SUR LE LAC TITICACA (du 20/04/2016 au 22/04/2016)

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Je voulais aller voir a quoi ressemblait le lac Titicaca. Ce ‘lac d’altitude navigable le plus haut du monde’ (environ 3800 mètres d’altitude), partagé par le Pérou et la Bolivie.
J’ai longtemps hésité : passer côté bolivien ou rester côté péruvien ?
Comme j’ai encore beaucoup de coins du Pérou que j’aimerais découvrir,  je n’aurais pas le temps de profiter correctement de la Bolivie. Alors j’ai choisi : la Bolivie, ce sera pour une prochaine fois. Pour cette fois-ci, je reste au Pérou.
Je vais donc à Puno, ville sans grand intérêt, si ce n’est que c’est un point de départ pour les îles du lac et qu’accessoirement, elle permet de s’acclimater à l’altitude.

Ah oui, petite précision que je n’ai pas encore apportée, mais depuis le Canyon de Colca, j’ai découvert les infusions de coca, servies quasiment à chaque repas. Il paraît que ça aide à lutter contre le mal de l’altitude. Je ne saurais pas vous dire si j’en ai besoin, mais je ne m’en prive pas.
J’ai aussi des feuilles de coca, à machouiller. Elles m’ont été données par l’une des françaises croisées dans le Canyon de Colca. Je n’ai pas encore testé.

Jour 1
Puno,  donc… Beaucoup de boutiques vendant des vêtements en Alpaga, des restaurants à touristes, la ‘plaza del armas’, le lac, le marché artisanal, le marché central…
C’est d’ailleurs au marché central que je prends mon premier petit déjeuner à Puno. Il est environ 8h00 du matin et j’erre au milieu des stands du deuxième étage du marché, parmi les locaux venus prendre leur petit déjeuner, qui semble être,  majoritairement, une soupe avec des morceaux de pomme de terre et un bout de viande au choix (tête,  pied, …).
Je cherche désespérément les touristes, comme à chaque fois que je me sens un peu perdue, mais comme je n’en vois pas, je me lance, moi aussi, dans la dégustation d’une soupe matinale. Un peu difficile au début, car c’est un bouillon à base de mouton. Un peu fort pour démarrer la journée, mais finalement, je m’y fais bien.
Et c’est parfait, parce qu’ici, il fait plutôt frais.
Ça me permet de partir à l’assaut des rues de la ville. Et quand j’entends au loin une fanfare, je presse le pas pour voir ce dont il s’agit. Ce sont les enfants des différentes écoles de Puno qui défilent en tenue de sport pour rejoindre le stade de la ville où ils vont s’affronter à l’occasion des jeux scolaires de Puno. Des panneaux portés par les enfants précisent les sections sportives : football, ballon mano  (handball ?), volley-ball…

Pour l’après-midi, j’ai prévu une excursion à Sillustani, site funéraire pré-inca où il est possible de voir des ‘chullpas’. Les ‘chullpas’, ce sont des tombeaux en forme de tour, dans lesquelles étaient enterrés les morts, en position foetale pour faciliter le retour à la vie. Un guide est indispensable pour profiter pleinement de l’endroit. Et étant novice en termes de civilisations pré-incas et incas, j’apprends plein de choses,  notamment concernant certains symboles de ces cultures :

  • Le condor, oiseau sacré, messager des dieux,
  • Le puma, représentant le pouvoir et la force de la terre,
  • Le serpent, représentant le monde sous-terrain,
  • Le lézard, présent sur les tombes, symbole de réincarnation,
  • La Pachamama, la terre-mère,
  • Le soleil, célébré le 24 juin,
  • La lune.
Jour 2 et 3 : les îles péruviennes du lac Titicaca
Ce matin, j’embarque sur un bateau.
Direction les îles d’Uros, îles flottantes artificielles, construites et entretenues par les familles qui vivent dessus. Une famille, une île. Des tenues traditionnelles multi-épaisseurs très colorées et des pompons dans les cheveux qui permettent notamment de dissocier les femmes mariées  (pompons plus petits et plus sombres) des femmes non mariées  (pompons ‘voluptueux’ roses, bleus, oranges, jaunes,…). Une vie basée sur le tourisme : la vente de l’artisanat produit par les femmes de la famille, démonstration à l’appui ; l’école, une sorte de bateau en préfabriqué, où les enfants ‘apprennent les langues étrangères’ et comme le groupe est composé d’une majorité de francophones, nous avons droit, accompagnée de sa chorégraphie, à la chanson ‘Sur le pont d’Avignon…’ ; le bateau traditionnel, qui nous permet de rejoindre une autre île sur laquelle il est possible de faire tamponner son passeport, …
Ultra-touristique, scénariste,  mais un moment qui reste intéressant.

Oui, le détour, parce-que quand je suis montée sur le bateau, ce matin, j’imaginais que l’on filait directement vers l’île d’Amantani. Sur cette île,  nous sommes accueillis par les femmes des familles qui nous nourrissent et nous hébergent pour une nuit. Répartis par petits groupes de touristes, nous traversons le village pour rejoindre les maisons traditionnelles de nos hôtes.
Fait marquant : ces femmes sont occupées quasiment en permanence à tricoter ou filer la laine. Oui oui, même en marchant.
Apres un déjeuner copieux et un petit temps de repos, nous nous retrouvons entre touristes (et l’île n’en manque pas) dans l’après-midi pour une ascension jusqu’au temple de Pachatata.
La lumière de fin de journée est superbe.
Je me prête au ‘jeu’ et je fais 3 voeux en tournant autour du temple. Petite confusion toutefois avec la pierre qu’il faut disposer sur le temple. Avant les 3 tours ? Après les 3 tours ? En ayant fait les 3 tours la pierre dans les mains ?
Après avoir goûté une sorte de donuts locaux à base de citrouille que je trouve bien meilleurs que les donuts américains, les éclairs que l’on aperçoit au loin sonnent l’heure du retour.
‘Dîner en famille’, puis, c’est la fête : vêtus de tenues traditionnelles, nous rejoignons la salle communale pour danser tous ensemble au rythme d’une musique locale jouée par des musiciens du village.

Le lendemain matin, après un petit déjeuner copieux, nous remontons sur le bateau et filons vers l’île de Taquile. Ici, ce sont les hommes qui sont en charge du tricot et les tissages, aux points extrêmement fins, également réalisés par les femmes, sont classés au patrimoine culturel immateriel de l’humanité. C’est ce qui justifie les prix*.
La place principale du village que nous traversons permet de visiter la toute petite exposition de photos prises par les habitants de l’île lors d’une ‘experience’ il y a quelques années. Il paraît d’ailleurs que beaucoup de touristes ont été pris en photo à cette occasion, mais ils auraient acheté ces photos, ce qui expliquerait pourquoi il y en a si peu d’exposées. J’aime cette idée, parce que, bien que j’essaie un peu (voire beaucoup lors de ce séjour sur les îles), je ne suis jamais très à l’aise avec le fait de photographier des gens.
Une démonstration de tissage, de tricotage, de lavage (blanchissage) de la laine des moutons à partir d’une plante locale, un repas et hop, c’est l’heure de la sieste sur le bateau qui nous ramène déjà vers Puno.

* Pour être honnête, je n’ai, pour l’instant, pas retrouvé la même qualité de tissage et je regrette de ne pas avoir acheté la ceinture que j’aurais si bien vue sur une robe noire ou blanche. Maintenant, je vais être obligée d’apprendre à tisser…

2 réponses sur « SUR LE LAC TITICACA (du 20/04/2016 au 22/04/2016) »

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