EN ROUTE POUR LE NICARAGUA (le 26/03/2016)

Après 2 jours à me reposer à San José, semaine sainte oblige, me voilà dans un bus direction Peñas Blancas, ville costaricienne à la frontière du Nicaragua.
Installée à ma place, je peux lire les 2 phrases suivantes affichées à l’avant du bus : ‘Que Dieu bénisse les transports Duldo et moi-même’ et ‘Que Dieu bénisse mon chemin et mes passagers’.
Au moment du départ, l’homme assis à côté de moi se signe.
Je commence à me demander si j’ai bien fait de choisir le bus comme moyen de transport…
Mais, après 6h de trajet, nous arrivons bien entiers et sans incident à la frontière. Et là, ça se complique.

Entre le besoin de me faire aider et la crainte de me faire avoir, mon coeur balance. Je choisis la première option, et si la deuxième vient avec, tant pis…
Porte-monnaie et passeport sont mes précieux ‘outils’ pour ce changement de pays, une expérience à part entière pour moi.
Tout d’abord, je passe par un guichet extérieur pour payer la taxe de sortie du Costa Rica. 8$, bien que ce soit indiqué 7$ sur le ticket.
Puis, sur mon chemin vers la douane, je change un peu d’argent car je veux pouvoir payer mon prochain bus en cordobas, monnaie nicaraguéenne. Pas de bureau de change, mais des personnes qui m’aissaillent, liasse de billets en main : ‘camion ! cambio !’. Pas confiante du tout, mais dans le besoin, je change juste quelques dollars. Et je crois que j’ai bien fait de ne pas changer plus…
J’obtiens ensuite un premier coup de tampon sur mon passeport : j’ai le droit de sortir du Costa Rica.
De l’autre côté de la douane, je marche un peu à l’aveuglette, en essayant de suivre les gens dans la ‘rue’. Oui, dans la rue, parce que tout, ou presque, se passe en extérieur. Et d’ailleurs, il y a une table en bois, posée sur l’un des trottoirs. Elle sert à fouiller les sacs. J’interroge un douanier du regard. Il me fait signe de continuer mon chemin  sans contrôler mes bagages. Ouf ! Je n’ai rien à cacher, mais je n’avais pas envie de vider mon sac.
Je pensais être sortie du Costa Rica, mais il me reste encore un point de contrôle à passer.
Ça y est ! Je suis au Nicaragua ! Ah bah non, je n’ai pas encore passé la douane nicaraguéenne.
Je continue de suivre les autres touristes. Enfin, je continue d’essayer de les suivre, mais je n’en trouve pas. Ceci dit, j’arrive quand même au bâtiment qui abrite la douane nicaraguéennne.
Là, à un premier guichet, on me demande 1 dollar et on m’indique qu’il faudra ensuite que je donne 12 dollars au douanier.
Et enfin ! J’obtiens un autre coup de tampon sur mon passeport, qui, cette fois-ci, m’autorise à entrer au Nicaragua.
Je suis encore tellement perdue que la personne d’un n-ième  contrôle de sécurité est obligée d’arrêter son tapis roulant pour me faire comprendre qu’elle ne souhaite pas faire passer mon sac aux rayons X.

Bon, tout ça, c’est bien, je suis enfin au Nicaragua, mais maintenant, je fais comment pour trouver le bus qui m’amènera à Granada ?
Comme d’habitude, j’ai de la chance : une personne m’accompagne jusqu’au bus, m’indique où il faudra que je descende, s’occupe de charger mon sac, d’indiquer plusieurs fois au chauffeur de ne pas oublier de s’arrêter et de me dire de descendre, et reste même avec moi jusqu’au départ du bus, essayant désespérément de me trouver une place assise. Et contrairement à ma première expérience du bus en Australie, cette fois-ci, le chauffeur ne m’oublie pas.

Assise sur un banc sur le bord de la route, j’attends un autre bus. Viendra, ne viendra pas ? Me verra, ne me verra pas ? S’arrêtera, ne s’arrêtera pas ?
Pas le temps de savoir, une sorte de taxi pirate me propose de m’emmener jusqu’à Granada pour un montant convenu. Bien plus cher que le bus de ligne, mais au moins, j’arrête de me poser ces questions. Et j’arrive à bon port, avec le luxe de me faire déposer devant l’auberge de jeunesse.

Finalement, ce n’était pas si compliqué !
Il ne me reste plus qu’à prendre une bonne douche, me reposer un peu et planifier les activités que je souhaite faire dans le coin, grâce aux personnes de l’auberge dans laquelle j’ai posé mon sac…

2 réponses sur « EN ROUTE POUR LE NICARAGUA (le 26/03/2016) »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s