EN ROUTE VERS LES GLACIERS (du 26/01/2016 au 28/01/2016)

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2 allemandes rencontrées sur l’Abel Tasman Coast Track et également retrouvées à l’auberge de Punakaiki, Max (l’auto-stoppeur allemand) et moi prenons la route vers Hokitika où nous avons décidé de passer l’après-midi et la nuit.
Bon, qu’on se le dise, certaines fois, je fais des choix qui ne sont pas judicieux. Et clairement, Hokitika en fait partie.
Pourquoi ?
Parce qu’à l’exception des nombreuses boutiques de bijoux en jade, il n’y a pas grand chose à y faire.
Alors je me suis laissée tenter par le centre de conservation des Kiwis. A l’image des diables de Tasmanie,  je voulais voir des Kiwis (pas les fruits, les oiseaux) et comme je n’en voyais pas en pleine nature, j’ai flanché… Et devinez… je suis arrivée à l’heure des repas des kiwis.
2 malheureuses bestioles avec un grand bec fin qui normalement cherchent leur nourriture en sondant le ‘sous-sol’, en train de manger, je ne sais quoi, dans des écuelles.
Il faut parfois faire la même erreur plusieurs fois pour apprendre.
Promis, je recommencerai. Dans un autre pays, avec un autre animal difficile à observer en pleine nature. Je sais bien que je ne résisterai pas.
J’ai quand même passé de bons moments à Hokitika, à observer sa belle plage de sable noir, les premières statues en bois installées pour l’exposition du lendemain, à discuter… avec des allemands.
Parce qu’un allemand qui dit à des allemands qu’une auberge est sympa, ça donne des allemands qui disent à d’autres allemands que cette même auberge est sympa. Le résultat, c’est une auberge à 95% remplie d’allemands. Ça marche aussi avec les français,  c’est juste que ce soir là, j’étais dans un repère d’allemands.
D’ailleurs, je me suis rendue compte que je me souvenais de plus de mots que je ne pensais. Je devrais pouvoir demander des pommes de terre, avant de ‘traiter’ le vendeur d’âne et de prétendre que je dors par exemple.

Je reprends ma route le lendemain matin pour me diriger vers les glaciers : le très touristique Franz Josef et son voisin, plus petit, Fox.
Mais j’ai repéré un endroit sur la route pour me dégourdir les jambes : Okarito.
C’est partie pour un petite balade. 20mn, 1h30 ou 3h30, j’ai le choix. J’hésite car la météo est à la pluie, mais à 20mn du parking, devant le panneau d’orientation, j’opte pour la plus longue au nom évocateur : Okarito Lagoon.
Ma première sensation : que c’est bruyant ! J’avais envie de calme, de me retrouver seule avec la nature.
Mais pourtant, je suis seule ! Ce sont les cigales locales qui, malgré la pluie, s’en donnent à coeur joie. Vous n’imaginez pas le bruit qu’elles font et mon passage ne les arrête pas. Ceci dit, c’est le genre de bruit auquel on s’habitue vite.
La balade est, comme toujours, superbe. Le lagon est un peu différent de ce que j’imaginais, mais il faut dire qu’avec la météo que l’on a depuis quelques jours,  c’est normal : l’eau devient plutôt marron avec la pluie et le manque de luminosité du jour n’aide pas.
Au retour, je fais un petit détour par l’autre balade. Elle offre une vue d’ensemble sur la baie.
Avant de reprendre la route, je m’arrête dans un café, car je cherche une explication concernant les toiles blanches qui entourent certaines extrémités de plantes. Alors autant poser la question à quelqu’un du coin.
La réponse : ce sont des araignées qui forment ces cocons, comme des pouponnières. La journée, elles restent a proximité mais ne sont pas visibles, alors qu’elles sortent le soir pour s’occuper de ces cocons, dans lequels les oeufs sont couvés.
Passage éclair par la ville de Franz Josef Glacier, où je fais un petit ravitaillement. Puis direction le glacier du même nom. Il est déjà plus de 18h00, il pleut. L’atmosphère est mystique : des masses nuageuses sont accrochées par endroit sur le relief ou flottent sur l’eau. Je pourrais observer la rivière pendant des heures.
Je n’ai pas le courage de me lancer dans la petite balade qui amène à un meilleur point de vue sur le glacier que celle du parking, qui me satisfait pour aujourd’hui.
Je fais quand même la rencontre des kéas, ces perroquets qui s’attaquent traditionnellement aux joints en caoutchouc des voitures. Je n’arrive pas à les photographier en train de voler, mais le dessous de leurs ailes est d’un rouge intense.

Ce soir, je plante ma tente à Fox Glacier, sous la pluie.
Je n’avais pas envie de partager un dortoir, alors je me débrouille pour éponger l’intérieur avant de gonfler mon matelas. Et au moment de me coucher, je ne regrette pas. Ce petit espace pour moi toute seule et ce bruit d’eau qui ruisselle sur la toile. Parfait pour une bonne nuit.

Au matin, ranger une tente trempée m’amuse moins. Tout atterrit directement dans l’habitacle de la voiture pour sécher. Et moi, je file au DOC (vous connaissez maintenant : le Departement Of Conservation), pour réserver une nuit au refuge ‘Welcome Hut’ du Copland Track, une randonnée sur 2 jours que je compte démarrer demain, si la météo le permet.
Je suis ensuite les recommandations du ranger, qui après avoir regardé les nuages me dit ‘ça va empirer’.
Je vais donc d’abord faire le tour du lac Matheson, tant qu’il y a encore un peu de visibilité. Les reflets y sont d’une netteté surprenante (un lac pour Narcisse). Quel dommage que les Alpes du Sud soient couvertes de nuages, j’aurais vraiment aimé voir se refléter les sommets enneigés.
Puis, je me dirige, sous la pluie, vers le glacier. Une bonne veste imperméable, et c’est parti pour la balade. Les paysages sont grandioses. D’immenses falaises, d’où tombent des chutes d’eau vertigineuses, un cour d’eau au débit impressionnant et au fond, encaissé entre 2 montagnes, le glacier, à la fois majestueux avec ses couleurs bleutées, et tellement réduit, si l’on en croit les indications qui précisent où il se trouvait il y a environ 200 ans ou une personne que je rencontre à l’auberge de jeunesse le soir et qui m’explique qu’elle voit la différence avec ses précédentes vacances ici il y a juste 2 ans.

J’ai fait le choix de ne pas marcher sur les glaciers néo-zélandais, car comme tous les glaciers, ils réduisent considérablement et même si je ne sais pas précisément quel est l’impact d’une balade en crampons pour le glacier, j’imagine que ça n’aide pas.
Mais pour être honnête,  je n’ai pas toujours réfléchis comme ça et peut-être que si je n’avais pas déjà essayé en Argentine il y a quelques années,  je me serais laissée tenter…

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