ADELAIDE (le 04/01/2016 et le 07/01/2016)

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Je ne vais pas mentir, je n’ai pas vraiment visité Adélaïde.
J’ai fait un peu les boutiques, je suis allée dans un musée d’art aborigène qui donnait moins d’information que les galeries dans lesquelles j’avais pu rentrer jusque là, je suis allée me rafraîchir à la plage, j’ai flâne dans  le Central Market, j’ai cherché presque désespérément un guide sur la Nouvelle-Zélande (en complément de mon livre électronique) et j’ai surtout profité du Wi-Fi de l’auberge pour communiquer, répondre à quelques mails, mettre en place ce site et préparer un peu la suite de mon voyage.

Car ça y est, l’Australie, c’est déjà terminé pour moi. Je n’ai pas vu le temps passer.
Demain, je prends l’avion pour Auckland. J’ai réservé une première nuit à proximité de l’aéroport, car mon avion atterrit vers minuit, et une voiture m’attend (normalement) en ville le lendemain.

KANGAROO ISLAND (05/01/2016 – 06/01/2016)

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J’ai bien cru que je n’irais pas sur Kangaroo Island. Je n’arrivais pas à trouver de voitures disponibles sur l’île, ni de tours réservables sur internet dans des délais courts. J’ai bien failli baisser les bras.
Mais a mon arrivée à 6h00 du matin à Adélaïde, après une nuit de bus depuis Melbourne, j’ai foncé au seul guichet ouvert pour connaître leurs disponibilités. Il restait 2 places pour un tour de 2 jours qui partait le lendemain.
J’étais un peu réticente, suite à mon expérience à Fraser Island, mais je voulais tellement aller sur cette île que j’ai signé tout de suite.
Et j’ai bien fait.

D’abord parce que la guide multi-tâches était géniale. Ses explications étaient claires et elle semblait passionnée.
Ensuite, parce que le groupe (moins de 20 personnes) était très sympa.
Et surtout, parce que Kangaroo Island, c’est magnifique : lions de mers avec leurs bébés, koalas à l’état sauvage, formations géologiques, plages de sable blanc…
Bien que nous ayons vu beaucoup de choses, nous avons quand même eu un moment de temps que j’ai occupé à faire un peu de canoë et papoter.
Ah, j’allais oublier : j’ai également testé le sand boarding, en position ‘luge’. Une pente raide, de la wax et hop ! Ça glisse à une bonne vitesse.

MELBOURNE (du 30/12/2015 au 03/01/2016)

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Melbourne pour moi, c’est :
  • Du Street Art, qu’il s’agisse de peintures sur les murs, de statues diverses, de pyramides d’où sort de la musique… L’art est partout dans les rues de Melbourne,
  • Des resto : Nous profitons de notre cadeau de Noël avec JuMaNa au restaurant ‘Supernormal’. Nous l’avions repéré et ils nous a également été recommandé. Un repas aux notes asiatiques. Nous nous sommes régalés, notamment avec une sorte de canard laqué et un agneau un peu épicé.
Mais attention, pour avoir une place dans ce restaurant qui ne prend pas de réservation,  il a fallu que nous y soyons vers 17h45. Et nous avons bien fait de suivre le conseil que l’on nous avait donné, car en 30mn, la salle s’est remplie et la file d’attente a commencé à s’allonger,
  • La bibliothèque, avec climatisation (idéal quand il fait 40°C) et le Wi-Fi gratuit,
  • La famille de Débo (ou la cuisine de mes rêves),
  • Les feux d’artifice du nouvel an : celui pour les enfants, tiré à 21h30 et déjà très joli ; puis celui de minuit, tiré de tous les hauts immeubles de Melbourne en même temps
  • Saint Kilda et Luna Park,
  • Quelques jours de plus en famille.

 

TASMANIE (15/12/2015 – 30/12/2015)

 

J’avais hâte d’arriver en Tasmanie.

Et ça y est, j’y suis.

Une arrivée perturbée : la veille, j’avais réservé une voiture via un courtier sur internet, mais à mon arrivée, le loueur n’avait pas connaissance de ma réservation… et pas de wifi pour vérifier si j’avais reçu un mail du courtier qui m’indiquait un problème…
Après avoir demandé à chaque loueur s’il n’avait pas ma réservation  (il paraît que ce genre d’erreur de la part des courtiers arrive assez souvent – dixit les loueurs de voiture de l’aéroport d’Hobart), je me décide à louer une autre voiture* et à partir pour le Sud de l’île.

Une première semaine de nature et de bout du monde :
Nous sommes mardi et mon planning se résume pour le moment à : visiter le marché de Salamanca (à Hobart) samedi matin, passer les journées de dimanche et lundi sur Bruny Island et retrouver JuMaNa mardi matin à l’aéroport.
Et finalement, de jour en jour, de randonnée en randonnée, de camping en camping,  mon programme se dessine.

South National Park et Cockle creek

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Le Sud, parce qu’il ne fait pas partie de l’itinéraire que nous avons prévu de suivre avec JuMaNa la semaine prochaine.
A l’issue d’une journée passée à naviguer de point de vue en point de vue, puis d’une conduite éprouvante sur une longue route non bétonnée (comprenez des graviers, du sable et des trous partout), j’arrive à Cockle Creek. Une sorte d’anse dans la mer, un eau bleue (même si la luminosité du jour ne le laisse pas vraiment voir sur les photos), des oiseaux qui chantent partout, des emplacements individuels pour camper gratuitement (pas d’eau, pas d’électricité,  des toilettes sèches uniquement), je reste !
Enfin… je décide de rester après avoir vu le ranger, qui m’a assuré qu’il n’y avait aucun risque et qu’il viendrait voir si tout allait bien. Et je choisis non pas un emplacement individuel, mais un emplacement plus grand sur lequel une caravane est installée. Malgré tout, je me mets le plus loin possible.
Et je profite : j’ai une petite chambre bien équipée (ma tente), un placard pour ranger mes affaires et mes courses alimentaires (mon coffre de voiture), une cuisine extérieure  (la table en bois qui sert pour les pique-niques) et une maison sans mur a 360 degrés.
Je peux enfin récupérer de ma journée : une balade sur la plage et une bonne nuit de sommeil ! (réveillée tout de même à 3h30 par un wallaby venu renifler autour de ma tente)

Hartz National Park

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Et une randonnée, une : le Hartz Peak.
Je démarre un peu déçue par le sentier, équipé de planches de bois bien ordonnées (comme beaucoup de sentier en Australie). Puis au fur et à mesure le chemin devient pierreux, petites pierres au début, puis gros rochers à la fin.
Je croise des personnes à l’approche du sommet. Même si je suis un peu déçue de perdre le privilège de me retrouver seule sur le ‘peak’, cela tombe bien,  car elles repèrent les cairns que je n’ai pas vus – autrement dit, sans elles,  j’aurais dû faire demi-tour.
Je suis au sommet avec une vue a 360 degres, encore une fois, et je vois un magnifique lac, dans lequel j’irai tremper les pieds au retour.

Mount Field National Park

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Une arrivée en fin de journée,  une douche chaude, une rencontre avec un couple français / coréenne, un possum que j’attrape les pattes dans mon sac de nourriture, une bonne nuit de sommeil… et le lendemain matin, un bon thé chaud, grâce à l’eau bouillante que m’a proposé le couple rencontré la veille.
Ça n’a l’air de rien, mais quand on n’a pas de casserole, en camping, on ne fait pas chauffer d’eau. Et chacun sa drogue… moi, c’est mon thé du matin.

Je combine ensuite plusieurs randonnées,  mais je ne parcours qu’un bout de la dernière,  car le temps passe vite et j’ai prévu de prendre la route en fin de journée.
Toutefois, poussée par 2 dames rencontrées sur le parcours, je m’engage un peu plus loin que prévu pour approcher de 3 beaux lacs glaciaires que j’aperçois.
Le ‘détour’ en vaut la peine.
Ce soir, je replante ma tente au même endroit que le veille, mais j’ai profité de magnifiques paysages dans lesquels je me serais bien attardée un peu plus.
Et le matin suivant, je m’approvisionne en eau chaude auprès d’un couple d’allemands…

Tasman Peninsula

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Cette peninsule, comme beaucoup d’autres endroits en Australie, regorge d’Histoire. En particulier, il est possible de visiter l’ancien pénitencier de Port Arthur.
Je suis allée voir de près, mais je n’y suis pas entrée.
Pour cette fois, j’ai préféré les histoires. Celles de pirates. Car à l’Est de la péninsule, on peut voir la belle Pirates bay, qui me transporte directement dans l’univers d’un livre que j’ai lu il y a quelques mois : Tortuguera. Géographiquement, j’ai tout faux (Tortuguera est une île des Caraïbes), mais pour le paysage, c’est exactement ce que j’avais en tête en lisant le livre. Je peux facilement imaginer les pirates se regroupant dans cette baie.
Pas loin de là, on trouve des formations géologiques telles que la Devil’s kitchen. Ça continue de planter le décor.

Le diable de Tasmanie
Je voulais en voir un, absolument !
Et comme je n’étais pas sûre d’en croiser dans la nature, je suis allée dans un parc animalier dédié à leur cause.
J’ai bien vu quelques diables de Tasmanie, des oiseaux, des kangourous, des wallabies,… puis je suis partie. Les zoos ne sont définitivement pas un plaisir pour moi.

Et pour finir la journée, j’ai trouvé un petit bout de terrain privé (moins de 5€), sur lequel les propriétaires ont ajouté douches,  WC et cuisine ouverte. J’ai planté ma tente face à la mer et bu mon  premier verre de vin rouge australien offert par un couple d’allemands vivant vers Brisbane depuis 5 ans. Leur ressenti concernant la vie en Australie : un meilleur équilibre dans les priorités entre travail et loisir, au quotidien.

Le marché de Salamanca

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Des produits locaux,  que l’on peut tester, des fleurs, des stands de nourriture. Une étendue d’herbe qui permet de pique-niquer.
Une ambiance vacances. Très agréable.

Bruny Island

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C’est une petite île,  très belle, plutôt sauvage.
Mais nous sommes en plein coeur des vacances scolaires et il y a beaucoup de monde.De point de vue en point de vue, de balade en balade, pendant 2 jours, je croise les mêmes personnes, qui sont d’ailleurs souvent françaises. Même la serveuse du restaurant dans lequel je déjeune le 2ème jour est française et s’étonne de voir autant de monde et surtout autant de… français ce jour là.

Je profite quand même d’un arrêt à la fabrique de fromages de Bruny Island pour faire des provisions pour la semaine prochaine.

Au lieu des 2 nuits que j’avais envisagées de passer sur l’île,  je rejoins la Tasmanie le 2ème soir. Je loue un emplacement dans un camping où il y a le Wi-Fi.  Retour à la ‘civilisation’.

Une deuxième semaine en famille
Récupération de JuMaNa et  du campervan à l’aéroport.
De campings ‘sauvages’, où nous nous réveillons seuls au monde devant des étendues d’eau sur lesquelles se e reflètent le soleil, en campings avec douche chaude et cuisine, nous parcourons le nord de l’île,  pendant une semaine :

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  • Le Mont Wellington, qui surplombe Hobart et nous offre une vue dégagée sur la vallée,
  • Le Lac Saint Clair, autour duquel nous nous promenons,
  • Queenstown, pour notre ravitaillement pour Noël,
  • Les Cradle Mountain, où  nous passons Noël en compagnie d’un couple croisé la veille vers le lac Saint Clair, de 2 filles voyageant en vélo que nous avions approvisionnées en eau un peu plus tôt dans la journée et d’autres groupes de français. A notre menu : carpaccio de Saint-Jacques à l’huile de truffe,  un petit bout de foie gras, côtelettes d’agneau, haricots verts frais et tomates, crumble avec notre reste de fruits. Il ne manquait qu’un bon feu de bois dans la cheminée… ah bah non, nous l’avions aussi.
    La seule chose que nous n’avions pas, c’était un emplacement pour le
campervan, mais le parking a fait l’affaire.
Le lendemain, petite randonnée de 3h, avec Margot en leader et les Cradle  Mountain en décor,
  • Launceston,
  • Binalong Bay,
  • Frecyinet National parc, qui abrite la Wineglass Bay. Nous en profitons pour faire une nouvelle randonnée de 3h,
  • Nine Mile Beach, où  nous profitons de la matinée pour pêcher, se baigner, jouer a au freesbee, construire des châteaux de sable,
  • Et retour à Hobart, où nous faisons un passage express au MONA (Museum  of Old and New Art) – musée privé complètement ‘décalé’ – et où nous profitons du festival « Taste of Tasmania » pour goûter un nouveau vin et dîner. Le lendemain, après avoir déposé JuMaNa à l’aéroport,  je monte sur le bateau arrivé 2ème de la course annuelle Sydney-Hobart !!!
Je repars demain de Tasmanie. Déjà. Cette île est un voyage à part entière.
Mon seul regret aura été que le trek que j’avais initialement réservé à été annulé,  car il n’y avait pas assez d’inscrits. Mais cela m’a permis de profiter de tellement d’autres endroits que je n’aurais pas pu voir sinon…

*Louer une voiture en Australie, c’est conduire à gauche, volant à droite et la plupart du temps, une automatique. C’est déclencher les essui-glaces à la place du clignotant. C’est essayer de poser le coude gauche sur le rebord de la fenêtre et constater qu’il tombe plus bas sur l’accoudoir. C’est ‘serrer’ à gauche, trop à gauche, mais ne pas toucher le poteau. C’est ne pas vouloir conduire de nuit pour éviter de tuer un animal, mais conduire quand même de nuit. Mais malgré tout cela, louer une voiture en Australie, c’est tellement plus d’autonomie et finalement, ça devient vite naturel.

SYDNEY (09/12/2015 matin, puis 12/12/2015 après midi – 14/12/2015)

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Comme vous l’aurez compris, ma première impression de Sydney n’était pas très positive. Mais comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et que l’on ne peut pas se faire une opinion sans s’intéresser de plus près aux choses, j’ai persisté. Et après tout, Sydney est une grande ville, il y en a forcément pour tous les goûts.

J’ai donc flâné, sous le soleil (exactement…), dans les rues du centre de Sydney, 1/2 journée, avant de me rendre aux Blue Mountains. J’ai tourné selon mes envies, selon les bâtiments, les vitrines, les coins de rue qui attiraient mes yeux.
Et mon opinion à évoluée.
Je me suis assise dans Hyde Park pour observer une partie d’échec avec des pièces dont la hauteur arrivaient aux genoux. J’ai découvert l’église Sainte Marie, j’ai envié les heureux nageurs de la piscine municipale, ceux qui faisaient du sport dans les parcs, j’ai repéré les musées, parcouru le quartier chinois, décidé de ne pas monter dans la Sky tower (la vue est probablement superbe, mais le prix est insensé), profité de l’hymne écossais joué à la cornemuse, décidé de ne pas visiter le jardin japonais, decouvert Darling Harbor.
Bref, j’ai profité et apprécié le centre de Sydney.

Malgré tout, je me demande combien de temps y rester à mon retour des Blue Mountains. Il y a de quoi s’occuper, mais j’ai envie de rejoindre la Tasmanie au plus tôt. J’opte pour 2,5 jours.

En revenant à Sydney, je m’allège directement de mon sac et je me dirige tranquillement vers le jardin botanique.
Pourquoi ? Parce qu’il regorge d’espèces d’arbres et de fleurs différentes.
Mais aussi, parce qu’il se trouve à proximité de l’opéra et que ce soir, je profite de mon cadeau de Noël (en avance et offert par moi à moi même) : je vais voir le ballet  ‘Sleeping Beauty’* (La belle au bois dormant).
J’ai prévu les jumelles, pour mieux voir. Mais en fait,  la salle est bien plus petite que celle de l’opéra Bastille et je vois vraiment très bien de là où je suis placée.
Les entractes me permettent de discuter avec ma voisine, australienne toute jeune retraitée qui a l’habitude de voyager en France.

La suite de mon programme à Sydney :

  • Le musée du New Southwest Wales, dans lequel je peux voir, entre autre, une collection d’art aborigène. Je suis toujours aussi intriguée et je manque encore d’information sur le sujet. Je reste sur ma faim,
  • Pensant ensuite me rendre à une exposition gratuite, je rentre dans la ‘Public Library Of New South Wales’, THE bibliothèque. Je m’installe et profite du Wi-Fi dans une ambiance studieuse,
  • Je me ‘perds’ dans les rues aux alentours des quais et je tombe sur un petit marché de produits locaux. Sur le côté,  je repère un ‘café/restaurant’ où les gens semblent grignoter tout en ayant à leur disposition de quoi tricoter. De nature curieuse, je m’offre un instant dans ce café. Je demande même les pelotes de laine, pour la photo. Et non, je n’ai pas contribué à la magnifique collection de cache-théière star Wars,
  • Une journée à Manly Beach, entre balade et plage.

Et même si j’ai finalement apprécié Sydney, je suis contente d’en partir demain !

*’Sleeping Beauty’ : des costumes colorés,  de beaux décors, des fées tout en souplesse et pétillantes, une chorégraphie à la pointe (des pieds) – les danseuses ont vraiment passé beaucoup de temps sur leurs pointes, mais toujours avec le sourire – des rats accompagnant Carabosse (la méchante fée qui lance le sort à la princesse), longilignes qui semblaient s’envoler sur leurs sauts. Un très beau ballet, que je recommande aux grands et aux petits.

LES BLUE MOUNTAINS (09/12/2015 – 12/12/2015)

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Au réveil,  une seule envie : quitter Sydney.
Sur internet, je trouve un backpackers qui semble sympa, mignon, à taille humaine et super accessible financièrement. Il se trouve à Katoomba, au beau milieu des Blue Mountains.  Les critiques sont bonnes. Je réserve 3 nuits.
Je me soucis ensuite de savoir comment on y accède.  Et par chance, c’est facile : 2h de train, un train par heure, à un prix inférieur à 5AUD.

Avant de ‘prendre les rails’, je passe la matinée à arpenter le centre ville de Sydney sous un beau soleil et je me dis qu’après les Blue Mountains et une préparation psychologique de ‘retour à la ville’, je pourrais l’apprécier.

Mais pour le moment, direction la nature !

Côté hébergement et ambiance : les critiques ne mentaient pas, ce petit backpackers est charmant. Je le recommande vivement, à tout âge, pour qui recherche un endroit ‘cosy comme à la maison’. Il donne envie de s’y attarder.
C’est peut-être aussi dû aux quelques personnes déjà présentes :

  • Un français, kinésithérapeute et ‘trailer’, accompagné de sa soeur, dont les grands parents vivaient dans la même résidence que les miens… les coïncidences,
  • Un autre français, vivant en Ecosse, qui finit sa thèse sur la production d’oméga 3 à partir d’algues, plutôt que de poissons pêchés en pleine mer, pour nourrir des poissons d’élevage. Il est venu travailler avec un groupe de chercheurs qui cherche (et va trouver) à exploiter la même algue pour produire des bio-carburants,
  • Jasmine, une jeune suedoise, qui m’apprendra que pendant 24h j’ai vécu avec une heure de décalage par rapport au reste des occupants du New South Wales (région de Sydney) – à ce moment, je comprends pourquoi les boutiques qui devaient fermer à 19h ont fermé à 18h et pourquoi les travailleurs à Sydney déjeunent à 11h,
  • Jan, un hollandais qui passe ses derniers jours de vacances australiennes ici.

Tout ce petit monde cohabite, partage les espaces communs et surtout les bons plans rando.

Randonnée du premier jour :
Des marches, des marches et encore des marches.
Je démarre par une mise en jambes qui m’amène jusqu’aux Leura cascades.
Le long du chemin, accompagnée par le bruit des cascades, je m’arrête aux differents points de vue qui permettent d’observer le parc national. Magnifique, impressionnant par l’immensité de sa forêt.
Je poursuis par un aller-retour au point de vue sur les Gordon Falls, puis je termine la boucle des Leura cascades.
Je m’engage ensuite sur une autre boucle, bien plus longue, qui me permet de marcher au coeur de la forêt et de revenir par un chemin qui surplombe le parc national et m’offre, entre autre, un point de vue sur les Three Sisters.
Retour à l’auberge au bout de 7h de marche. Ça fait du bien !

Moment très fort de la journée :
Près d’une cascade, un bruit attire mon oreille. Il vient de quelques part dans la vallée d’arbres qui s’étend sous mes yeux. Mais d’où précisément ?
Je cherche, je cherche… Puis j’aperçois au loin un oiseau blanc, sur un arbre. C’est lui qui pousse ces cris !
Il prend son envol, se dirige vers moi… Ah non, vers la cascade, où il vient boire, à 2 mètres de moi.
C’est un perroquet.
Il repart, mais revient accompagné d’un autre perroquet, puis d’un autre, puis…
En l’espace de quelques secondes, une vingtaine de perroquets vole dans la vallée. Je me sens privilégiée de pouvoir observer ce spectacle, seule (je n’ai croisé personne à ce moment de la journée).
Après quelques minutes d’observation, les voyant moins farouches que moi, je reprends mon chemin.

Ce que j’ai pu voir sur cette randonnée :
Des chutes d’eau,
Des perroquets (les blancs à crête jaune, mais aussi des ‘rouge et bleu’),
Un serpent, que je n’ai pas eu le temps d’observer,
Des mouches,
D’autres oiseaux et animaux,
La forêt,
Un français avec qui j’ai fait un bout de chemin.

Remarque @JuMaNa : en voyant les cars de touristes, le téléphérique et la cage à fond de verre au point de vue sur les Three Sisters, j’ai compris votre avis. Les Blue Mountains, en tour organisé sur une journée, c’est à éviter. Il faut y prendre son temps, y randonner.

Randonnée du deuxième jour :
Je pars avec Jan pour les Wentworth Falls.
Nous prenons un bus depuis le centre ville de Katoomba. Il nous dépose à la Conservation Hut d’où nous démarrons la randonnée.
3 chemins s’offrent à nous : le Wentworth pass, le National pass et l’Overcliff track.
Nous partons sur le National pass. Encore un beau sentier, parfois creusé dans la falaise, qui relie plusieurs chutes d’eau. Theoriquement, et contrairement aux chutes de la veille, il est possible de s’y ‘baigner’. Il n’y a toutefois pas beaucoup de profondeur.
A l’autre bout du chemin, nous décidons de faire une boucle en revenant par l’Overcliff track. Nous pensions longer le haut de la falaise et avoir des points de vue sur la forêt, mais finalement, nous sommes plutôt sur un sentier boisé.
Quoi qu’il en soit, c’est encore une belle randonnée. Et accompagnée,  c’est sympa aussi, ça permet de pratiquer l’anglais et ça laisse suffisamment de temps pour discuter de voyages,  mais également d’autres sujets.

Moment fort de la journée : c’est quand, après une bonne rando, au moment où tu en as ‘plein les pattes’, après avoir eu bien chaud, tu te rends compte qu’il n’y a pas de bus qui passe par à l’endroit où tu es pour le retour et qu’il faut que tu marches presque 1,5 km sur la route en plein soleil, afin d’atteindre un autre arrêt auquel le bus s’arrêtera après plus de 30 minutes d’attente pendant lesquelles les mouches t’auront tenu compagnie

Ce que j’ai pu voir sur cette randonnée :
Des chutes d’eau,
Des oiseaux,
Des mouches,
La forêt,
Le même français que la veille.

* No 14 : 14 Lovel Street à Katoomba. Des dortoirs de 4, des chambres de 2, peut-être d’autres capacités,  mais je n’ai pas vu par moi même. Une belle cuisine où, encore une fois,  il y a tout ce qu’il faut. Une salle de vie avec un grand canapé d’angle,  table, magazines et informations sur la région ; une salle avec une ordinateur et un autre canapé ; une terrasse avec des sièges, une table pour manger dehors. Je recommande pour fuir la foule et se sentir comme à la maison.

ON THE ROAD AGAIN : HERVEY BAY – SYDNEY (08/12/2015)

Un trajet en bus jusqu’à Brisbane.

Un trajet en avion jusqu’à Sydney – avec un supplément pour mon sac de voyage.
Un retour en ville auquel je n’étais finalement pas prête.
Un dortoir de 4 dans un backpackers du centre ville.
Un fou rire (nerveux) quand l’un des gars de la chambre (un monsieur muscle qui boit des proteines en poudre) m’explique qu’il vient de… Sydney, mais qu’il s’est séparé de sa copine et qu’il ne voulait pas payer un hôtel.
Bref, une journée ‘sans’ : sans rien de particulier, mais sans problème non plus.

Et demain ? On verra quand il fera jour.

LADY ELLIOT ISLAND (07/12/2015) (ou ‘la journée où j’ai risqué ma vie en nageant avec une tortue’)

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YES ! YES !YES !
Allez savoir pourquoi  – le chapitre d’un guide de voyage, un avis sur un site internet ou un prospectus quelconque – je rêve de cette île.  C’est même essentiellement pour elle que je suis venue jusqu’à Hervey Bay.
Elle a en plus l’avantage d’être sur la grande barrière de corail, tout au sud.

Modes de déplacement de la journée :

  • Un taxi, pour aller jusqu’à l’aéroport,
  • La  voiture d’une allemande et sa soeur, rencontrées sur l’île, pour revenir au backpackers,
  • Un tout petit avion, comme je les aime,
  • Mes jambes,
  • Des palmes.
Organisation sur place :
  • Un accueil parfait pour connaître les installations utiles aux personnes qui sont là pour la journée,
  • Le prêt de chaussures pour marcher dans l’eau (certaines bestioles sont inamicales,  paraît-il),
  • Le prêt de palmes, masque et tuba,
  • Un déjeuner inclus,
  • Des activités optionnelles : la liberté est de mise, pas de tourisme de masse :
    • Un mini cours de snorkelling,
    • Une balade à pied autour de l’île,
    • Le ‘fish feeding’,
    • Une sortie en mer sur un bateau dont le fond est vitré, avec snorkelling possible.
Ma journée :
Cette île, c’est un petit paradis. Et ce ne sont ni les nombreux oiseaux, ni les tortues qui viennent y pondre, ni les milliers de poissons et de coraux qui me contrediront.
Forcément, me direz-vous, ils ne parlent pas.

J’en ai profité toute la journée.
Apres un tour de l’île  (il faut compter 45mn de marche), qui m’a permis d’observer la trace d’une tortue venue pondre, les oiseaux par centaines, d’entendre le bruit du corail mort sur la plage foulée par mes pas,… j’ai profité du mini cours de snorkelling et de la balade en bateau.
C’est à ce moment que j’ai risqué ma vie en nageant avec l’animal le plus dangereux du monde : la tortue (‘parce qu’elle tord et elle tue’ – ‘blague Carambar’ empruntée @Elodie).
Après le déjeuner,  le temps était compté. J’ai décidé de refaire du snorkelling, ce qui m’a permis d’apercevoir un gentil requin qui stagnait au fond de la mer.
Et je vous le dis, d’après mon expérience sur cette même journée : il y a moins à craindre d’un requin qui dort au fond de la mer que d’un petit poisson qui cherche à défendre son territoire lors de la séance de fish feeding (sa légère morsure m’a surprise).

Bilan de la journée :
Nager avec une tortue : check,
Voir la barrière de corail : check,
Voir une (petite) raie manta : check,
Voir un requin (pas blanc) : check,
Et tellement d’autres choses…
Lady Elliot Island était à la hauteur de ce que j’avais imaginé.

Ajouter à cela une soirée papotage en anglais au backpackers, et vous avez la combinaison pour une journée parfaite.

Ma prochaine étape ? Rdv à Sydney.
J’abandonne le ‘Centre Rouge‘. Le coût du billet d’avion + le coût du prestataire reviennent trop cher. Je préfère garder le budget pour louer une voiture en Tasmanie et me payer un opéra à Sydney. Je trouverai une autre manière de comprendre l’art aborigène.

1 DAY OFF À HERVEY BAY (06/12/2015)

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Mais pourquoi ?
Parce que Hervey Bay est une ville très animée avec plein de choses à voir ?
Parce que je me suis réveillée trop tard pour partir ?
Parce que. ..
Bon, d’accord, parce que j’ai pu réserver une place pour aller sur Lady Elliot Island pour demain.
Donc, je reste ici et je me détends.  Je ne pense pas à la suite,  mais juste au moment présent et je décide de ne faire que des activités gratuites, à l’exception de courses alimentaires :
  • Faire le tour du petit marché de vêtements qui a lieu le dimanche,
  • Faire une longue promenade sur la magnifique plage,
  • Me baigner,
  • Me poser sur la petite place près de la mer pour écouter des gens chanter,
  • Observer des chauve-souris,
  • Lire mon livre dans l’un des hamacs du backpackers* où  je loge,
  • Retourner me balader en ville pour voir le coucher du soleil sur la mer… ou pas, car je suis sur la côte Est…
La journée se termine par un barbecue improvisé.
On est une dizaine, des allemands,  des suisses, des anglais, des finlandais, une francaise qui s’occupe du ménage des chambres et parties communes en echange de l’hébergement, un australien : Adam, qui s’occupe de l’accueil, des réservations d’excursions, de taxi, de transfert, qui renseigne sur ce qu’il y a à voir en ville et qui gère super bien la cuisson au barbecue.
Cette soirée me permet de tenir jusqu’à… 22h avant d’aller me coucher. Une petite victoire sur le jetlag.

* Woolshed Aussie Backpackers : des dortoirs de capacités différentes (j’ai choisi une chambre de 3 filles), une salle principale – avec télé, baby-foot, fléchettes, cuisine avec tous les ustencils et la vaisselle necessaires, accessible en passant par le jardin équipé de tables, barbecue et de 3 hamacs. Un cadre très agréable.

FRASER ISLAND (04/12/2015 – 05/12/2015)

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Fraser Island avec le tour opérateur par lequel je suis passée, c’est :
  • 40 personnes dans un bus,
  • Un chauffeur qui parle en continu, avec un accent incompréhensible pour moi,
  • Une animation « à l’americaine » : un show millimétré permanent, dont chacun est la merveilleuse vedette ; des chansons qui arrivent au bon moment, comme « On the road again » au départ du deuxième jour, ou « Fly away » juste après le speach commercial du blond australien en tenue de commandant de bord qui fait la promotion du survol de l’île en avion,
  • Le trajet en bus 4×4 à fond, sur la plage ou sur les pistes et qui résonne au bruit des « waaahou » du chauffeur à chaque bond.

Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas ma tasse de thé.

Mais Fraser Island, c’est aussi :

  • De belles pistes dans la forêt, sur lesquelles on circule sous une haie d’arbres et qui me rappellent le chemin qui mène à Batejin (en plus large quand même),
  • Une plage d’une longueur infinie,
  • Le lac Mac Kenzie, avec ses eaux bleues magnifiques,
  • Une balade de 2km  entre forêt et dune de sable, qui débouche sur un autre lac magnifique,
  • Deux dingos, observés sur la plage,
  • Un bel océan déchaîné,
  • La Champagne pool,
En résumé, je retournerais bien sur Fraser Island, mais en m’organisant différemment : un petit 4×4, avec 3 autres personnes, une tente et de quoi cuisiner. Je profiterais des campings proches de la plage, en me méfiant des dingos, de la sérénité que l’on doit ressentir dès que les foules des tours opérateurs sont parties.
Parce que Fraser Island, c’est quand même magnifique.