’est pas vraiment loin. Mais ce n’est pas vraiment proche non plus, car en voiture, il faut prendre une piste de 30 km. Sur le chemin, plusieurs passages dans l’eau. Comme il n’a pas plu depuis plus d’une semaine, ça se passe bien.

Mais je veux bien croire qu’à la moindre pluie, la piste devient impraticable. C’est pour cela que l’accès à Bahia Drake se fait principalement par la mer.
Nous profitons de la première belle plage que l’on découvre après une petite demi-heure de marche.
Sur place, les activités proposées sont à peu près identiques à celles de Puerto Jimenez : kayak,  marches de nuit… et le Parc National du Corcovado, accessible par une autre entrée que celle que nous avons empruntée, et qui offre, a priori, une plus grande probabilité d’observer des pumas.

LA PENINSULE D’OSA (du 15/03/2016 au 22/03/2016) – Partie 1 : Le Parc National du Corcovado

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Un endroit que j’ai envie de découvrir depuis quelques années : la Péninsule d’Osa et son parc national du Corcovado. C’est même principalement pour ce parc que le Costa Rica est sur ma route (un peu pour ses volcans aussi).
Notre camp de base : Puerto Jimenez.
  • Une journée au Parc National du Corcovado – Des histoires de singes et de fourmis
Hier soir, nous avons été mis en contact avec un guide local, Nito, qui s’est déplacé jusqu’à l’hôtel après sa journée de travail. Et une fois de plus, la chance est avec nous : les entrées au parc national du Corcovado sont limitées et il avait un groupe de 3 personnes prévu pour le lendemain, mais l’une des personnes étant malade, le groupe s’est désisté. Parfait ! (enfin, désolée pour la personne malade, mais parfait pour nous) Nous récupérons les entrées et le guide.
Et nous sommes doublement chanceux, car nous apprendrons plus tard que c’est l’un des meilleurs guides du coin *.

Mais pour l’heure, il est 5h15 et nous achetons nos sandwichs pour le déjeuner. Oui oui, la boulangerie est ouverte et il y a du monde, car c’est le point de ralliement de Puerto Jimenez pour les départs au Corcovado.
A peine sur la piste, nous pouvons observer différentes sortes de perroquets, une famille de hiboux, des échassiers… et des singes.

D’ailleurs, au loin, nous voyons un groupe de dames qui observent les arbres. Nous descendons de voiture à leur hauteur et profitons d’un beau spectacle : des singes hurleurs (howler monkeys) qui passent d’arbre en arbre et font un saut assez impressionnant depuis des arbres qui se situent d’un côté de la route à la branche d’un arbre qui se situe de l’autre côté de la route. La famille est tellement grande que nous avons le temps d’en prendre plein les yeux. Quand, tout à coup, deux singes situés sur deux arbres differents sautent en même temps sur la branche située de l’autre côté de la route.
Le premier l’attrape, le deuxième la loupe. Il chute de toute la hauteur, s’aplatit sur le sol dans un gros bruit sourd après avoir frôlé une dame qui tombe, elle aussi. La dame se relève, a priori sans séquelle, mais nous sommes surtout tous inquiets pour le singe inerte qui gît sur le sol. Notre super guide le soulève un peu pour voir s’il est vivant. Et il l’est ! Sonné, mais vivant ! Après quelques longues secondes qui lui permettent de retrouver un peu ses esprits, il repart toujours abasourdi, dans les arbres, probablement à la recherche de sa famille qui ne l’a pas attendu… mais qui ne doit pas être très loin. Ouf ! Une bonne frayeur, mais tout le monde va bien. Et notre guide racontera cette histoire à chaque autre guide qu’il croisera aujourd’hui.

Nous reprenons la route et continuons de voir toutes sortes d’animaux.
En arrivant à l’entrée du parc, nous avons déjà observé les 4 espèces de singes du Costa Rica. Nous les recroiseront également dans le parc :

  • Les singes hurleurs (howler monkeys), comme déjà mentionnés,
  • Les singes araignées (spider monkeys),  dont l’un d’entre eux nous balance des mangues depuis son arbre pendant que les autres singes se regroupent pour nous observer comme nous les observons,
  • Les singes capucins, à la face blanche et aux dents acérées, qui essaient de nous impressionner en nous menaçant toute mâchoire ouverte,
  • Les singes écureuil (squirrel monkeys), plus petits et tout roux.
Nos 6 heures de marche sous une chaleur intense et humide nous permettent de compléter la liste des animaux rencontrés de :
  • 2 serpents : un ‘Tiger snake’, pour sa couleur jaune et noire, à la recherche de… on ne saura pas quoi, mais il est en chasse. Et un boa, tranquillement enroulé sur un arbre, non loin de beaux poulets qui pourraient bien lui servir de dîner,
  • Un fourmilier,
  • Des iguanes,
  • Un paresseux,
  • Et des fourmis. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais les explications du guide sont tellement intéressantes que cela vaut la peine d’être précisé. L’espèce qui attire notre attention est celle des ‘leaves cutters’, traduisez ‘coupeuses de feuilles’. Impossible de louper ces grosses fourmis présentes à beaucoup d’endroit au Costa Rica. L’oeil est automatiquement attiré par ces morceaux de feuille qui semblent bouger tous seuls le long des sentiers.
Ces morceaux sont en fait découpés par des fourmis ouvrières, puis transportés dans la fourmilière afin d’aider au développement du seul champignon dont ces fourmis se nourrissent. Les déchets,  bien qu’organiques, sont  évacués de la fourmilière par ces mêmes fourmis afin d’entretenir la fourmilière et de maintenir les champignons en bon état, car la disparition de ce champignon entraînerait la mort de la fourmilière et à plus grande échelle,  l’extinction de l’espèce.
Et lorsque la fourmilière arrive en fin de vie, de nouvelles reines sont élevées et emportent avec elles les spores du champignon lorsqu’elles partent créer leur propre fourmilière.
Par ailleurs, les fourmis soldats qui défendent la fourmilière sont impressionnantes avec leurs grosses tête et mandibules. Il paraît que leur morsure est douloureuse et qu’à une époque, les indigènes les utilisaient pour refermer les plaies ouvertes : comme des agrafes, en arrachant le corps des fourmis au moment où elle mordent. Ce n’est pas clair ? Alors aidez moi à retrouver un film que j’ai vu récemment, dans lequel ce procédé est utilisé et vous aurez une démonstration en images.

Et avant de reprendre la piste pour rentrer à Puerto Jimenez, je bois une bonne noix de coco toute fraîche. Un pur plaisir par la chaleur qu’il fait.

* Agence Surcos Tours : http://surcostours.com. Je recommande vivement ! Et je ne suis visiblement pas la seule, car ils apparaissent en premier sur TripAdvisor. Nito, le guide qui nous a accompagné, maîtrise tout, mais est plus particulièrement expert en oiseaux.

EN ROUTE VERS LA PENINSULE D’OSA (le 14/03/2015)

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Moi, j’ai déjà vu ‘mon’ quetzal, mais pas mes parents. Alors aujourd’hui, nous nous dirigeons vers un endroit où la probabilité d’en rencontrer est assez importante, qui plus est, à la période actuelle de reproduction : le parc national Los Quetzales.
Sur recommandation de la restauratrice du soda du barrage de Cachi, nous nous dirigeons vers le Paraiso Quetzal Lodge, d’où partent des randonnées avec guide sur les sentiers environnants. Comme nous le savions déjà, il n’y a plus de disponibilité pour ces randonnées avec guide, mais il est toujours possible de se promener seul sur les sentiers. Ou de demander à l’hôtel un peu plus haut s’ils n’ont pas un guide disponible.
Et nous avons de la chance, parce que nous trouvons quelqu’un. Toutefois, il s’agit en réalité de nous emmener voir un tronc d’arbre mort dans lequel des trous sont percés.
Mais pas n’importe quels trous : ce sont des nids de quetzals d’où s’échappent les cris des oisillons. Il ne nous reste plus qu’à être suffisamment patients en attendant le retour des parents qui reviennent nourrir leur progéniture. Et notre patience est payante : un quetzal mâle nous fait l’honneur de sa présence !

Après ce beau spectacle, retour vers le lodge où nous obeservons des colibris qui viennent boire dans les réservoirs d’eau mis à leur disposition.

Puis direction Uvita, où nous passons la nuit au milieu des cris des singes hurleurs et des grillons locaux dont la puissance sonore est impressionnante.

VALLEE D’OROSI (du 09/03/2016 au 13/02/2016)

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Ces jours-ci, nous posons nos valises dans une petite maison, avec jaccuzzi, au fond d’un jardin.
Les chiens et chats de la propriétés nous accueillent à chaque fois que l’on revient à la maison, les poules pondent probablement les oeufs qui sont mis à notre disposition pour le petit déjeuner et le coq… est totalement déréglé et ‘sonne’ plusieurs fois par nuit.

Depuis Orosi, nous visitons tranquillement la vallée centrale du Costa Rica.
Il est vrai que cela ne nécessite pas autant de jours, mais cela nous évite de refaire les sacs quotidiennement et nous permet de prendre un peu notre temps.

Jour 1 :
Nous visitons Cartago, avec se belle église et les jardins Lankester, qui présentent, notamment, plus de 1500 sortes d’orchidées.

Jour 2 :
Après une petite hésitation suite à des commentaires lus sur certains sites internet, nous partons pour le volcan Irazu.
Comme le disaient ces commentaires, il est vrai que nous n’avons pas vu d’eau dans le cratère, contrairement à beaucoup de photos présentant le volcan. Mais le paysage n’en est pas moins joli. Les nuages planent aux alentours du cratère et en prenant encore un peu de hauteur, pour atteindre les 3400 mètres, nous distinguons clairement, au loin, le volcan Turrialba et devinons, de chaque côté, la cordillère centrale et la cordillère de Talamanca. Et bien que les élèves en sortie scolaire n’écoutent pas leur guide, nous, on en profite pour capter quelques informations.
Quand un coati fouilleur de poubelles vient baver sur mon téléphone,  il est temps de repartir.
Direction, la ville de Turrialba.

Jour 3 :
Aujourd’hui, nous partons en voiture pour la vallée d’Orosi et le tour du lac Cachi.

Nous ouvrons les paris sur la distance du tour du lac et nous sommes bien au delà du compte.
Mais malgré la petite distance parcourue, entre nos haltes photos, notre pause déjeuner aux abords du barrage de Cachi dans un petit soda tenu par une passionnée d’oiseaux qui nous expliquent plein de choses et nous donnent quelques bons plans pour nos prochains jours, l’observation de l’arrivée de la compétition de course à pieds local, la journée est bien remplie.

Jour 4 :

Direction le Parc National de Tapanti. Une petite promenade nous amène à des chutes d’eau. Nous sommes déçus car nous ne voyons pas les animaux escomptés, seulement quelques oiseaux, et encore… J’en connais même un qui dira que c’est de l’arnaque.

Nous essayons ensuite de localiser une plantation de café, indiquée dans les guides et recommandée par la restauratrice du soda de la veille.

J’ai une marge de progression énorme en espagnol, car bien que pensant suivre les indications qui nous ont été données, nous partons à l’opposé. Alors, vous vous doutez bien que nous ne l’avons pas trouvé cette plantation !

Ceci dit, la vallée d’Orosi est, par endroit, couverte de caféiers, alors, on fera avec. Dommage pour la bonne odeur de café grillé et la dégustation.

 

VOLCAN ARENAL (le 07/03/2016 et le 08/03/2016)

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La ville la plus proche du volcan Arenal, c’est La Fortuna. Touristique à souhait.
Nous, nous avons la chance de rester dans un hôtel qui se situe à plusieurs kilomètres de là, au bout d’une piste et à petite distance de l’entrée du parc national du volcan. Des hamacs, un grand jardin encadré d’un superbe paysage – sur la droite, le cône quasiment parfait du volcan Arenal et sur la gauche, le lac Arenal -, des oiseaux partout – des jaunes, des rouges, des perroquets verts, des sortes de grosses dindes, des ‘tout noir à queue jaune’…

Au programme, pas d’ennui :

  • Une belle randonnée, de quelques heures, dans le parc national du volcan Arenal. Elle permet de profiter de la végétation, d’animaux, d’arbres aux racines impressionnantes, d’une balançoire et d’une superbe vue sur le volcan,
  • L’obervation de coatis sur le bord de la route. Pas craintifs du tout,
  • Une fin de journée dans des bains chauds, jusqu’à 43 degrés *,
  • Une randonnée qui passent par plusieurs ponts suspendus,
  • Et une balade à cheval.
* : nous sommes allés dans un complexe payant pour les bains chauds, mais il y a également une rivière, avec accès gratuit, dans laquelle coule de l’eau chaude et où les locaux et touristes informés se prélassent.

VOLCAN POAS (le 05/03/2016 et le 06/03/2016)

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Vamos a los volcanes !
Et aujourd’hui, ce sera le volcan Poas.

Sur la route, nous faisons une halte dans un restaurant.. très touristique, de ceux dans lesquels les cars s’arrêtent. Ce sont des choses qui arrivent, mais que nous n’avons pas l’habitude de faire.
Et nous tentons même le dessert. Pour la première et normalement, la dernière fois. Pour moi, en manque de chocolat – oui, j’ai terminé depuis longtemps les tablettes qui m’ont été offertes par mes collègues – c’est un gros gâteau type génoise au chocolat, couvert de je ne sais quelle crème. Pas terrible, mais j’ai quand même tout mangé.

Au moment où nous repartons, nous pensons encore tenir notre programme de la journée, c’est à dire, visiter les jardins de La Paz  (‘La Paz Waterfall Gardens‘). Mais quand nous arrivons au lodge * où nous souhaitons déposer nos bagages avant de repartir, le propriétaire nous explique que ce serait plus judicieux d’y aller le lendemain.
Et hop ! On change de programme : on profite de la magnifique vue sur la vallée que nous offre l’hôtel, bien que très nuageuse a cette heure, des colibris qui viennent boire dans les réservoirs placés devant les fenêtres,  d’une promenade aux alentours à la recherche d’un quetzal, de l’apéritif à la tombée de la nuit devant la vallée qui s’éclaire des lumières de San José et des autres villes, d’un bon feu de cheminée…
Je vous entends déjà : ‘Quoi ? Un feu de cheminée au Costa Rica ? Par cette chaleur ?’. C’est que nous avons pris de l’altitude aujourd’hui’ en montant sur les flancs du volcan, et les températures sont descendues. Et même s’il n’est pas indispensable, ce feu de cheminée est tellement appréciable !

Le lendemain matin, nous rejoignons le parc national du volcan Poas afin d’accéder au cratère principal, rempli d’une eau bleue laiteuse, d’où s’échappent des fumerolles. La météo est avec nous, le soleil brille et le ciel est totalement dégagé. J’adore.
Nous continuons la promenade pour accéder au lac Botos,  très joli sous la lumière matinale.

Nous nous dirigeons ensuite vers les jardins de La Paz, mais décidons de faire l’impasse. Le prix de l’entrée est exorbitant. Certes, il est possible d’y observer des chutes d’eau, des papillons, des grenouilles, des plantes… mais le plaisir de la recherche et de l’observation en pleine nature n’est pas là.  Cela nous semble trop artificiel. Nous poursuivons donc notre chemin vers notre prochaine étape.

* Poas Volcano Lodge : Hébergement top, sur les flancs du volcan Poas, à quelques kilomètres de l’entrée du parc national. La vue sur la vallée est magnifique que le ciel soit nuageux, ensoleillée ou que la nuit soit tombée (j’ai même laissé les volets ouverts pour profiter de la vue pendant mes réveils nocturnes). Le petit déjeuner est parfait et les patrons sont très sympas. Il y a également possibilité de dîner sur place.
La cheminée, dont on peut profiter depuis les canapés de la salle commune et les colibris qui viennent boire dans les réservoirs de la terrasse ajoutent une ambiance ‘je me sens comme à la maison’ à ce lodge que je vous recommande.

SAN JOSÉ – Le retour 2 (du 02/03/2016 au 04/03/2016)

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C’est bon ! J’ai trouvé une option plus efficace qu’à l’aller pour rejoindre San José, sans être pour autant trop chère : un bus qui passe par Playa Santa Teresa, à 6h00, qui fait la traversée en ferry, et qui continue sa route jusqu’à San José. Ouf !

Et aujourd’hui, je récupère mes parents ! Enfin, ce sont plutôt eux qui me retrouvent à l’hôtel qu’ils ont réservé.
3 semaines sans dortoir, ça va faire du bien. Non pas que les dortoirs me dérangent. En plus, ça permet de faire des rencontres, mais c’est sympa de varier.
Bon, ce n’est quand même pas la seule chose positive à l’arrivée de mes parents. Nous allons voyager 3 semaines ensemble autour des volcans, puis de la péninsule d’Osa, mais vous lirez tout cela au fil des jours.

Pour le moment, nous restons 2 jours à San José.

J’ai entendu différentes choses au sujet de San José : ‘Il n’y a rien à faire’, ‘C’est dangereux’, ‘C’est moche’, ‘Il faut y rester quelques jours pour s’imprégner de l’ambiance’.
A mon tour de me faire mon avis sur cette ville. Certes, j’y suis déjà passée lors de mon séjour,  mais je n’ai pas visité.
L’épisode du short en ville n’était pas dangereux, juste un peu désagréable et le street art ne fait pas d’une ville un coupe-gorge. C’est comme dans beaucoup d’endroits, quand on est touriste et qu’on se promène avec l’appareil photo autour du cou, le risque de vol augmente, pour exemple Les Champs Elysées. Alors voici, après 2 jours dans cette grande ville, mon ressenti. Encore une fois, c’est très personnel, vous pourriez vivre les choses totalement différemment.

Il n’y a rien à faire à San José ? Tout dépend de ce que l’on recherche. Moi, je suis bien contente de cette petite pause culturelle.
Le Musée de l’or, gardé par de grosses portes blindées, est passionnant ; le Musée national propose quelques expositions temporaires (actuellement sur les animaux préhistoriques locaux), quelques informations concernant la fin de l’armée au Costa Rica, encore un peu d’or et des informations sur la periode précolombienne ; le théâtre national du Costa Rica, au riche décor, nous a permis d’assister à un concert de musique classique donné par l’orchestre national du Costa Rica et un pianiste ukrainien ; des statues et sculptures en tous genres sont exposées un peu partout dans la partie touristique de la ville ; l’alliance française propose quelques concerts et expositions (une grosse pensée pour @Cec au moment où le gardien nous a demandé si nous étions français et nous a autorisé à visiter)…
Puis il y a également le marché central qui se situe dans une halle couverte et est a priori ouvert tous les jours. Ses allées sont remplies de vendeurs de fruits et légumes,  de viandes, de fromages (pas les mêmes que chez nous), d’herbes et plantes thérapeutiques, de quelques animaleries et de petites échoppes pour déjeuner. Certaines racolent les touristes, d’autres voient leur comptoir occupé par des costariciens. Ce sont celles-ci que nous choisirons pour nos 2 déjeuners.
Et n’oublions pas, la preuve majeure que San José est une grande ville plutôt développée : elle possède même un quartier chinois, avec ses arches qui délimitent habituellement les extrémités d’une rue aux multiples restaurants. Ici, la rue est vraiment courte, mais elle est bien là !

San José est dangereux ? Bon, je ne vais pas vous dire que je n’ai pas été vigilante, ne serait-ce parce que, comme tout le monde dit que c’est dangereux, l’idée a pénétré insidieusement dans ma tête. Mais m’est-il arrivé quelque chose ? N’ai-je vraiment eu à craindre quelqu’un à un instant ? Non… Et nous avons même trouvé des gens pour nous aider lorsque nous en avions besoin ou simplement pour nous conseiller un itinéraire. Et vous savez quoi ? Ô surprise ! Nous avions toujours notre argent dans les poches !
Oui, je suis moqueuse sur ce point.
Je ne pense pas que l’on puisse se promener n’importe où, à n’importe quelle heure, avec des signes de richesse ostentatoires. Je ne pense pas non plus que ‘cela ne puisse arriver qu’aux autres’. Mais je me dis qu’en étant plutôt attentif et avec quelques précautions d’usage, on suscite moins l’envie et on limite les risques.
J’espère que l’avenir continuera de me donner raison.

San José, c’est moche ? Je n’en ai vu qu’une toute petite partie, mais je ne vous dirais pas que j’ai trouvé que San José est une jolie ville. Ce serait mentir. La pollution laisse ses traces sur la couleurs des bâtiments et les ‘beaux bâtiments’, selon mes critères parisiens, sont assez peu nombreux.

‘Il faut y rester quelques jours pour s’imprégner de l’ambiance’ ? C’est probable. Mais notre programme qui nous laissait 2 jours à San José, m’a satisfaite. Etant à la recherche de nature, de calme et attendant de voir les volcans depuis 2 semaines, j’ai hâte de prendre la route ! Mais je pense qu’il y a effectivement bien d’autres choses dont il est possible de profiter à San José.

En synthèse, pour moi, San José, c’est une grande ville, avec son lot de pollution, d’embouteillages, de personnes contraintes de mendier pour survivre, ses quelques musées intéressants, ses places où il fait bon se poser à l’ombre, sa vie animée en journée, ses marchés, ses petites boutiques de rue, ses animations culturelles. Une ville qui vit…

PLAYA SANTA TERESA (du 28/02/2016 au 01/03/2016)

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‘Dans un voyage, ce n’est pas la destination qui compte, mais toujours le chemin parcouru et les détours’.
Je trouve que cette citation s’applique parfaitement à mon voyage du jour.

Je pars pour la péninsule Nocoya. Je voulais aller à Montezuma, mais compte tenu du prix des hébergements et de mes problèmes de carte bancaire qui devraient durer encore quelques jours,  j’ai choisi d’aller à Playa Santa Teresa, un coin parfait pour le surf. Et comme je ne surfe pas, je n’aurais pas d’autre choix que de me reposer.

C’est parti !
Je prends un premier bus, à 6h00, pour aller jusqu’à Puntarenas. Le bus dépose ses passagers au terminus, à 9h00.
Comme le ferry de 9h00 vient probablement de partir, je me joins aux autres marcheurs pour parcourir les 2 km qui nous permettent de rejoindre l’embarcadère.
Après une attente d’environ 1h30, je finis par monter sur le bateau pour une traversée d’1h20.
Puis, je monte assez dans mon deuxième bus de la journee, qui me dépose… à un autre arrêt (ne me demandez pas lequel), un heure plus loin, où j’attends 1h30 pour monter dans un dernier bus. Au total, ce ne sont pas loin de 10h00 de trajet pour parcourir 150km.

J’espère être plus efficace pour mon retour vers San José dans quelques jours, parce que lorsque j’arrive, je suis épuisée. Et dire qu’à l’arrêt d’1h30, il y avait une femme avec un bébé de 15 jours, qui attendait patiemment, assise par terre, avec un autre fils un peu plus âgé.

Le hamac qui se balance lentement juste devant le dortoir dans lequel se trouve mon lit sera mon meilleur allié de mon arrivée jusqu’à mon départ.
Vraiment peu d’autres choses au programme. Lecture, petites promenades sur la plage, couchés de soleil magnifiques.

Et mes premières séances de yoga !
Bon, pas tout à fait premières,  parce que j’avais fait une tentative à Paris. Ça n’avait pas été très satisfaisant.
J’avais également eu l’occasion de tester des exercices plus centrés sur la respiration, dans un parc parisien, pas loin du travail… et là, c’était déjà plus concluant, mais la prof était excellente (elle se reconnaitra j’espère).

Bref, je me lance dans un premier cours de yoga, qui se déroule sur une terrasse de bois sur pilotis, sous l’oeil observateur d’un singe.
J’en ressors épuisée au bout de 2h20. Probablement par le yoga en lui-même,  mais aussi par la concentration que m’a demandée l’accent très prononcé du prof. Heureusement, j’ai pu m’inspirer de ce que faisait les autres participants.

Le lendemain, je me lance dans un deuxième cours. Cette fois-ci, le prof est une femme, à l’accent tellement clair que j’en oublis que c’est en anglais. Pas besoin d’ouvrir les yeux pour regarder ce que font les autres, tout se déroule tranquillement, sereinement, au son d’une musique douce. Et aujourd’hui, bien que le lieu soit le même que la veille, c’est sous l’oeil d’un écureuil éveillé que se déroule le cours.