BOGOTÁ (du 15/09/2016 au 18/09/2016)

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A l’origine, j’avais prévu de ne pas vraiment passer à Bogotá, si ce n’est pour prendre l’avion. J’avais prévu, pour une fois, d’écouter les gens qui me disaient que c’était dangereux ou qu’il n’y avait pas grand chose à voir. J’avais prévu de passer plus de temps, je ne sais où, ailleurs. Puis, j’ai ouvert mon guide de voyage, j’ai regardé un peu sur internet et j’ai décidé que je ne pouvais pas manquer la capitale colombienne.

J’arrive tôt, après une nuit correcte en bus, et je file à l’hôtel. Oui oui, une chambre individuelle, avec salle de bain rien que pour moi. Je suis en pleine transition vers mon futur proche.

Après un peu de repos, je rejoins Rik, un néerlandais rencontré lors du trek de la Ciudad Perdida, déjà recroisé à Carthagène. Au programme : un petit restaurant qu’il veut tenter *. Et pour moi, l’expérience est de taille : les olives que vous pouvez voir sur la photo sont en fait des fourmis de Santander. Pour certains, ce n’est rien, mais pour moi, c’est un retour en arrière de quelques années, ce jour où, au Japon, j’ai goûté des sauterelles. J’avais trouvé ça bon (elles étaient enrobées de sauce teryaky, il faut dire), mais j’avais eu beaucoup de mal à passer le cap. Eh bien là, c’est pareil. Alors que Rik mange la sienne directement, il me faut quelques minutes, passées sous les rires du serveur, avant d’arriver à la mettre dans la bouche. Et finalement, ça croustille et ce n’est pas mauvais. Mais je décline sa proposition de m’en apporter d’autres.

Pour la soirée, je profite du festival de jazz de Bogotá pour aller écouter un concert au Teatro Libre. Au programme : un français et son quartet (Samy Thiébault) et un colombien avec son orchestre (Jorge Fadul), qui fait raisonner les percussions. J’adore. Je ne suis pas une pro de la musique, et j’apprends donc qu’il existe du ‘latin jazz’ (@Christophe : pour une future discussion et explication de texte, @papa : je pense que tu vas adorer si tu écoutes).

Les jours suivants j’enchaîne les ‘attractions’ de la ville (et il y en a beaucoup d’autres) :

  • Le Musée Botero, qui présente de belles toiles de l’artiste, ainsi que quelques-unes de ses sculptures et expose également quelques oeuvres d’autres artistes (Picasso, Miro, Calder, …)

  • La visite de La Candelaria en vélo (3h30), avec au programme :
    • La place Bolivar, avec ses beaux bâtiments et ses nombreux pigeons,
    • La parcours de la carrera 7, sur sa partie piétonne,
    • L’ancienne arène pour les corridas et le planétarium avec toujours, en toile de fond, de hauts buildings,
    • Un peu de street art,
    • Et plusieurs arrêts dégustation :
      • Dans un marché, nous goûtons à certains fruits locaux : pitaya, fruit à la chair blanche parsemée de grains noirs au goût doux et sucré ; granadilla,  sorte de fruit de la passion peu acide et assez sucré (trop pour les puristes des fruits de la passion) ; lulo, au goût acide et que je n’avais jusqu’à présent goûté qu’en jus, additionné d’eau et de panela ; fruit de la passion très acide ; tomate de arbol ; physalis,
      • Aux abords d’un espace vert, noue testons un mélange de fruits dans une sorte de sirop,
      • Dans une arrière-boutique servant à la torréfaction du café, nous dégustation des grains de café avec des niveaux de torréfaction différents.

 

  • Le Cerro de Monserrate, gravi sous un beau soleil, dans un funiculaire vertigineux, l’accès à pied étant désormais interdit. De là-haut, la vue domine toute la ville de Bogotá. Pour les touristes, on y trouve un petit marché ‘d’artisanat’, et des échoppes de nourriture. Je rattrape une de mes nombreuses lacunes culinaires concernant les spécialités colombiennes : je m’offre un ‘oblea’, sorte de galettes croustillantes entre lesquelles se glisse une couche d’arequipe (confiture de lait) ou autre au choix,

 

  • Le Musée de l’or, qui présente les techniques de travail des métaux (création et restauration des objets), la place des objets en or dans les civilisations des différentes régions de la Colombie, la symbolique ‘surnaturelle et religieuse’ de ces objets… Tout simplement magnifique et intéressant. Malheureusement  la fatigue me gagne après 2h00 de lecture anglais / espagnol. Je pousse encore un peu, mais je ne fais que survoler une bonne partie du musée.

Je passe le reste de mon temps à profiter de l’ambiance des rues et notamment la carrera 7, en partie piétonne, avec ses animations : chanteurs, danseurs, personnes jouant aux échecs, dessins réalisés sur la sol à la craie, courses de cochons d’inde…
Non, pas d’escargots, pas de lévriers, mais bien de cochons d’inde. Bon, en fait, ce n’est pas une course, je réutilise bêtement les termes entendus plus tôt pendant mon voyage. Il faut situer la scène dans la rue, sur une distance de quelques mètres. A un bout, des bassines numérotées posées à l’envers sur le sol avec une petite ouverture, à l’autre bout, quelques cochons d’inde agglutinés les uns contre les autres. Le ‘maître du jeu’, micro à fond, incite les badauds à parier une pièce sur la bassine de leur choix. Une fois les paris suffisants, il sélectionne l’un des cochons d’inde, qu’il sort du rang. Celui-ci se dirige rapidement vers les bassines et va s’abriter sous l’une d’entre elles. Le gain est proportionnel à ce que la personne à parié sur la bassine. Même si, comme d’habitude, cela me fait mal au coeur pour ces petites bêtes, l’ambiance est joyeuse, festive, entraînante. Je n’ai pas craqué, l’argent est resté dans ma poche, mais il s’en est fallu de peu.
Et pour ceux qui se poseraient la question : je ne suis pas restée suffisamment longtemps pour établir un lien entre le cochons d’inde sélectionné et la bassine choisie par celui-ci.

*Restaurant Mini Mal : un peu difficile à trouver car il n’est pas très visible. Mais la qualité, l’originalité des plats et la gentillesse du serveur vallent les quelques détours que j’ai fait pour finalement mettre les pieds sous la table.

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