MONTEVERDE – SANTA ELENA (le 26/02/2016 et le 27/02/2016)

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Et un bus de plus. A 6h30 du matin. Ce n’est pas que les distances soient longues, ni que je veuille prendre le premier bus pour arriver les plus tôt possible. C’est qu’il n’y a pas nécessairement d’autre horaire disponible. C’est que le réseau routier n’est pas toujours en bon état et qu’il faut parcourir quelques bonnes distances sur des pistes caillouteuses, à vitesse réduite. C’est aussi que le bus s’arrête à la demande des usagers locaux, qui n’hésitent pas à faire faire 50 mètres au bus plutôt que de descendre avec l’usager précédent. Ce pourrait également être que le chauffeur s’arrête à la demande des usagers plus occasionnels que sont les touristes, mais nous manquons de point de repère, alors nous nous retrouvons tous aux terminaux de bus.
Bref, le tout cumulé fait que les bus mettent un certain temps pour parcourir de petites distances.
Cela pourrait paraître rébarbatif pour les parisiens stressés (que je suis habituellement, mais pas en ce moment), mais c’est parfois le quotidien des travailleurs ici. Alors, comme moi, je n’ai pas d’horaires, je ne me plains pas. J’observe les gens, les paysages et je plonge dans mon livre.

Aujourd’hui, c’est direction Monteverde. Ou plus précisément la petite ville de Santa Elena, à quelques kilomètres de Monteverde, un peu plus vivante et disposant d’un supermarché. Parce qu’on n’en parle pas de ça, mais il,  faut quand même que je me nourrisse.
Dès mon arrivée,  j’ai un coup de coeur pour cet endroit. Tout d’abord, et aussi bizarre que cela puisse paraitre, parce qu’une pluie fine m’accueille, accompagnée d’un grand soleil et de vent. Mon corps revit !
Ensuite, parce que pour moi, il y règne comme une ambiance ‘village de montagne’ et j’aime ça.

Mes pieds retrouvent mes chaussures de rando pour crapahuter un peu dans la boue à la recherche du ‘ficus tree’ à l’intérieur duquel, paraît-il, il est possible de grimper. Je l’ai presque loupé, mais grâce à 2 filles, également un  peu perdues, et surtout à un chien qui les a accompagnées depuis le village, nous trouvons l’arbre, le chien en tête.
A première vue, il ne me paraît pas très large et je me demande comment entrer dedans. Mais finalement, c’est faisable et pour les plus téméraires, il y a la possibilité de grimper très haut. Moi, j’apprends encore à maîtriser mon vertige, alors je reste à une hauteur raisonnable. Mais promis, demain, j’essaie de me dépasser encore plus.

Justement, demain arrive. Et j’ai une journée hyper chargée.
Tout d’abord et avant 7h00, je vais acheter mon billet de bus pour le jour suivant. Puis, à 7h00, petit déjeuner,  pour pouvoir attraper le bus de 7h30 qui m’amène à la forêt nuageuse de Monteverde.
J’ai 3h pour en profiter. Après un début hésitant et décevant, la tête dans les nuages, sans apercevoir d’animal, le soleil se lève. C’est aussi à ce moment que j’ai la chance de voir un quetzal, oiseau emblématique du Costa-Rica, aux couleurs magnifiques et à la queue immense. Et pour une fois, je n’ai pas eu à aller dans un parc animalier !
Avec le soleil et l’humidité encore ambiante, les animaux sortent un peu plus et j’ai l’occasion de voir d’autres oiseaux (petits et tout rouges notamment) et des coatis. Je suis finalement ravie.
Mais si j’avais l’occasion de reparcourir ce parc, je n’hésiterais pas à prendre un guide. Je suis certaine que je verrais bien plus de faunes et que j’apprécierais les spécificités de la flore.
Mais il est déjà 11h00 et je ne dois pas louper le bus qui me ramène à Santa Elena. Le suivant est à 14h00 et ça ne colle pas avec mon agenda du jour.
J’ai un petit temps de repos dans ma journée. Mais 13h30 arrivent vite et un shuttle passe me chercher, pour aller… faire un parcours de tyroliennes.
J’ai longtemps hésité : je n’ai pas le vertige lorsque je suis suspendue à la tyrolienne, mais si les plates-formes de départs et d’arrivée sont hautes, cela peut être compliqué. Puis je suis un peu limitée côté budget pour quelques jours encore (toujours mes problèmes de carte bancaire). Mais s’il y a un endroit pour pratiquer cette activité, c’est bien ici. Alors, j’ai craqué.
Baudrier et harnais en place, je suis le flot de gens venus également pour glisser le long des 14 tyroliennes du parcours, d’une longueur de 40 à 750 mètres, pour une distance totale de 3,2 km.
La première, c’est vraiment pour s’échauffer.  On en vient vite à celle très longue, à parcourir à 2 ou celle encore plus longue, à parcourir seule. Vient enfin le tant redouté ‘Tarzan swing’, qui consiste à se lancer d’une plate-forme comme pendu à une liane. J’avais prévu de ne pas le faire, et je ne l’ai pas fait. Rien que de voir les autres s’élancer plus ou moins aidés et d’entendre leurs cris, j’ai ma dose d’émotion. Mais on arrive déjà à la tyrolienne surnommée ‘superman’,  qui doit son nom au fait que l’on s’y élance à plat-ventre, et le parcours se termine après une dernière petite tyrolienne qui passe dans un tunnel.
Au delà de l’amusement, ce parcours offre des vues magnifiques, et parfois à perte de vue, sur la forêt, et la longueur des tyroliennes permet réellement de profiter de ces vues. Je recommande vivement.
A 18h00, je suis de retour à l’auberge de jeunesse et prête à débriefer avec un couple de français qui est allé au même endroit un peu plus tôt dans la journée.
Plus de soucis d’horaire pour aujourd’hui. Je peux me détendre.

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